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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 18:10

 

 
                  Neuf d'un coup

  -"Regarde, c'est fou, sa gerbe a la forme de la France, en version arc-en ciel, super colorée!"

  C'était vrai, on reconnaissait bien la pointe de la Bretagne et celle, plus discrète, de la Normandie. N'importe quel élève de CE2 aurait dû y reconnaître notre beau pays, et y placer les villes principales. Là un bout de merguez intact figurait Paris et une frite représentait même l'estuaire de la Gironde. Sûrement que dans une école des Beaux-Arts de province, c'eut été un boulot acceptable pour un troisième année.

  Toujours est-il que celui qui était à l'origine de ce vomi géographique titubait maintenant au milieu de la foule, en répandant ça et là quelques éclaboussures de régurgitation, qui pouvaient figurer les Dom-Tom par exemple.

  Sur le coup on était plusieurs à trouver ça marrant, mais ça présentait le désagrément de faire fuir les nanas dans le bar d'à côté, bar, enfin "pub" qui était notablement plus classe que le nôtre, plus cher, et bien plus chiant. Problème: le patron de notre bar à nous dormait sur une de ses banquettes, tout à fait abruti par ses shooters et de trop longs chats Facebook depuis son téléphone portable.

  Pit, nommé comme ça à cause de son look à la Doherty, en tant  "qu'inventeur" de la gerbe francomorphe (c'est lui qui avait remarqué la ressemblance), avait plus de droits que nous autres, selon moi, sur la dite gerbe et était préposé à son nettoyage. De toutes façons celui à qui elle appartenait -mais une gerbe éclatée au sol n'appartient-elle pas à la communauté entière?- s'était maintenant endormi sur le trottoir juste en face du bar, la tête contre une chaise. On ne pouvait donc pas sérieusement compter sur lui. Pit alla quérir une serpillère et un seau, car Pit est mineur et plutôt obéissant.

  Ce bar, le RADAR, était le lieu des rencontres les plus hétéroclites d'Avignon. S'y mélaient, unis par des taux d'alcoolémies dantesques, pas mal d'artistes, ou pseudo-artistes, peintres, plasticiens, écrivaillons-poétisants, musiciens, mais aussi plâtriers, chômeurs, rmistes, profs
vacataires et quelques dépressifs notoires; les bords politiques les plus éloignés se cotoyaient sans mal dans une effusion de considérations plus ou moins éclairées sur le devenir de la nation, et tous ces gens se répartissaient dans divers groupes et mouvements allant du gothique au skinhead en passant par le bohême, et d'autres moins définissables. On y parlait de tout et de rien, avec cette véhémence bon-enfant à laquelle la boisson pousse sans retenue. Il est à noter qu'à l'exception de deux ou trois troquets PMU puants, les verres étaient les moins chers de toute la ville.

  Une autre particularité de ce rad était que les filles savaient ne pas se la jouer trop farouches: au bout d'un mois à peine de sa fréquentation, on pouvait connaître le saveur des lèvres de chacune, ou presque. On racontait que le billard, situé dans une pièce à l'abri des regards, en avait vues de drôles. Tout ça, et d'autres raisons, en faisait, et de loin, mon lieu de perdition favori.

  Bref, tous les coups baisables (et non déjà baisés) s'étaient carapatés à côté; ça sentait au mieux la branlette, au pire l'endormissement éthylique. Bon sur la place il restait cette blonde un peu grasse que j'avais branchée en lui parlant de baise bien hard, et qui ne semblait pas repousser l'idée. Y'avait aussi la jolie hystérique entourée de ses trois potes, mais je res-
sentais une flemme colossale à l'idée de me débarrasser des chaperons.

  En fait, l'ombre d'un plan incroyable planait. Toute la soirée un gentil skinhead m'avait squatté mon tel (je paye pas apres 21h30) pour draguer une nana. J'ai compris bien plus tard que la nana en question était une belle rousse (synthétique) que je branchais depuis quelques jours moi aussi. En fait ce type était un vrai blaireau question drague, et il se sentait pas d'aller chez la fille tout seul (le con!); alors il me fit part du "plan". Chez la fille il y avait un vrai sérail, sans eunuque: neuf gonzesses à disposition. L'affaire sentait tellement la cramouille qu'elle en paraissait tout à fait foireuse. Je sentais bien que la blonde représentait la seule espérance raisonnable d'éjaculation intra buccale; l'hystérique, elle, une tentative de drague pas trop idiote, mais bon, le coup des neuf nanas, aussi peu crédible qu'il parût, aiguisait fortement mon instinct de looser.

