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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:48


                  Le Mal grandit


  "Enculéééééééééés!!! ENCULEEEEEEEES! Tu m'auras pas!! Tu m'auras pas!! Mais tu es le Démon, putain, le Démon!! Tu m'auras pas, BATAAAAAAAAARD!!"

  Ma voisine.

  "AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!! FILS DE PUuuuUUuuuUTE!!!!!!!!!!!"

  En crise. Tonitruante. Un peu gênant au début, mais je vous jure, on s'habitue. On s'habitue à tout, nous, humains. A part au côté touchant, pathétique et effrayant de ses visions, enfin moi, j'ai du mal. Apparemment les autres voisins, ça va.

  "Aaaaaaaaaah... Aaaaaaaaaah...Aaaaaaaaaah... Aiiiiiiiiiiie".

  Un temps.

  "Aiiiiiiiiiiie..."

  Trois mois qu'elle habitait quelque part dans ma rue. Où exactement? Je savais pas. J'avais bien ma petite idée, à force de passer ma tête et mes oreilles à la fenêtre pour étudier d'où venaient les hurlements, plaintes, imprécations, râles de douleur, insultes. Y avait bien un appartement presque en face du mien, avec un petit plan d'herbe devant la vitre, qui me semblait être là où tout se déroulait, mais pas vraiment de certitude, ça restait un petit mystère.

  Les premiers temps, je faisais pas trop gaffe, je percevais des éclats de voix, comme un couple qui se déchire:

  "Fils de pute!! Tu crois que je vais te laisser faire? (...) Lâche-moi! Mais lâche-moi, putain! Laisse-moi tranquille!"

  Et puis des pleurs.

  Bon. Jamais de casse. Des cris, un peu, mais surtout des gueulantes. Pas de coups, pas de corps qui tombe, ou de bris de rien. Les couples c'est la merde, j'aime pas m'en mêler. Comme tout le monde dans ces cas-là, je faisais comme si de rien. En plus, on entendait qu'elle, jamais lui, alors au fond, c'était peut-être lui le mec battu, ou harcelé, maltraité, dur de se faire une opinion. Laisser pisser.

  A force d'avoir à faire à une voix unique, j'en suis venu à la conclusion que ma voisine devait se prendre le bec avec un ex au téléphone, ou que son mec était loin, donc que ça me regardait encore moins.

  Et puis petit à petit le théâtre a changé de forme, les récriminations devenaient plus courtes, moins argumentées, ça faisait moins scène de vie. Ca s'était mué en insultes, juste des insultes, mais à s'arracher les muqueuses de la gorge.

  "ORDUUUUUUUUURE!!! PEDE!!! PEEEEEDEEEEE!!! ENCUUUULEEE!!!"

  Souvent c'était très rythmique:

  "ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!"

  Je pensais à un syndrome Tourette. Cette pathologie où les gens éructent des flots de jurons ou d'onomatopées sans aucun contrôle.

  "ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!ENCULE!!!!"

  Surtout, la fréquence allait croissante. Le volume aussi.

  Mais il a fallu que je revoie mon diagnostic le jour où cette déclaration frémissante a traversé la rue:

  "Putain mais MERDE! Même quand je suis cool j'ai des réactions intérieures!"

  Schizophrénie. Là on est entré en plein Lautréamont, ou Dante, ou Blake. Ma voisine était une psychotique, avec tous les symptômes afférents: paranoïa, hallucinations, idées délirantes.

  "Me regarde pas comme ça! Nazi! Espèce de naAAAAaaaaazi!!! Ah tu fais le fier!! Tout le monde ne t'appartient pas!!! Putain mais y'a rien de bon en toi! Rien! Tu te crois le maître du monde?!! t'es plus humain! Y'a plus rien d'humain en toi! t'es qu'une merde! une merde, t'entends! tu es le Mal! Enculééééé! Tout le monde t'appartient pas!!!"

  Avant et après, en préambule et en prologue, c'était des gémissements à tirer des larmes à un ciel sans nuage:

  "Aaaaaaaaaaah... Aiiiiiiiiiiiiie..."

