Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:47


  Brassens avait cent fois raison lorsqu'il nous mit en garde dans sa fameuse chanson: "gare au dauphin hin hin hinhin".


  En effet, cette oblongue créature des eaux jouit d'une réputation qui, au regard de ce dont elle est coupable dans la réalité, ne se comprend que par la peur qu'elle inspire en fait à l'homme. C'est pourquoi, au risque de me froisser avec Poséidon, je vais tenter de rétablir un semblant de vérité zoologique, si ce n'est pour nous qui avons tellement subit la propagande pro-delphiniste, au moins pour nos enfants à venir.


  Il y a trente-deux espèces de delphinidae et cinq de platanistidae (que sont les dauphins d'eau douce). Trente-sept terribles prédateurs, dont le moins sous estimé est sans doute l'orque épaulard, effrayante ogive des profondeurs marines, fuselée comme un engin de mort, et qui dépasse fréquemment les soixante kilomètres par heure en état d'ivresse océane. Alors bien sûr, au premier coup d'oeil, avec sa bonne trogne de panda des marineland, on lui trouve un air bien sympathique. Je règlerai ailleurs son compte au panda qui, croyez-moi, est une belle charogne lui aussi. Mais revenons à la cruauté de l'orque; une simple lecture de ce paragraphe wikipédia achèvera de vous convaincre:


"Les orques sont opportunistes. Lorsqu’elles croisent une baleine et son petit, elles peuvent se mettre en chasse. Leur technique consiste à tenter de séparer la mère du petit en passant au-dessus d’eux, et en essayant de se mettre entre eux. La plupart du temps c’est l’orque dominante, la plus grosse, qui s’intercale entre le baleineau et sa mère. À leur tour, les autres orques dirigent le bébé dans les profondeurs pour le noyer. La baleine abandonne parfois son petit s’il est trop épuisé par la défense face à leurs prédateurs. Les orques ne mangent que la langue et la mâchoire inférieure des baleines."


  "Les orques ne mangent que la langue et la mâchoire inférieure des baleines."


  On en reste sans voix, et le coeur lourd après ça. Certains massacres historiques de notre race à nous passeraient presque pour des jeux d'enfants querelleurs.


  Mais me direz-vous, qui prenez la défense de ce diable par atavisme, il s'agit là d'un véritable monstre, qui survécut au mégalodon, le cinéma nous a informé de sa dangerosité dans "Orca" par exemple. Ses petits cousins sont bien plus avenants, ils jouent avec nos autistes, ils nous jètent du "galack" au quatre heure... Propagande encore que ceci!


  Si les dauphins ont bel et bien un néo-cortex, tout comme nous et les autres mammifères supérieurs, ils s'en servent principalement pour faire le mal. Très peu s'adonnent à la peinture à l'eau, et s'ils chantent, c'est le plus souvent en mangeant, et donc pour tuer. Je ne mens pas. Ces animaux baisent et tuent pour le plaisir, et pas par nécessité, c'est prouvé. Ils transpirent le vice et la barbarie, bien que ce soit une image, car ils ne transpirent pas vraiment.


  La plupart des exploits accomplis par les dauphins sont pure légende, comme l'histoire d'Arion chez les Grecs. Lafontaine glissa dans sa fable un bel exemple de sauvagerie de ces psychopathes: dans le singe et le dauphin, ce dernier, secourant des naufragés, pris sur son dos un singe -car il le prenait pour un homme- mais le magot se trahit bien vite. Ni une ni deux, le dauphin noie le resquilleur et s'en va pour la gloriole sauver d'autres passagers. Je me réjouis au passage de ce que Doré n'attacha que peu d'importance à la représentation du saint bernard assassin: il lui colla une vraie tête de chien!


  Mais ce n'est pas tout: la femelle est une mauvaise mère, elle n'hésite pas à confier sa progéniture à d'autres femelles aux moeurs plus ou moins dissolues pour aller chasser tranquille. Et je passe sur les infanticides, dont les cadavres ne sont ensuite même pas surgelés.


