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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:38

 

 

  Nous, ensemble, ici et là-bas
séparés par nos cils, mâchoires fermées de nos yeux
quand on ne voit que ça, ces phosphènes de consciences
en nous l'interminable errance
on peut toujours se rassurer
en se rappelant qu'on nous vend pour bientôt
la toute fin de l'humanité

  toi, ta soeur, ton coiffeur et mon épicier
ce type qui rôde au bas de la rue
nous aurions pu, nous aurions pu
mais non, ça ne s'est pas passé
nous, ensemble, ici et là-bas
souvenons-nous quand il n'y avait qu'un continent
il était si fréquent de se toucher

  on me parle d'agrafes imperceptibles
plus légères que l'air
pour tout rabibocher
un autre continent sous-jacent
aujourd'hui, je m'y suis promenené
et j'ai ressenti, c'est vrai, interne et nette
la multitude ici et là-bas

  quel dommage, cette histoire de fin de cycle
on était si près
on était si près, de se reconstituer
à coup d'agrafes, une gueule présentable
pour l'humanité
pour le siècle
quel dommage...

 

 

 

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Published by ignatius
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commentaires

Anna 09/07/2012 00:50

C'est une idée originale que de rattacher ce vieux planisphère du monde qu'est la Pangée à ce que pourrait être notre époque.

ignatius 17/07/2012 19:46



Oui, l'idée a quelque chose, mais la forme est à retravailler, surtout la fin...



Langda 04/07/2012 12:22

Raaaaaa ! 3 fois honte à moi :-) ! En plus je connais cette histoire de toile. J'adore ces bonnes vieilles prophéties apocalyptiques...

Langda 04/07/2012 12:05

Je crois bien que c'était sur la 5, pas sur Arte. Mais en, effet ça valait bien un petit replay. Bref...
Pour tout dire, honte à moi ! je n'avais pas perçu le parallèle avec internet. Cela dit, il n'y a pas un mot qui y fasse clairement allusion. Mais maintenant que tu me le dis, je le perçois en
filigrane et trouve la suite bien plus forte.

ignatius 04/07/2012 12:14



ah, même "interne et nette" ? rooo Langda, le soleil doit taper dur chez toi...Et puis, tu sais chez les Maya, la fin de cycle doit se produire quand une toile immense recourvre le monde... Mais
bon, je pouvais sans doute faire mieux.



Nounedeb 03/07/2012 13:57

Les images! Au début, comme le dit Langda. Après, j'aime aussi cette forme de retour aux origines. La Pangée, ce mot, on en a plein la bouche.Ton pessimisme me parait, comment dire, plus élevé.

ignatius 04/07/2012 09:38



Oui oui oui, j'en conviens : faut que je le retouche et peut-être garder le ton du début, mais je voulais faire ce lien avec internet...



Langda 03/07/2012 11:36

J'adore la première strophe ! L'images des phosphènes (j'en place souvent dans mes textes) qui apparaissent quand on ferme les mâchoires de nos cils est vraiment très bien formulée. Mais c'est
bizarre (et très subjectif) j'ai l'impression qu'il perd de la force à mesure qu'on avance (et que continents et espèces se séparent ?).
Sinon, t'aurais pas regardé le reportage sur la cinq, avant-hier, qui parlait de la séparation de Pangée et de la lutte entre marsupiaux et placentaires pour la dominations des nouveaux continents
?

ignatius 04/07/2012 09:35



Eh non, j'avais pas vu ce reportage, ce qui est bien dommage, mais il doit être encre visible sur arte.fr. Je pense que tu as raison, les strophes suivantes, avec le parallèle d'internet est de
moins bonne facture que la première, ça devrait pouvoir être retravaillé tout ça.



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