  Avant une heure du mat', je me décide enfin, je previens l'hystéro que je suis désolé mais qu'on ne finira pas la soirée chez moi; ma blonde, elle, est partie se fairer peloter les miches ailleurs. Je vais trouver le skin: "Banco, je viens avec toi chez les nymphes". A cette heure-là, c'était encore jouable. Mais comme je suis très con, et tres bourré, je vais trouver le serveur du RADAR. Lui aussi est sur le cul potentiel de la rousse synthétique. Je lui parle du coup qui se prépare, et de mon idée, récurrente, de se faire la touffe de braise à deux, parce que je suis un bon bougre, prêt à beaucoup pour faire mouiller une nana.

  Le problème, c'est que tout part déjà en couille, et velue. D'abord le skin est complètement débile: il passe des heures au tel ou à rire avec ses potes aussi peu éveillés que lui, au lieu de foncer chez les gonzesses. Pour couronner le tout, le patron du bar (il s'était réveillé) fait des histoires à son serveur, des trucs de pochtrons, sans queue ni tête. J'essaie d'arranger l'affaire. A droite, à gauche. Je motive le jeune décérébré en lui faisant comprendre que tout va nous filer sous le nez si on se bouge pas notre petit cul de pochard, et je me débrouille pour que le boss lâche un peu le train du serveur.

  Trop fort. A deux heures et demie, nous voilà sur la route. Inutile de préciser que le plus ahuri de nous tous savait qu'on fonçait droit dans le mur: on en était déjà à échaffauder des sorties de secours. La rousse gardienne des huit autres vagins ne répondait plus au téléphone depuis au moins une demi-heure. On passe encore vingt bonnes minutes à chercher la maison-lupanar des neuf femelles promises. L'autre répond toujours pas.

  Enfin on arrive devant la façade. Mouais, y'a une lumière d'allumée. Comme une petite flammèche de bougie qui éclaire au loin. Gros coup de zef sur la bougie: le skin me dit que c'est chez une grand-mère, mais que c'est pas grave, on va faire un barrouf de tous les diables, et la belle sera bien forcée de nous ouvrir. Super plan. L'option poste de police pour clore la soirée m'excite autant que de plonger tout nu et tout bourré dans les eaux noirâtres du Rhône. J'oppose un veto catégorique. Heureusement, le serveur qui compte bien se taper Zora un jour ou l'autre voit la grande idée d'un aussi mauvais oeil que moi.

  Alors nous voilà comme quatre clebs queutards et avinés paumés devant un chenil résidentiel, en quête du coup de génie qui va nous faire pénétrer, sinon entre les neuf paires de cuisses, au moins au-delà de la porte d'entrée qui y mène. On tourne en rond. L'autre a éteint son téléphone (pas folle la guèpe). Escalader? Sans bristol, ça semble vain. je propose un repli salvateur dans un petit club assez chaud, promesse de pas passer la nuit entière à boire dans la rue la bouteille de whisky que je me traine depuis qu'on a fait un détour par chez moi. Les deux skins exaltés ne veulent même pas en entendre parler. je demande l'avis du serveur, seule cervelle encore en activité après la mienne. Où est passé ce con? Je le vois un peu à l'écart, adossé au mur de la propriété, portable en main, aussi absorbé dans l'écriture d'un texto que Baudelaire en personne devait l'être quand il composait un sonnet. Je comprends direct. je sens que les deux furieux sont en train de se démotiver, et que mon idée de boîte va bientôt faire florès.

  "Hé bogoss (le serveur, on l'appelle "bogoss", ce qui n'est pas tout à fait faux), on va se finir au Gomorrhe, tu rappliques?
 
  "Non, c'est bon (il vient d'envoyer son sms), laissez-moi là je vais rentrer chez oim à pieds, ça me fera désaouler."

  L'enflure! Il essayait de se débarrasser de nous, qui étions, je le reconnais, assez encombrants, enfin surtout les deux acharnés. J'aurais fait pareil si j'avais été un peu plus intime avec la patronne des huit Muses.

  Donc, on l'a laissé là. Paumé et gorgé d'espoir. Et avec Beavis and Buthead on a foncé au Gomorrhe. Foncé, c'est peu dire: crissement de pneus, sens-interdits, klaxons et soixante-dix, voire quatre-vingts dès que Fangio avait dix mètres de route droite devant lui.

