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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 11:59



  Une Italienne me court après en criant de sa voix d'Italienne:

  "Hé le poète! Le poète!"

  Voilà. J'y suis. Je vis pour un truc comme ça. Je suis sur la place en bas de chez moi, tout pouilleux, un kebap à la main droite, une barquette de frites dans la main gauche, je reviens de Marseille où j'ai baisé une fille assez laide après m'en être fait une de quarante sept ans quelques heures plus tôt, et, tout pourri, sentant le foutre, la mouille, les embruns et l'huile de friture, une Italienne me court après sur une place blindée de monde en criant:

  "Hé le poète! Le poète!"

  Je peux mourir maintenant. Quand même je vais attendre un peu, des fois que.

  Elle s'appelle Cinzia. Attention, prononcez "Tchin-Tzia", on croirait du Chinois, mais c'est bien de l'Italien. Elle est pas très jolie non plus, mais ça va, la scène est trop belle, je vais pas faire le difficile.

  "Je suis avec mes amis de l'autre soir, tu viens boire un verre avec nous le poète?

  "Allez".

  Y a Machiavela, le mec qui imite De Niro et deux autres nanas, dont une vraiment mimi.

  De Niro est horrible, ses dents c'est un champ de bataille après bombardement. Il fait plein de blagues, il est gros, il me repousse rien qu'à le voir: je dois faire des efforts.

  Machiavela (fille aux yeux tilleul dilués dans le canard WC), c'est une sacrée perverse. L'autre soir en question, quand je les avais rencontrés, elle m'a fait un coup en trois bandes absolument somptueux de manipulation, et moi je me suis fait baiser comme un bleu. D'abord elle me testa pour savoir si je branchais Cinzia ou non, parce que soit-disant je plaisais à Cinzia, sauf qu'elle a beau être Italienne, elle est pas très sexy, donc niet. Ensuite, elle m'explique que De Niro veut se faire Cinzia et qu'il est jaloux de moi. Bon. Après ça elle me lâche, innocemment, "tiens je me demande comment ils réagiraient si on s'embrassait ce soir toi et moi...". Du coup, comme je suis qu'un faible, un peu plus tard à la soirée où je les ai ramenés, ben normal: je l'embrasse, ostensiblement. Et on observait le manège de Cinzia et De Niro. Il galérait, l'Italienne dansait avec tout le monde sauf avec lui. Régulièrement Machiavela me demandait "alors, où en est notre plan?". Je comprenais pas tout, mais ça m'amusait bien. Je vous passe les détails, au bout du compte, vers la toute fin de la soirée je vois Machiavela et De Niro en train de se compter les molaires à grands coups de langue. C'était ça son plan. La perverse. Bien joué petite pute. Tu m'as eu.

  Bref, c'est bien gentil tout ça, les nanas sont bien mignonnes (même l'Italienne, quelque part...), De Niro est bien dégueulasse avec ses dents au charbon recouvertes d'ambre solaire, mais j'aime pas trop traîner sur cette place au bas de chez moi à l'heure de l'apéro. J'ai ma pudeur. Je bois deux "picons" avec eux, pis j'me tire. Adieu!

  C'est festival, et le lieu où il faut être, c'est la rue des Teinturiers. C'est rempli de musiciens, d'actrices magnifiques qui attendent comme des fleurs d'être cueillies sur les pavés irréguliers de la rue au canal. C'est mon nouveau "RADAR" en somme.

  En temps normal la rue des Teinturiers est toute petite, on la traverse en cinq minutes sans se presser. Pendant le festival, elle fait un kilomètre, ou c'est tout comme, on met bien dix minutes pour aller aux bars du fond, là où c'est que ça pète. Et on esquive mille comédiens, employés de troupes qui distribuent leurs tracts, mille paires d'yeux ravissants, deux mille nichons remarquables, mille culs à se mettre le cou en U, mille ou deux mille raisons d'aimer la vie, et toutes ces raisons enveloppées dans des petites jupes qui sont comme des caresses à l'âme, comme des volutes de douceur sur les joues... Ca gueule, on voit le Roi des cons et toute sa cour qui jappe son speach habituel, la mort qui vous menace de sa faux en plastique pour un spectacle comique moins drôle que le suicide d'un enfant, on arrive au bout trente tracts dans les mains, pour trente spectacles qu'on ira pas voir, à moins d'avoir gratté des entrées gratuites. Et on empeste le cumin, le curry, la friture et la bière qu'un type vous a renversé dessus.

  Y a la serveuse danseuse de flamenco que je me ferais bien un de ces jours, mais qui est toujours au milieu de soixante clients bec ouvert, l'autre jolie blonde du bar tout contre le restau, elle aussi, beau cul, des yeux qui inspirent la luxure comme moi j'exhale des vapeurs alcooliques mêlées de sang à cause de ma gingivite. Dieu je te laisse ton Paradis suppositoire, moi j'me garde la rue des Teintes.

  A force de trainer là tous les jours des heures entières, j'ai quarante mains à serrer, cent joues à embrasser à chaque passage. C'est pas désagréable, au contraire.

