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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:40


  Il y existe des journées internationales pour à peu-près tout ce qui se peut concevoir dans un cerveau humain.

  Pour preuve et comme je vous avais initialement promis un peu de poésie, en voici une, à la manière de Dada, de l'Oulipo ou de Fluxus (chez Fluxus, la lecture d'une notice de médicament peut avoir sa portée poétique.) faite et improvisée grâce à un choix non exhaustif de ce que les journées internationales proposent de célèbrer:

Montagne, l'aviation civile peuple palestinien télévision diabétiques
gentillesse de l'écrivain africain
psoriasis du lavage des mains, de la normalisation des animaux , de la musique, des langues
suicide des gauchers, de l'Océan, de l'infirmière
Journée internationale sans diète, de la serviette, de la danse, des Roms, de la blague.
Du sommeil de la poésie et de la trisomie 21 (le meme jour)
du conte et de la brutalité policière;
journée des zones humides et des femmes, donc.


(inutile d'applaudire, c'est l'Onu qui a tout fait).

  Revenons à aujourd'hui et voyons quelle perfidie de l'Histoire nous enjoint ce jour de célèbrer, plus encore que d'ordinaire, la femme.

  Le 8 mars 1921, Lénine, usé par les intrigues du pouvoir et affaibli par la syphilis, sent poindre à l'horizon le terme de son existence déjà bien remplie. Il souhaiterait un peu de tranquillité. On le comprend. La balle encore logée dans son cou le fait terriblement souffrir, il s'en montre moins inflexible. Et c'est ainsi qu'il capitule face aux assauts répétés de sa
femme, la belle Nadejda Kroupskaïa.

  Celle-ci profite de sa faiblesse pour lui faire accepter l'idée d'une journée d'hommage patriotique rendu aux femmes, inspirée probablement d'une initiative identique au Danemark. Lénine est amoindri, il ne se déplace plus qu'en fauteuil, et ne veut risquer se fâcher avec sa Nadejda, dont les gâteries prodiguées sont les seuls plaisirs qui justifient encore ses souffrances quotidiennes. Il acquièsce d'un geste de la main, car nous l'avons vu, la balle qu'il a de logée dans le cou lui interdit d'opiner du chef.

  Ce qui se passa immédiatement à la suite ne regarde personne. Même un dirigeant communiste a droit à son intimité posthume. Lenine mourut deux ans après, et je le précise parce que c'est historique: sans avoir jamais voté Arlette Laguiller.

  Comme il l'avait sans aucun doute prédit, la journée internationale de la femme s'abattit sur le monde et s'y répandit au final bien mieux que le spectre du communisme. Car si le communisme promet à l'homme de quoi remplir sa gamelle, c'est tout de même sa femme qui la fait bouillir.

  Parallèlement à un mouvement initié en Norvège, les femmes Américaines puis Européennes obtiennent de pouvoir voter comme leur mari.

  Les Français, peu pérméables aux idées qu'ils n'ont pas eues, attendront 1945 pour accepter que les Françaises votâssent, et 1982 pour dédier un jour de l'année aux femmes, comme on le fait pour la leucodystrophie ou le tabagisme.

  Mais alors me direz-vous si je vous laissais faire, pourquoi une seule journée? autant que nous le sussions, car sachions est vraiment trop moche, la femme est l'égale de l'homme! La journée de la femme, c'est mesquin, pourquoi un seul jour et pas un mois entier? Ou six? Mais tout simplement parce qu'il suffit de passer une journée entière avec sa femme pour se convaincre que c'est bien assez.

  De nos jours encore beaucoup de progrès restent à faire, comme au sujet de l'égalité salariale. Il y a peu cette utopie faisait sourire les plus optimistes. Bientôt, louée soit la crise, les hommes et les femmes de France pourront s'enorgueillir de travailler pour un salaire identique à celui d'une Chinoise.

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Published by ignatius - dans Actualité
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commentaires

iris 03/06/2010 14:09


Et voilà. En France 'on' reste prisonnier du genre... Tsss Women's day: journée deS femmeS


ignatius 04/06/2010 23:35



antipatriote!



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