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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:17

 

                                    Les Trois Grands Génies (suite et fin)

 

 
  Une petite semaine plus tard, Gollum/Lennon et moi convenons d'un apéro chez lui, suivi d'un repas dans un restau de sa connaissance, un lieu un peu underground dont j'avais pas mal entendu parler. Beaucoup d'artistes amateurs s'y produisaient en échange de pas grand chose: bouffe gratis et chapeau qui passe entre les tables.

  Il maîtrise son sujet, incollable sur la poésie. Ce qu'il écrit par contre, c'est pas que c'est de la merde, non, mais c'est hyper ampoulé, ou alors au contraire, style Dada, Oulipo, jeux de langage et autre. Pourri de référence, pire que Nerval. Du coup, ses pastiches de poèmes célèbres sont bons. Il me dit qu'il met des fois cinq ou dix ans pour en finir un, moi qui les torche en quinze ou trente minutes en moyenne, je trouve ça aberrant, mais bon, chacun sa méthode. On ne ressent rien de lui dans sa production, c'est ça le problème.

  Au nombre de cadavres de boutanches sur sa table, blanc et rouge, soit il boit dès le réveil soit il fait jamais le ménage. Comme le reste de son appartement est plutôt bien rangé, j'opte pour la première solution.

  Il s'emballe sur quelques unes des pièces de ma production. Comme j'aime bien bosser à plusieurs, je lui fais lire mon Manifeste de l'Apoplexie Poétique. Ca le botte, il faut creuser; je suis d'accord, c'est qu'une ébauche. Peut-être qu'on pourrait travailler un peu ensemble.

  Du coup, inévitablement, on en vient à faire le tour des autres écrivaillons du RADAR. Et là, il devient furibard, fulminant, tout à fait jobart. Surtout sur le sujet "Christo". A l'entendre c'est une blatte immonde, un vampire issu d'une sous-race infréquentable.

  Gollum était jusque ici un parfait gentleman, aux manières précieuses, un type doux, affable, courtois, et là, tout d'un coup, il tressaillait comme un névropathe, sifflait comme un serpent, et franchement, fichait la frousse. Il se montait le bourrichon tout seul, déblatérant sans fin sur Christo.

  Quand il comprend que je le côtoie un peu, il me balance:
 
  "Si tu t'affiches avec lui, si tu bosses l'écriture avec lui, tu m'oublies, on restera copain, mais on cessera tout collaboration. Je ne TRANSIGERAI pas avec ça. C'est au choix".

  Il m'hallucine un peu, mais je trouve ça mignon, je vois bien qu'il y a un truc entre les deux, anguilles sous roche. De lui-même il raconte.

  Christo lui avait fauché du blé, enfin disons, jamais remboursé des emprunts, et surtout il avait été "déloyal"... Là je lâche le morceau, ça me concerne plus, je fais dévier la conversation, enfin j'essaie, parce qu'il y revient sans cesse. Le seul moyen de lui faire (un peu) abandonner le thème Christo, c'est d'enchaîner sur l'autre poète du RADAR, le méphitique. "Virgile" il s'appelle (dingue...).

  Il se calme un peu, mais pas tant que ça, en fait il rentre sa colère. Il avait aussi beaucoup fréquenté Virgile, quelques années auparavant, comme Christo, tous les trois se voyaient. C'était l'Age d'or, un âge d'or que je ne connaitrai visiblement jamais, les trois étaient brouillés. J'arrivais pas bien à comprendre qui était le pire des deux, selon Gollum, de Christo ou de Virgile, le second semblait le diable en chair et en os (à taper ses gonzesses, braquer ses potes pour se payer de la came etc) mais le premier était juste bon à pendre, à l'écouter. Moi je me méfiais plutôt de Virgile, mais BREF. Tout ça m'amuse mais me saoule aussi. Et puis il est l'heure d'aller bouffer.
 
