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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 13:54

 

 

      Ce matin-là dans la cour de récré, je sais pas pourquoi mais quand Damien débarque, tout le monde se masse autour de lui.

 

      Je savais bien qu'il était aimé, populaire, quand bien même c'était le premier de la classe, mais là je comprenais pas pourquoi tous les autres gosses lui faisaient cet accueil de star. C'est vrai qu'il était plutôt sympa Damien, pas trop bêcheur, pas l'intello qui se fait caillasser, juste il était bon à l'école, bien dans ses baskets, et même assez gentil. Alors on lui pardonnait d'être meilleur que nous dans presque toutes les matières. Mais ça expliquait pas pourquoi toute la classe semblait attendre son arrivée comme celle d'Albator descendu de l'Arcadia, son superbe vaisseau spatial.

 

      Moi je rêvais pas d'être populaire mais je voulais pas prendre le risque d'être détesté, alors être le premier de la classe, je m'en gardais bien. Je voulais juste qu'on me fiche la paix, qu'on me laisse avec mes deux seules passions : la console Nintendo et les filles. Je pouvais pas être comme les autres gosses mâles de cette fin de décennie. Pour eux y avait que le sport et faire chier les filles. Le sport fatigue, énerve, fait gueuler, rend transpirant et c'est un truc de mecs : les filles sont à l'autre bout de la cour de récréation. La seule fille qui joue des fois au ballon c'est la plus laide de l'école. Les autres filles sont belles, bien habillées, sentent bon, ont de jolis cheveux qui sont parfois comme des soleils qui ondulent sous mes yeux. Vraiment, y a pas photo. Dès l'âge de quatre ans j'étais amoureux. Je sais pas pourquoi, mais ça me pinçait les tripes, ça me faisait sourire, ça me rendait heureux d'être avec une jolie petite blonde, de lui tenir la main, de lui raconter ce que j'avais vu la veille à la télé, de savoir ce qu'elle avait mangé le midi, de connaître sa chambre, de m'asseoir à côté d'elle en classe, de penser à elle quand je rentrais chez moi. J'avais bien sûr pas conscience de sensibilité ou de machins comme ça ; juste leur voix était douce, leur contact apaisant, je voyais des trucs dans leurs yeux, des trucs que j'expliquais pas, mais où il était pas question de savoir qui avait mis le plus beau but dans le match OM-PSG, ou si j'étais capable de courir plus vite qu'untel après le repas de la cantoche. En fait ça ressemblait un peu à de la magie quand les activités entre garçons (hormis jouer à la console) paraissaient franchement vulgaires, mornes, stupides, rageuses. Avec les filles, y avait pas de combat et même les mensonges étaient beaux, gratuits, on mentait juste pour être plus proches : c'était des mensonges pour embellir le moment, pas pour se montrer plus forts. On mentait en disant qu'on aimait les mêmes trucs, qu'on pensait les mêmes choses, et souvent on découvrait ces choses-là à cette occasion, parce qu'en vérité on en avait jamais entendu parler auparavant. Et ces filles étaient toujours blondes, sûrement que c'était rapport à ce soleil que j'aimais voir flamboyer autour de leur petite trogne.

 

      Bref, donc, j'étais probablement en train de faire croire à ma dulcinée que ma mère avait préparé un repas identique à celui que sa mère à elle avait concocté, à mentir pour le bien de notre bonheur commun quand, ce matin-là, Damien est arrivé comme Albator.

 

      Et Damien rayonnait, se laissait contempler, d'un air tout à fait normal, comme si c'était pas surprenant du tout cette agitation autour de sa personne. On nous avait parlé du Roi de France quelques jours plus tôt, Roi qui se levait au milieu de la cour et que cette cour-là elle était aux anges, elle se mettait à genoux, elle lui disait combien il était beau et que le Roi, habitué à tout ça, avançait tranquille vers son déjeuner comme si de rien n'était. Et bien Damien, c'était le Roi, et y tenait super bien son rôle, y se prêtait au jeu. Vraiment, c'était si bizarre !

 

      Je suis pas allé voir direct ce qu'y se passait. Par fierté, j'ai attendu dix heures pour comprendre, pour m'informer. J'ai fait mon enquête en douce. En laissant traîner mes oreilles et mes yeux.

 

      Premier indice : ça parlait pas beaucoup et ça le regardait. Plus précisément, ça regardait en bas. Ça regardait plutôt ses jambes. Et quand on s'est mis en rang deux par deux pour rentrer en classe, je me suis débrouillé avec Audrey (mon petit soleil blond) pour qu'on soit derrière lui. Là, on a entendu des commentaires énigmatiques du genre « Ouais, elles sont trop classes ! ».