  Moi franchement, la musique bien fort ça me gênait même pas pour écrire, ni pour me branler (si, pour ça, un peu en fait) et même, je lui piquais des semonces pour les foutre dans mes poèmes; sans le côté humain de la chose, je pourrais presque dire que j'aimais bien. Mais je craignais un matin de la trouver sous forme de tarte tatin sur le bitume, juste en bas de chez moi, et là, j'avais pas du tout envie de vivre avec ça. Alors, égoïstement, j'ai appelé les instances municipales. Je connaissais pas trop les procédures, alors j'ai fait à l'instinct, au petit bonheur la chance.

  L'hôpital m'a envoyé chier. Faut contacter les pompiers, c'est à eux de gérer ça. Ah. Les pompiers, bien plus gentils, m'expliquent que, ben, tant qu'elle fout pas le feu chez elle, y peuvent rien faire, à part aller lui vendre un calendrier, à Noël. Ok. Faut voir les flics. Allo la police? Ne quittez pas... "Oui, on comprend bien, c'est un acte civique d'accord, c'est pas pour vous plaindre, mais non, si elle attaque personne, on peut rien faire". En fait j'aurais dû dire qu'elle m'empêchait de me branler tranquille, là ils auraient peut-être daigné bouger leur cul. Trouble à l'ordre public c'est plus grave que trouble psychique profond. Ok. Faut en parler aux urgences psy, eux, c'est leur boulot. Bien. J'appelle. J'expose le cas.

  "Qui êtes-vous pour cette dame?

  "Son voisin.

  "On peut rien faire.

  "Il faut être le frère ou l'oncle d'une personne en détresse et habiter la même rue pour lui venir en aide? Ca limite les situations quand même...

  "Ca fait combien de temps que selon vous cette personne est en souffrance?

  "Depuis des mois, c'est allé en s'amplifiant."

  Là, je me suis carrément fait engueuler. Et pourquoi je m'en occupe que maintenant? Quelle est ma raison? C'est quand même louche! et qui je suis pour oser faire un diagnostic d'épisode psychotique!

  Et merde. Allez tous vous faire bouffer par ses démons, ses monstres nazis, ses démangeaisons internes, les hydres qui peuplent sa tête et sa maison, et quand je la retrouverai en lasagne sur le trottoir, je vous enverrai des petits bouts de sa cervelle sous film plastique. Ca fera pas jurisprudence mais je vous emmerde.

  Elle, elle subissait de plus en plus les assauts de ses abominations mentales, à toute heure, de plus en plus hallucinée, de plus en plus fatiguée, de plus en plus geignarde, de plus en plus au bord du gouffre, avec ses atrocités véreuses (elle hurlait souvent qu'elles l'assaillaient du
dedans) et toutes puissantes qui l'appâtaient vers le fond du ravin en agitant un ongle décharné.

  Moi aussi ça me rongeait.

  Et qu'est-ce que je pouvais faire? Sonner aux portes et demander: "C'est vous la tarée aux nazis chatouilleurs?"

  Ca me semblait pas très efficace.

  Alors je cherchais des conseils n'importe où. J'en parlais à droite et à gauche. Je faisais le récit de son tourment à des gens, comme ça, en quête de la bonne idée que j'avais pas eue. Au serveur du RADAR, à des cons, à des moins cons, à des types bourrés, à des types sobres, à des conquêtes, à des non conquêtes...

  Un soir un gars vient me trouver devant le RADAR; je fumais une clope. Jamais vu ce type avant.

  "C'est toi le voisin de Marine?"

  "Hein?

  "Marine, la fille qui gueule un peu des fois, t'es son voisin?

  "Heu, oui.

  "Je voudrai savoir quelles sont tes intentions avec elle.

  "Mes intentions?"

  J'aimais pas trop son ton, à lui, ni sa façon de me fixer dans les yeux. Pas clair ce gars.

  "J'ai aucune intention, et si j'en avais, j'aurais pas à les expliquer à un inconnu. Cette fille souffre, c'est ma voisine, point.

  "Ouais, ben je te demande ça parce que des voisins lui ont déjà fait du mal à Marine, et moi je l'aime Marine, je l'aime comme un dingue, et je veux pas qu'on lui fasse du mal, ok?"

  Une dingue aimée par un con qui l'aime comme un dingue. Bien partie leur histoire. Mais comment il avait pu apprendre que j'habitais dans la même rue? Enigme. Enigme à la con, mais énigme.