  A "L'aneth sur pâtes" (quel nom à la con!), j'ai convié la seule fille que je pourrai jamais aimer, une artiste, aussi. Elle pleure sur certaines chansons, sur la poésie, et ça... Bref. Vu la description que j'en avais faite à Gollum, il voulait la rencontrer, mais pour lui c'était bien bizarre, qu'on s'aime et qu'on vive pas ensemble. Amant alterna camenae, et quoi, on a besoin d'alterner c'est tout. Rien à branler que personne comprenne, parait même que ça fait peur de nous voir tous les deux, bien amoureux, et le lendemain chacun aux bras d'un ou d'une autre. On aurait des comptes à rendre? Sans blague! En tous cas ça en met mal à l'aise, et Gollum, il est mal à l'aise.

  C'est sympa "L'aneth sur pâtes", entre le local pour paumés avec quelques bonnes lectures dispos sur les étagères et une cantine pas chère, ça fait bar associatif barcelonnais, bonne ambiance familiale, et pour six euros on a un repas complet. Verre de vin à moins de deux euros, ça pourrait vite devenir mon second QG, après le RADAR. On commande au comptoir, on attend (certains trouvent ça longuet) et on ramène soi-même son assiette à table. Des musicos font un boeuf dans la salle d'à côté, qui ferait penser à un chalet de montagne; bien convivial tout ça.

  Vraiment, Gollum est pas rassuré par Esthera, trop jolie, trop blonde, trop intelligente, trop indépendante, trop sûre de sa force, hormis l'intelligence (et encore) il doit se sentir inférieur dans tous les compartiments de la comparaison. Il essaie d'en imposer, ou de combler, avec son savoir musical et littéraire. Esthera le couve de sourires compatissants, dépourvus d'ironie ou de moqueries. Je crois que ça l'enfonce un peu plus... Et puis il a beaucoup bu le Gollum, il maîtrise plus bien son flot de paroles, ni ses émotions. Plein de fois il se crispe devant les réactions d'Esthera, qui ne répond pas aux clichés de "la Femme". C'est pas une femme Esthera, c'est un être. Et une artiste. Faut revisiter ses conceptions avec elle. Moi j'y avais mis le temps. Gollum se sent menacé. A un moment il nous stupéfait:

  "Si un jour j'ai besoin de prendre mes distances, promettez-moi que vous me laisserez partir."

  On promet (il est touchant comme un tout petit chien galeux avec des yeux d'enfant).

  Et puis Esthera fait LA connerie. Elle savait pas faut dire. Elle évoque, comme ça au détour d'une phrase, Christo, qu'elle avait croisé une fois au RADAR.

  C'est reparti. C'est limite la Géhenne, Christo, c'est le Malin, en plus
sournois encore... Ca a dû aller loin entre eux, ça fait vieux couple qui
s'est déchiré autour d'un repas de Noël cataclysmique.

  Un Marocain un peu grassouillet s'approche de notre table, sûrement que, couverts par la musique live, il a pas entendu les éclats de voix et les propos de Gollum, car il s'assied avec nous, et tend la main, tout charmant, en direction de notre convive hystérique. Il se calme d'un coup. Ah, les deux sont potes.

  Le Marocain (j'ai pas retenu son nom, il est pas commun) joue d'un truc gnawi avec des cordes, ça lui arrive de se produire ici. Il est bien jovial, chaleureux et grâce à lui le soufflet thermique retombe nettement.
 
  En allant remplir nos verres au comptoir (la descente de Gollum est paranormale, même moi, je suis dépassé, je sais pas comment il fait pour pas s'effondrer ou vomir sur nos assiettes), je perçois que ça râle sur Virgile (nom de dieu!!): il devait venir servir, et personne l'a encore vu. C'est l'antichambre du RADAR ici... Pas fou, je retourne à nos discussions sans partager cette information.

  Ca échange, gentiment. L'hystéro s'est adouci. On décide tous les trois d'aller s'en griller une.

  Et le loup pointe son museau. Je suis le premier à l'apercevoir, du coin de la rue où il tourne direction "L'aneth": je vois ses épaules, sa carrure se détacher dans le halo soufré d'un réverbère. La tête plate et rentrée dans le buste, comme toujours; il doit pas avoir de cou ce type-là.

  Il passe juste devant nous, se toisent encore comme des parrains avec Gollum, petite bouche en V pour Esthera (on croirait qu'il conspire quand il sourit) et une main rapidement jetée pour moi. Il rentre dans "l'aneth".

  Gollum vitupère. On dirait qu'il se persuade, qu'il se donne des forces (il se persuade de quoi? peut-être d'avoir des forces...).