 

      Mais moi je voyais rien de spécial, et Petit Soleil non plus. Ensuite, on était en cours, et j'ai remisé ça dans un coin de ma tête. Oui ça me turlupinait, mais le profil d'Audrey, c'était autre chose quand même !

 

      Deuxième indice vraiment étrange : Damien était un vrai garçon, avec toutes les caractéristiques du garçon, pas comme moi quoi. C'était un sportif. Mais à la récré, il est resté en retrait des jeux de ballon, il commentait, il faisait l'arbitre alors que d'habitude c'était un des premiers à s'illustrer en dribbles et frappes plus ou moins réussies. Mais là, non. Et malgré ça il restait populaire, les autres garçons venaient lui parler dès que possible : il était pas tenu à l'écart, il s'était retiré de l'action tout en restant dans le groupe. Et même qu'il semblait encore très important, respecté et fortement considéré alors que tous ceux qui comme moi ou comme les gros ne voulaient ou ne pouvaient pas jouer devenaient des enfants de seconde zone. C'était bizarroïde, mais j'étais à des kilomètres d'imaginer le bouleversement qui était en train de se produire, et c'était pas un petit bouleversement de cour de récré, non, aujourd'hui je sais que c'était un véritable fait de société.

 

      Alors, moi, la fiotte (ben oui, un garçon qui aime les filles est un pédé quand on a huit ou neuf ans), j'ai délaissé mon Petit Soleil et je suis allé voir par moi-même. L'air de rien. Je risquais pas de demander et de passer pour un con. J'ai approché un de mes camarades qui se tenait près de Damien, un de ceux avec qui je m'entendais pas mal, pour lui demander s'il avait vu le terrible film d'horreur hier soir, à minuit. Il l'avait vu. Il avait vu la femme se faire déboyauter, le sang gicler partout, entendu les cris à foutre la chair de poule, etc etc. Y avait pas eu de film d'horreur la veille, ou en tout cas, si jamais y en avait eu un, aucun parent normal n'aurait laissé son gosse debout après minuit pour voir un film comme ça. Mais c'était le genre de mensonges qu'on sortait histoire de montrer qu'on était des hommes et que nos parents le savaient bien, qu'ils nous traitaient comme tels. Bref, du coup j'étais dans le petit périmètre autour de Damien, et j'allais comprendre.

 

     « Et tu le sens vraiment quand tu marches ?

 

      – Ah ouais, carrément.

 

      – Ça rebondit ?

 

      – Tu sens l'air. »

 

      Putain, ça devenait chiant de rien capter à ce mystère.

 

      « Tu m'fais voir les semelles steup' ? »

 

      Et là Damien lève une jambe, plie le genou, tourne sa cheville et montre la semelle de sa chaussure.

 

      « Tu verras rien qu'il fait, c'est dedans la semelle les coussins d'air. »

 

      C'était juste ça. Plus je comprenais et moins je comprenais. Des baskets. Juste de nouvelles baskets. Des « Nike Air ». L'autre il avait de nouvelles pompes et c'était une star, y en avait plus que pour lui, alors que jusque là, on en avait rien à fiche des vêtements, c'était même plutôt un truc de filles, et un des trucs de filles qui me touchaient pas trop. Mais là, c'était pas pareil et je savais pas pourquoi.

 

      Je m'étais bien monté le bourrichon, et j'étais maintenant sacrément déçu de découvrir le fin mot de l'histoire. J'étais déçu, mais je pressentais un truc. En même temps, il aurait fallu être aveugle pour pas voir que c'était spécial. Y a des choses qu'on ressent quand on est gosse, mais qu'on peut même pas formaliser en pensée, s'expliquer à soi-même, parce qu'intellectuellement, méthodiquement, on est pas équipé pour. Mais on y est sensible. Et là c'était le cas. En fait, ces petites chaussures – qu'on appelait des baskets alors que c'était plutôt des tennis – avaient modifié pour toujours le monde occidental, depuis les gamins jusqu'aux adultes, même si ça allait prendre quelques années avant d'être vraiment palpable pour tout le monde. On pouvait désormais devenir un héros juste grâce à ses chaussures. Devenir une figure. Ça c'était presque le bon côté. Le revers de la médaille, bien plus pernicieux, c'est qu'on allait bientôt devenir un loser, un pauvre, un moins que rien si on savait pas se démarquer, ou au contraire se « marquer » avec une marque. Et d'ailleurs ça n'avait pas manqué : quelques semaines plus tard un autre gosse viendrait cueillir les lauriers de la gloire avec des « Adidas Torsion » aux pieds.