  Alors je me console en crachant sur la mémoire de l'espèce d'eau douce du Yangzi Jiang, disparue depuis 2006 ou 2008. Ou bien en me préparant des bons sashimi au coeur de dauphin, c'est délicieux, il faut essayer. Quoique la bouillie ou la gelée ne soit pas mal non plus.


  Mais la palme si j'ose dire, revient aux armées Russes et Américaines, qui dressèrent ces sanguinaires cétacés à piquer les plongeurs ennemis, ou bien carrément à se faire exploser sous la coque des navires grace à un dispositif de bombe placée sur leur corps. Hélas, la guerre froide s'est interrompue trop tôt et cet usage est tombé en désuétude.


  C'est pourquoi, après ce réquisitoire en règle, et absolument impartial, chers lecteurs je vous en conjure, si vous croisez un dauphin, changez de trottoir, on ne sait jamais.

Partager cet article

Repost 0
Published by ignatius - dans rerum natura
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Digitus-Impudicus / le blog d'Ignatius
  • Digitus-Impudicus / le blog d'Ignatius
  • : Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
  • Contact

AU MENU

- Roman :    A la Connaissance de tous, Mordred le Mort-Né

 

- Nouvelles :    Table des matières

 

- Sélection de poésies :   Faites-en ce que vous pouvez

 

- Poésie (Toutes) :    Ce qu'il ne faut pas dire

 

-  Articles humoristiques : A voir en Archives, ou en liste complète d'articles

 

- Cohues : Webzine gratuit de nouvelles et poésies

Recherche

Ce qu'il ne faut pas dire

 

Taisons-le.

 

D'émaux d'où

 

Pot pourrissant et Belles Choses

 

A crever la Fortune

 

Cinq doigts itinérants

 

Sous la pluie, les mauvais sentiments

 

Image sourde

 

Des versets, des averses

 

Pizzicato sur les ligaments

 

Poèmes éhontés

 

Le mal ceint

 

Malheurs Classiques et bonheurs renouvelables

 

Motus et doigts décousus

 

Les raisons de ma colère

 

A garder pour soi

 

Regardons-la tomber en silence

 

Reflux de silence

 

A voix basse

 

Aveux impossibles et deux sonnets

 

Organes à étaler

 

Gardons-le pour nous

 

Poisson moisi

 

Cause organique du Mystère

 

Cinq points de suture

 

Mots qui ne trouvent pas l'oreille

 

Face à l'abreuvoir de lumière fade

 

Chemin de l'Affreux Paradis

 

Devant l'ombre de la Perfection

 

Sous peine d'en avoir

 

Joie sans cause

 

Montagne et décadence

 

Six pièces en forme d'échecs

 

Trois fois rien

 

Un sonnet, un hommage et une merde

 

Crépuscule et feedback

 

Deux raisons de vivre

 

Tous comptes rendus

 

Papa et maman ont baisé (sans raison apparente)

 

Manifeste foutatif suivi de trois documentaires

 

Triple effort de guerre

 

A penser à part soi

 

Coming out

 

Apocalypse

 

Hécatombe de regards sous la lune invisible

 

Humains, trop humains

 

Paroles dominicales

 

Renaissance quotidienne

 

Une vie de merde

 

Interrogatoire des âmes

 

Trinité d'une finalité

 

Luttes intestines

 

Effroi lancinant du bien-être

 

Elégance

 

Aller-retour

 

Aveux spontanés

 

Balade immobile dans Babylone

 

Epure

 

Des vies seconde

 

Bluette cuisante

 

CyberLove

 

Réponse à Houellebecq, et à d'autres

 

Les phrases

 

Eau de vie

 

Rupture

 

Ex perfecto nihil fit

 

De petites histoires

 

Eternité

 

Mais la lune...