  Virgile revient.

  "'parait que tu es écrivain?"

  J'ai envie de jouer au con, je sais pas pourquoi, sûrement parce qu'il se la pète, alors bon...:

  "Je sais pas, à partir de quand on est écrivain?

  "Je monte une maison d'édition, mais j'ai pas envie de me faire chier avec des gens qui savent pas si ils écrivent".

  Là dessus, il rejoint un autre petit groupe, à notre droite.

  Gollum a trouvé sa force. Il invective Virgile. Il crache sa haine. Comme si d'être avec nous ça lui donnait du courage... Tant mieux: qu'il exorcise.

  J'ai quand même la curiosité d'entendre son baratin, du coup à son retour, je le questionne:

  "Qui t'a raconté que j'écrivais?

  "Christo".

  De là il me raconte son plan d'enfer. Monsieur veut faire de l'argent en vendant ses recueils de poésie (je m'esclaffe, faire de la thune avec de la poésie: c'est beau) et grâce aux bénéfices (beau comme de l'Antique) créer ses propres publications et, grande âme, éditer des romanciers méconnus et débutants. Fameux. Comme j'aime tout ce qui pue, je lui refile l'adresse de mon blog et on se donne nos téléphones. Ok. Il se casse.

  Gollum voit sa force décupler. Il vomit pis que pendre sur le compte de Virgile, que jamais il faut que je lui fasse confiance, qu'il cherche juste à me piquer mes écrits, mon inspiration, mes femmes, ma maison, mon âme, mes chaussettes et mes crottes de nez. On l'arrête plus.

  Dans les deux minutes je reçois un sms de Virgile (putain il lit si vite que ça?):

  "Fais pas gaffe à Gollum, il est jaloux, il a jamais su écrire. A bientôt".

  La soirée devient inintéressante. Je fais la bêtise de proposer à Gollum de passer chez moi. Du coup on peut pas baiser avec Esthera, et lui y cause, y cause, y se cale des pétards... Ca n'a pas de fin mais il me fait tellement de la peine avec son blocage viril sur Esthera que je me roule dans mon lit, je les laisse se démerder tous les deux.

  En m'endormant je fomente un chouette plan: une soirée avec les trois futurs Goncourt qui peuvent pas se piffrer, ces trois cons invités sans savoir ce qui les attend, et moi caché derrière un faux plafond, un miroir sans tain, un système dans le genre, ça, ça serait fun. Mais ça demanderait de la préparation, de la finesse.

  Fin des prolègomenes avec les Trois Génies.

                                                *

  Au RADAR, quelques jours après, je recroise Desdichado qui vient recta à ma rencontre, penaud et pénitent. Pour l'autre fois, il est désolé, sérieux, il aurait pas dû insister comme ça, j'ai eu raison de l'envoyer paître. Et patati et patata. D'ailleurs il me paye un verre pour laver l'offense (Ben vas-y, paye, lave ta faute, mal éduqué).

  Lui aussi il a un projet géant. Une nana qui a une salle de spectacle et qui aurait rien d'autre à foutre que de programmer deux nazes comme nous. Et pour y faire quoi? Des lectures de nos poésies bien entendu. Pauvre gonzesse, en être réduite à ça. Elle va perdre son boulot grâce à nous. On sera bien fiers. J'accepte. En fait j'imagine bien que c'est juste se donner l'occase de revenir chez moi plus souvent et de me torpiller mon whisky.

                                                *

  On a bossé d'arrache-pied, tout une soirée. Pendant plus de deux heures, et on créé un concept à bouleverser et la littérature, et la poésie, et le théâtre, en une seule fois. Quels grands esprits! Desdi devait envoyer le synopsis de notre Grand Oeuvre à la programmatrice, le soir même. Il a mis deux jours à retranscrire ça dans un mail. L'affaire sombra dans un silence de chamallow qu'on étouffe sous l'océan.

  Ok.

  J'avais rencontré les Grands Poètes d'Avignon. Névrosés, alcooliques, salopards, incapables d'écrire, mal-éduqués, frustrés, déprimés, mégalos, vicelards, pourris jusqu'à la substantifique moëlle et cultivés. Chacun avait sa dose. Tous se haïssaient ou se méprisaient. Ca serait bientôt mon tour.