 

      Aujourd'hui je vois cet épisode comme un véritable basculement dans le monde des marques, du paraître, de l'injonction sociétale d'être « in » comme ça peut l'être de nos jours avec le dernier « iPhone ». C'est la naissance d' « American Psycho », comme ça que l'industrie marketing a pris le pouvoir, et cette pute s'est exercée d'abord sur les gosses, les proies les plus faciles, celles qui sont en recherche d'identité, de reconnaissance facile, de popularité. Le ver dans le fruit. Bien sûr, vous pourrez m'objecter que c'était déjà le cas chez les adultes avec, par exemple, les voitures. C'est vrai. Je sais pas si le fait de corrompre les gosses est le parachèvement de leur emprise sur le monde ou si c'est le point de départ. J'en sais rien. Toujours est-il que ce sont les gamins qui font la mode, qui montrent la voie, aujourd'hui on le voit bien : les marques s'en prennent en premier lieu aux ados, et la société suit derrière eux. Avant les Nike Air de Damien on était au paradis, innocents, purs, on jouait aux billes, on mettait n'importe quelles fringues pourvu qu'elles ne nous fassent pas passer pour des clodos, c'était notre seule exigence. Maintenant les gamins jouent aux Pokemon, veulent des jogging Adidas comme l'équipe de France, et s'ils ne peuvent pas jouer ce jeu-là, ce sont des parias, des clodos, on les regarde même pas, on leur parle pas. Ils sont quantité négligeable ou deviennent des têtes de Turcs.

 

      Ce phénomène était un rouleau-compresseur. Impossible d'en réchapper, à moins d'avoir une personnalité aérienne, d'être anormal et d'en avoir rien à foutre. C'était malheureusement pas mon cas.

 

      Alors je suis soudain devenu très con moi aussi. J'ai fait une paracha à mon père pour qu'il m'achète des Reebok Pump. Et il me les a offertes, et c'est comme si j'avais mis les pieds dans la merde.

 

      D'ailleurs, avec mes Reebok Pump aux pieds, je me suis battu avec le gars des Adidas Torsion, au sujet d'Audrey, mon Petit Soleil. Elle est venue s'interposer entre nous deux. Enragé que j'étais, je lui ai filé un coup à l'estomac pour qu'elle se pousse et que je règle son compte à ce freluquet en Adidas Torsion. J'ai frappé mon Petit Soleil.

 

      La maîtresse nous a séparés lui et moi. Puis elle nous séparés elle et moi. Je n'étais désormais plus assis à côté de mon Petit Soleil. On n'a plus jamais marché main dans la main, on n'a plus jamais menti en racontant qu'on avait mangé la même chose à midi. On s'est quasiment plus jamais parlés. Pourtant, elle et moi savions que c'était une force extérieure qui avait détruit notre idylle. Je le sais. Elle ne me regardait pas avec haine, non. Juste avec beaucoup de déception dans les yeux. Et c'était encore pire pour moi. Cette force extérieure qui était venue ruiner notre amour, c'était la bêtise, la bêtise arrivée d'Amérique, cette bêtise qui allait s'imposer à tout le monde, à tous les gosses, et régner pour des décennies. Et le plus con, c'est que j'aimais toujours pas le sport.

 

 


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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

Langda 22/10/2012 08:38

Quand même, je ne pense pas que ce soit la fin de l'enfance ; mais c'est bien un basculement : quand les marques n'ont plus eu aucun scrupule à abuser de l'innocence des enfants, et y ont même
trouvé une de leurs principales sources de revenus. Aucune idée de quand ça s'est produit, ça a peut-être toujours existé ? Mais tu soulèves quelque chose de grave...

ignatius 23/10/2012 12:31



Voui, j'y vais un peu fort, c'est emphatique, c'est vrai, mais il y a de ça. Moi non plus, comme je le dis dans la nouvelle, je sais pas quand ça s'est produit, je n'analyse que ce qui s'est
passé dans ma petite école lyonnaise fin des années 80. Et, oui, je trouve ça assez grave en effet, triste même, c'est un peu le début du clonage, là qu'on nous a vendu l'individualité plastique,
artificielle, c'est même plutôt monstrueux...



mu 18/10/2012 11:57

très belle histoire...et très réaliste ! je me souviens aussi des attroupements autour de ces mecs.

ignatius 18/10/2012 12:12



Merci ! "réaliste", j'espère bien, sinon je me suis totalement planté : c'est quasiment que du souvenir, le souvenir d'un basculement, je sais pas si c'est même pas précisément la mort de
l'enfance que je raconte là... ça fait vieux con tu me diras.



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