  Le Gomorrhe est un club "privé" à vocation gay, et bien que nombre de mecs hétéros y aillent dans le but de serrer de la meuf en souffrant moins de la concurrence qu'ailleurs, l'entrée est parfois stricte. Je sentais bien que mes deux skins seraient un poids, comme ils l'avaient été le reste de la soirée. Ca loupe pas: le videur me connait, alors il me laisse entrer, mais mes potes, niet. Faut dire que l'Anschluss tatoué sur la tempe est rarement un passeport d'entrée dans les boîtes homos, même décontractées comme ici.

  Enfin seul! A l'intérieur, musique (enfin, musique...) house pourrie -mais coutumière- et pas trop de monde, mais assez pour tenter de faire son marché. Je me prends une bière, (whisky hors de prix) et scrute un peu du comptoir les deux ou trois coups potables. Une jolie blonde et une brune cheveux bouclés, grande, en bas-résille, bien vulgaire comme j'aime, mais déjà en main. Le temps est mon allié. J'envoie un sms à Bogoss en me disant que si il me répond rien, ben c'est sûrement qu'il aura réussi son affaire. Deux minutes à peine et j'en reçois un en retour. Ah ah! Grillé le Bogoss. Je me marre comme un faux-frère. Y'a une justice. Je finis mon verre et plonge dans le maelström de culs tournoyants, dans la fumée de l'enfer. J'accroche les regards qu'il faut, je fais mon beau (je danse pas trop mal pour un plouc) y compris sur le podium d'où je peux afficher ma gueule joyeuse. La brune est toujours avec son champion, mais il est pas bien beau, donc, j'ai de solides chances de la dévoyer. Petit tour au fumoir, parce que c'est jamais inutile. On peut y discuter, voir qui est vraiment avec qui, et puis j'ai envie d'une tige. j'y croise la blonde qui me remarque même pas. Disons qu'elle est gouine, c'est mieux pour l'ego. Passe ensuite la brune vulgos avec son man. Je vois direct que c'est un couple de circonstance. Je redescends sur la piste.

  A un moment, c'était couru, elle se retrouve seule. J'en fais le tour, lui harponne les orbites, sans jamais cesser de sourire, afin qu'elle voit que j'ai de belles dents, parait que c'est important pour la copulation. A chaque tour de vautour, je me colle un peu plus près, jusqu'à ne plus percevoir que son parfum, putifiant à souhait. Elle est pas affolée, je prends ça pour une invitation à me frotter. Je me frotte. Et vas y que j'te glisse une jambe entre les cuisses, et bon, au bout de quelques minutes on se touche enfin. Le dos, les fesses, les cuisses, on baise avec les yeux. J'y fourre ma langue là où il est conseillé de le faire. Retour au fumoir.

  Là, c'est elle qui attaque: "Tu fais quoi après?", en d'autres termes je lui indique que je me sens bien de me la faire; il est question d'une bouteille à finir. Voilà que je rattrape ma soirée! Dieu est bon. Patati patata, oui oui, on va bien finir ensemble. Par contre, je suis sacrément bourré, pas hyper lucide. Elle me prévient qu'elle a un petit truc à faire dehors, mais qu'elle revient vite. OK.

  J'attends.

  J'attends.

  Un petit quart d'heure passe. Je lui donne mentalement deux minutes avant de décréter qu'elle ira se faire foutre par un autre. Les minutes passent. Superbement, je vais au vestiaire récupérer mon joli cuir, parce que bon. Je sors en même temps qu'un vieil Italien, on prend la même direction. Dix pas plus loin, mon succube entalonné sort d'une voiture, me reconnaît, et se dirige vers moi. Arrivé à son niveau je lui adresse un "bye bye" que je m'explique mal encore aujourd'hui, si ce n'est que j'étais vraiment pété, et peut-être un peu de mauvais poil. Mais sur le coup je jubile comme un sale gosse fier d'avoir jeté un lombric au pied d'une fillette.

  On a fini la soirée au bar de la gare, l'Italien et moi, un peu incrédule qu'il était à m'entendre raconter mon histoire. J'ai jamais revu la brunette, normal: y'a une justice.













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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

LADY MARIANNE 05/02/2011 09:07


bonjour je viens du terrier des renards te saluer -
bon samedi - mes amitiés Lady Marianne


ignatius 06/02/2011 11:13



Enchanté! J'ai jeté un oeil aussi à votre blog. Au plaisir, à bientot



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