  Deux courent après l'argent (ce qui est une très saine motivation d'après les capitalistes, mais me fait sérieusement douter de leur maturité intellectuelle) et l'autre après un oubli doux et rassérénant.

  J'ai lu des poèmes très bons d'un type de vingt-sept ans, sur le net, ce gars-là est parait-il publié. Il ressort de ses textes puissants qu'il est atrocement malheureux, fasciné par les sécrétions corporelles, doté d'un très riche vocabulaire et qu'il a peur de ses congénères, ce qui suffit pour écrire correctement.

  Je finis cette histoire un dimanche pluvieux, pendant que mes dents se déchaussent avec lenteur. Ce soir, j'irai à "L'aneth sur pâtes" écouter les musiciens amateurs, ou peut-être n'irai-je pas.

  Y a-t-il un seul vrai poète de race parmi nous quatre? parmi les quatre raclures plumitives avignonnaises? je crois que même Dieu ne sait pas, je ne le trouve pas très qualifié pour cette question-là. Certains (certaines surtout!) me prennent pour un poète, c'est normal, je joue au poète. Pourtant je ne suis qu'un

  charognard
je suis la pute, le charognard
né dans votre siècle à vous, mes chers amis
celui des fibres de verre
des trous de ver fantasmagoriques
des Arabes révoltés
et de la prostitution par Msn
alors bon
je m'habille des loques du poète
j'ai rien trouvé de mieux à me mettre
rien vu chez nous de plus sérieux
je ne donnerai pas mon cul à une usine
ne me vendrai pas au Grand Golem Griffu qui fait bander tout le monde
(même les femmes)
je resterai cette pute/charognarde absurde
et je chéris ce cadavre éventé
ce monde infâme, je l'aime, vraiment
je suis une pute qui essaie de ne jamais mentir.

  La pluie s'est arrêtée.

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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

lizagrèce 12/03/2011 20:14


On ne se bat pas ... on ne discute même pas ...
je soliloque !


ignatius 14/03/2011 19:33



Laisse-moi fantasmer, enfin!



lizagrèce 12/03/2011 16:30


Mais que dit Nounedeb , on a dit "joyeux"? ça veut pas dire "enfantin" ... D'ailleurs pour les enfants, on ne fait pas du "joyeux" - faut leur apprendre à vire - alors on leur balance la petite
Marchande d'allumettes ou la Chèvre de Monsieur Seguin ...


ignatius 12/03/2011 18:54



Battez-vous, battez-vous!!! Je veux voir deux femmes se battre dans mon blog au sujet de Prévert. Je n'imagine pas plus charmant spectacle...!



Nounedeb 10/03/2011 16:26


Excusez- de moi d'intervenir dans la discussion, mais Prévert, un poète des jolies choses? Vous en êtes restés aux poésies apprises à l'école ou quoi? Relisez- le, mes enfants.


ignatius 11/03/2011 09:23



oui il n'y a pas que le cancre ou les feuilles mortes, mais ce n'est ni Lautréamont ni Baudelaire quand même...



lizagrèce 10/03/2011 13:37


Il avait peut-être tout simplement le sens du partage ...
Où je te rejoins c'est que tous les névrosé(e)s n'ont pas forcément du talent ...


ignatius 12/03/2011 13:35



Je crois que le "Prévert est un con" de houellebecq m'a quand même marqué! Même si c'est un peu vindicatif, c'est très drôle...



lizagrèce 09/03/2011 22:49


Etre poète, c'est un état. C'est pas donné à tout le monde. D'ailleurs, ça vaut mieux. C'est trop douloureux.
A part Prévert, il y a peu de poètes joyeux.


ignatius 10/03/2011 12:58



Je crois en effet que c'est souvent une obligation, c'est un état qui s'impose de lui-même, sans pour autant que ça fasse toujours de grands poètes. Nous sommes tous plus ou moins torturés et
névrotiques, et nous l'exprimons ou l'exorcisons comme on peut. Je n'ai jamais compris pourquoi Prévert faisait de la poésie au lieu de vivre ces choses si belles qu'il décrit. Une chose
m'échappe, ou alors c'est le plus grand pervers de l'histoire de la poésie...



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