 

Dépouille

 

Sonnets fantaisistes

 

Deux poèmes métaphysiques

 

Souvenir du présent

 

Grave Bêtise

 

Scénettes ferrovières

 

Oreille cherche musique

 

Simple comme une rivière (triplement sonné)

 

Miroir maritime

 

Concert sans fin

 

Je suis Madame Bovary

 

Buvez-moi (6 intros et 7 sonnets)

 

Vous

 

L'étoile des toilettes

 

Retour de boîte

 

Hommages

 

Le diable, le ciel et les hommes

 

Beauté des échecs

 

La nuit n'en a jamais fini

 

Un matin, une journée, une nuit, une vie, enveloppés d'une malédiction

 

Chansonnette, plus un machin

 

Des minutes, des myriades

 

Voyez ce violon

 

Après

 

1

 

Découverte des astres

 

Cent matins

 

Dissertation

 

L'émoi c'est toi

 

Demi-poème

 

Supplique

 

Tarentelle d'Avignon

 

La belle hécatombe (miroir maritime II)

 

La bande du Big Bang

 

Duende

 

Strange fruit

 

Soumission

 

Nos agapes

 

Tentative de cosmogonie

 

Lourd et léger

 

Hija de punta

 

Ca va, ça va, ça va aller

 

Love letter

 

Looking fort he next rain

 

Partition poétique pour Gnossienne n°1

 

Home sweet home

 

Sonnet sépulture (mignonne)

 

El murmullo silencioso

 

Tentative de Tristesse

 

Las huellas sutiles

 

Partition poétique pour Gnossienne n°4

 

365 jours à regarder des photos

 

Toujours les mêmes...

 

Hommage à I.D

 

Etude n° 827

 

Inquitétude contemporaine sans Dieu

 

L'éphémère

 

Ainsi soit-il

 

Quelques minutes de bonheur

 

Hyperalgie de l'âme

 

window on your world

 

Je suis un constructeur de voitures

 

La marche pathétique

 

Derniers vers

 

Post-apocalypse

 

Saints-Sacrements

 

Particules

 

Combat perpétuel...

 

Une belle journée

 

Goutte dans l'océan

 

Passé, présent, futur...

 

Nous

 

Scène de 18h00

 

Long temps

 

PIOU PIOU

 

Dans la poussière

 

Aucun

 

La victoire ou la mort!

 

En un combat douteux

 

Vagabondage mélancolique

 

Hygiène de la solitude

 

Méthode pour un optimisme réaliste

 

Pile et face

 

Roulez, jeunesses

 

Bilan

 

La belle au béton dormant

 

Vision

 

Tout est parfait...

 

Comme toujours, comme souvent

 

Les amants de Maldoror

 

Zeus révélé

 

Face aux abysses

 

Dilution nocturne

 

...

 

Jadis, j'ai essayé

 

Douleur du retour

 

Echec

 

Prose du mécréant

 

Eros et thanatos?

 

Au-dedans

 

Rencontre solitaire

 

Ad libitum

 

en tous cas

 

Un soir entre potes

 

Romance

 

A hurler dans la foule

 

Je crains de tout détruire dans un accès de lucidité

 

Il le fallait

 

De l'inconvénient de se réveiller

 

Le jour est monté

 

Décalage vers le froid

 

Quarantaine

 

Au-dehors, en-dedans

 

Le mal des aurores

 

Western

 

Ici et là-bas

 

Considérations peu utiles

 

Papillote amère

 

Tragédie avec fin heureuse envisageable

 

Les consolantes

 

Nocturne Eden

 

Parenthèse

 

Iles

 

Je ne sais plus rien

 

Bêtise

 

Arrose l'orage

 

Idéal

 

Eternel retour

 

Circuit fermé

 

Nuit de bitume

 

Et tu l'as injuriée?

 


Jeuxplus

jeux