  Mais j'vais dans une petite perpendiculaire aux Teintes, après deux énormes roues à aube, figées, suintantes de lichen verdâtre. Là y a un bon coin. Une sorte de rad-théâtre avec une cour et un énorme figuier, on peut fumer dans cette cour en buvant des planteurs pas trop dégueux. Si on vient trop tôt, en général on se fait sauter dessus par d'horribles "cougars"(selon la nouvelle définition à la mode), mais après minuit, ça devient vraiment cool. Musiciens, jolies minettes sorties des spectacles, ça vaut le coup. Et on peut fumer dedans. C'est pas rien ça, de nos jours.

  Et paf, ça manque pas. Des Andalous font vibrer leur "Duende": violon (doué), guitare (en diable), chanteur (à chialer tout son rhum). La bonne ambiance. Je vais me servir au bar. Regard circulaire pour enregistrer les visages alliciants des nanas intéressantes. Deux yeux noirs accrochent les miens, deux yeux noirs sous une chevelure ondulée, brune, une magnifique Marocaine; je reconnais assez facilement les différences physiques entre une Algérienne, une Tunisienne et une Marocaine. Les Marocaines ont le visage le plus doux. Dommage elle est inaccessible, protégée de moi par un tas de gens, et accolée à un type qui l'entretient déjà. Pas très beau le type, mais allez savoir, des fois, les musiciens, les acteurs -les poètes! rattrapent leur disgrâce physique par d'autres attraits efficaces. Bref, je passe, puis y doit y en avoir plein d'autres des bien pimpantes. Y a tellement de filles classes qu'on marche dessus sans y faire gaffe. Désolé, mademoiselle.

  Je retourne visiter le béton, juste devant. Ca boit, ça gueule, ça danse, ça s'esclaffe, ça s'embrasse, ça vibre et ça tremble: c'est la Catalogne transportée en Avignon, c'est le Duende tout partout, les murs sentent la sangria et les robes à volants. Je pose mon cul souriant en face d'un groupe de jeunes donzelles très baisables, actrices aussi sûrement. Banco, ça jacte de leur pièce. Facile de s'introduire dans la conversation dans ces conditions-là. Et hop.

  Passe le gros Jean-Pierre, sympa le gros Jean-Pierre, c'est le Iggy Les Bons Tuyaux du festoche, tous les soirs au "bar du In", il sait toujours ce qu'il y a à faire. "Salut Jean-Pierre", "Salut Ben, toujours là?, la pêche?", "Toujours là, la pêche!".

  Le petit groupe des baisables m'apprend que cette nuit, dans une demi-heure, Janis Joplin joue dans un endroit que je connais bien. Pas le squelette de la vraie Janis bien sûr, mais une femme qui parait-il, assure vraiment dans ses reprises, avec le même timbre de voix, que c'en est stupéfiant... j'en avais entendu parler. Janis!!!!!! won't you buy me a night on the town???? Ca fait réfléchir, et sérieusement.

  Hé hé! V'là la terrible Marocaine qui sort et me croise. J'aborde. J'espère qu'elle tiquera pas sur mon énorme gingivite sanguinolente et violacée que révèle mon plus beau sourire.

  -"Blablabla

  -"Blablabla..."

  Se pointe le gars que je soupçonne être son mec. Je fais le sociable, je lui parle à lui aussi. Pour faire genre. Il me lâche qu'il est pas le mec de la Marocaine (qui est bien Marocaine, c'est confirmé), je sais pas pourquoi il me sort ça là comme ça, mais le fait est. Appréciable quoi que ça veuille dire. Bon signe.

  -"Blablabla

  -"Blablabla...

  -"Vous aimez Janis Joplin?"

  La Marocaine:

  -"J'adore Joplin!"

  Bon signe.

  Faut se speeder, mais je veux passer chez moi prendre un peu de whisky. Et lui lire deux ou trois poèmes, parce que merde, elle est trop jolie, j'ai envie de voir le reflet de mes mots dans ses yeux. C'est tout.

  Narcisse exalté, alcoolique, entraîne inconnus à demeure. Narcisse le sent bien.
 
  Je sais pas pourquoi Dieu m'aime autant avec toutes les saloperies que je peux sortir sur son compte. Peut-être qu'il sait qu'en vrai j'en pense pas un mot.

  Je trouve les étoiles du ciel bien pâlichonnes à côté de celle qui m'accompagne dans la rue. Poète douteux bercé par souffle enivrant.

  Il est gentil le mec, pas encombrant. Pas chaperon pour un sou même. A peine un astéroïde autour de mon étoile. Je suis comète cap Bonne espérance.

  On y est. Janis aussi. Putain, c'est dingue. C'est elle, revenue brûler son électricité pour nous. Et dire que les adultes ne croient plus en la magie. Move over! Move over!

  Souriez, souriez toujours dans la vie, même s'il faut pour y arriver se mettre huit bouteilles de n'importe quoi dans la bouche, souriez, payez le prix, et ramassez les trésors qui luisent autour de vous. Souriez, on vous donnera autant de sourires, et même si ça nous rapproche un peu plus chaque instant de la mort. Faut choisir, j'ai choisi!