  "Ok."

  Je suis retourné dans le RADAR. J'ai oublié ce débile, mais évidemment pas le calvaire de mon inconnue.

  Les jours ont passé. Tantôt avec des crises, tantôt sans, avec intermittence.

  En me pointant au RADAR, moins d'une semaine après l'entrevue avec la lumière amourachée, le patron me questionne, l'air très sérieux malgré ses yeux flottant dans le pastis:

  "Ben, dis-moi, c'est vrai que t'as fait interner ta voisine?"

  (QUOI?????)

  (En effet, ça faisait un petit moment que ma rue était calme)

  A une table je vois le Roméo dégénéré de l'autre fois. Ok! Je comprends: le zélé Casanova prix Nobel d'enquête judiciaire était venu me pourrir ici-même, au RADAR, mon second logis.

  On s'explique dehors. Enfin, je lui explique. J'ai jamais dénoncé "Marine" -que je connais même pas- au syndic, ni même à la police, ni rien, j'ai appelé en effet pour lui venir en aide, mais tout le monde m'a envoyé chier.

  "Mais Marine est pas schizophrène! Elle a juste des coups de déprime, elle a besoin d'être entourée, d'être aimée! Et moi je l'aime, je veux vivre avec elle!

  "Comme tu veux. Je l'ai dénoncée à personne ta Marine."

  Bon, il est désolé, il va vérifier. Il se casse.

  En tous cas, il me fait de la peine lui aussi. Jamais j'ai vu un perdu pareil, il est perdu comme un débris dans le cosmos, comme un nougat dans une boîte de petits fours.

  Et ça reprend la guignolade! Le lendemain le paumé rapplique encore, accompagné cette fois-ci par un jeune zonard.

  "On sait que c'est toi, ça peut être personne d'autre."

  C'était l'autre inspecteur qui affirmait ça. Moins bête que le premier, mais givré: au premier coup d'oeil on sentait que lui aussi il vivait en collocation dans sa tronche.

  "Quelqu'un t'a vu aller chez les flics le matin où Marine a été emmenée!"

  Bâtard de mythomane. J'aurais dû les allonger tous les deux. Mais le premier inspirait la pitié, tout penaud, tout paumé, tout crétin, tout naze. C'est son pote qu'il fallait étriper, seuls à seuls, à l'écart. Lui et son chapeau écossais, ses airs de terreur des relais pour clodo et son pseudo
accouché depuis sa cervelle avortée: Danz, ou Zanz ou je sais pas quoi.

  Je leur ai hurlé dessus, et ils sont partis, en disant encore qu'ils vérifieraient!

  J'ai continué à aller au RADAR, normal, la conscience tranquille. Des mois plus tard j'ai recroisé le loveur obstiné. Il s'est excusé. Il m'a dit que Marine avait réintégré son appart' deux jours plus tôt. Qu'elle allait mieux.

  J'avais pas remarqué. De toutes façons, je connaissais même pas sa gueule à "Marine", alors... Mais le fait est, si elle hurlait plus, depuis ce jour-là, au bas de ma rue ça gueulait fréquemment:

  "Marine!! Marine!! Ouvre, c'est moi!! Marine, ouvre!!"

  C'était sa voix, à Casanova. Elle lui ouvrait jamais. Putain! il avait même pas réussi à se la faire!
   

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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

el duende 12/02/2011 13:42


Moi aussi j'y ai cru : preuve que c'est bon ! C'est comme si on y était ! Et cette désespérance ... Bon week-end à toi !


ignatius 13/02/2011 09:28



merci el duende, beau dimanche également



lizagrèce 12/02/2011 13:20


Bien tristement célèbre ... la fille d'un borgne ...


ignatius 13/02/2011 09:28



sourire



lizagrèce 11/02/2011 22:12


Et en plus, la pauvre fille elle s'appelle Marine ...


ignatius 12/02/2011 13:10



rire! tu fais référence à une Marine célèbre?



Nounedeb 11/02/2011 13:30


Salut! Je me suis laissée prendre et me suis bien amusée.


ignatius 11/02/2011 13:39



Sourire. Le pire, c'est que tout est vrai... Je vais en publier une demain un peu plus fantastique...



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