  Ah le champagne et la liqueur de violette! un vrai truc de gonzesse! Elles adorent toutes ça. Ils appellent cette espèce de kir royal un "amour en cage". Apparemment c'est aphrodisiaque...

  Je vais voir Janis, je lui pleure quasiment dans la main: "merci, merci, je me réveille presque chaque matin avec elle! Vous êtes une sorcière!"

  Embrasse lèvres sucrées aux pétales de violette de la superbe Marocaine. Lèche les pétales de la nuit. Lèche la nuit. Lape la vie. Danse. Vis, revis, pas grand chose d'éternel, mais ça suffit amplement.

  Cigarette? Trottoir? S'embrasser plus sérieusement? Se noyer dans tes yeux noirs? Descendre le sentier de tes lèvres, serpenter sur les collines qu'éclaire la lune. Whisky.
 
  Le vent dans nos mains, les astres pleurent leurs éclats sur sa chair, béton brille pour le toujours d'une nuit. Ô belle Marocaine, nous serons aveugles bientôt, de nouveau inconnus au milieu des valses absurdes, au milieu des larmes que j'aime tant, des caresses qui effleurent l'ailleurs, j'aurai oublié jusqu'à ton odeur, alors voguons parmi nos vagues promesses.

  "Tu fais quoi demain, elle me demande?

  "Sais pas...

  "Ca te dit de se baigner à la plage?

  "Bien sûr!"

  En voilà des promesses... C'est bien beau! mais l'instant qui nous enserre, délicates griffes de réel velouté, ça j'y crois, plus qu'à Dieu et à Diable -qui mérite sa majuscule lui aussi!, plus qu'à Dieu et à Diable, je vois que tes seins sont beaux. Qu'une rivière nous emporte, si possible avant que je sois ivre mort.

  "Tu peux m'héberger ce soir, qu'elle me fait?

  "Bien sûr!"

  Retour chez le poète. On monte les escaliers par les murs. Ah, il y avait pas pensé à ça Clemenceau! La première fois que tu plaques une beauté nocturne contre les murs de tes escaliers, c'est pas mal non plus.

  Mais décidément, quel romantique moi cette nuit. Je tiens absolument à lui faire entendre Léotard qui chante "Les yeux noirs", son "Oi tzigane".

  "Ah vos yeux noirs, vos yeux passionnés, comme je vous aime, comme je vous crains, c'est que je vous vis... à la mauvaise heure".

  Mais voilà, elle est pas sotte. Elle m'a embarqué avant qu'il soit trop tard: c'est la bonne heure. Léo, désolé, mais parfois c'est mieux d'être baiseur chanceux que poète...

  Il y a toujours un lendemain, un lendemain avec des choses de prévues. Il pleut sur ce lendemain. On marche sous la pluie, comme des cons en couple. C'est charmant. De grosses gouttes peu nombreuses pénètrent profondément nos vêtements. Je la prends dans mes bras sous la pluie qui s'accélère. Elle est douce. Elle monte dans sa voiture. On se promet encore des trucs. La pluie frappe son pare brise. La pluie terrasse nos promesses. Il fait gris, c'est beau. Le poète est content. Il a vécu sa belle histoire éphémère sertie dans une micro tragédie, il y avait Janis, la lune et la pluie. Que demander de mieux? Another "night on the town"? Je me dis que tout ça est trop mignon pour que je sois capable d'en faire une histoire...

  Les nuages se dissolvent lentement. Heureusement que je n'ai pas joui, sinon je serais en train de déprimer.
 

 

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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

el duende 27/08/2011 13:57


Du potentiel ! Style "enlevé"... Tu brosses un tableau en deux temps trois mouvements... Pas le temps de souffler, rythme d'enfer... J'ai aimé la chute !


ignatius 27/08/2011 19:46



Merci. Dire que j'ai failli pas l'écrire parce que comme je le dis à la fin, ça se passe trop bien tout le long... Et puis c'est que des dragues mais bon, c'est aussi le festival, endiablé,
festif, vivant! je travaille à la dernière là, qui sera une sorte de condensé de mes rencontres du festival de cette année, des perfs que j'ai faites etc... Apres pouf, un peu de réécriture pour
les premières et rendez-vous avec un éditeur en septembre...!



miou 27/08/2011 10:59


aah, ces mille et une nuits... in the town. On s'y retrouve, j'aime beaucoup la façon dont tu peins.


ignatius 27/08/2011 11:36



C'est très gentil. J'aime beaucoup peindre Avignon; c'est devenu ma palette préférée...



coline 26/08/2011 14:22


Oh la philosophie dans la langue de chat ( j'ose pas parler de boudoir, ni de bisuit à la cuiller !)
La dernière phrase me tue !


ignatius 26/08/2011 14:32



ça aurait fait un joli titre, peut-être meilleur que le mien. Bah, la dernière phrase, comme tout ce que je raconte dans mes nouvelles est vraie... Je suis tres sensible au syndrome post coïtal!
du coup... enfin bref, tu m'as compris... sourire.



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