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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 15:30


                      Sic itur ad astra: par le cul

  Un mois que j'avais plus rien dans les veines. J'essayais, j'essayais quand même, parce que sinon, autant crever. Je me faisais des saignées, mais bon Dieu, j'avais beau tirer, tirer: pouic! j'me retrouvais tout sec, et pas de sang dans mon stylo. Le seul truc qui me prouvait que j'étais encore en vie, et qu'un peu d'hémoglobine courait toujours dans mon corps, c'était au  réveil. En allant chier. Je ressortais un p.q rougi du baiser de la reine. Du sang au cul! voilà où il était mon sang! au cul! Déchirant la vie d'homme, d'homme qui essaie d'être écrivain.

  "Qu'il vienne, qu'il vienne
le temps dont on s'éprenne".

  Mes aurores rougeoyantes se constipaient de petits mots noirs, durs et secs, gorgés de café et du vin de la veille. Il n'y a qu'aux chiottes que je confessais mes doutes, bien obligé. Le reste du temps, l'anus que j'ai au visage souriait, lui. Bonhomme. Beau joueur. On gagne, on perd, on perd, on perd, on regagne. Garder courage. Garder courage. Heureusement que je me baladais pas cul nu, sinon tout le monde aurait aperçu mon désespoir.

  Même me croquer une ou deux belles ne changeait rien, le lendemain matin je continuais de saigner du mauvais orifice.

  Faut avoir le courage d'appeler à l'aide. J'ai appelé une belle. J'ai appelé Fante, Buk, Céline et Faulkner, même si je comptais pas trop sur Faulkner.

  "Esthera? Ca te dit un verre en ville? Si t'as le temps après on fera un tour ensemble, je te lirais bien des trucs.

  "Salut Ben! des trucs de toi?

  "Dieu m'en préserve. Non-non.

  "Comme tu veux, oui ça me dit bien. Demain? aujourd'hui je peux pas.

  "Ok, à demain.

  "A demain, Ben".

  Bon, en général quand je lis des nouvelles, de la poésie ou des bouts de romans à une nana, allez savoir, je me la tape toujours, ou y a au moins un baiser pour conclure la scène. Même avec des trucs à moi, même avec des trucs pas à moi. Sais pas. Peut-être le fait de partager de l'émotion. Ou alors je suis un lecteur de première catégorie. Sûrement un peu des deux.

  Fante se débattait avec son palmier et ses rêves de gloire, Buk avec la bière et ses petits boulots horribles, Céline avec les Juifs et les éditeurs, et Faulkner, bah, on s'en fiche de Faulkner. Moi j'avais mon anus et la promesse de passer une belle après-midi avec Esthera.

                                                     *

  On se le boit notre verre, Pac à l'eau et Pago fraise. Elle va bien Esthera. C'est toujours une artiste. Elle rayonne toujours. Elle a toujours des guiboles magnifiques et le plus beau cul d'Avignon. Cela dit je m'en fiche pour le coup, pour une fois, je vise pas son cul.

  Y a des dièses de nuages qui quadrillent le ciel bleu. Ce jour sur terre, tout transpercé de soleil, s'acoquine à la perfection.

  "On va dans l'herbe à la Barthelasse?

  "Oui, tu DOIS me faire la lecture!"

  On se tire de là. La Barthelasse est une île reliée aux remparts par un pont qu'on traverse en cinq minutes. Que ce soit pour baiser, faire une balade bucolique, foutre son cul dans l'herbe ou faire du jogging, c'est l'endroit idéal.

  Esthera me pose pas une question sur mon boulot, elle sent ces choses-là, que c'est pas le moment. On est en pleine semaine, y a quasiment personne sur les berges du Rhône, à part quelques peintres tentant de restituer sur leur toile les reflets du ciel qui vérolent la surface de l'eau.

  Je choisis une place à l'ombre d'un gros tilleul et on prend possession de l'endroit. Juste en face de nous: le fameux pont d'Avignon. Fameux pour les touristes qui viennent y chanter la célèbre comptine.

  Clopes. Blablas innocents. Kesk'elle est jolie Esthera... Bon, spatouça.

  Je commence par un de mes passages préférés de "Demande à la poussière", celui où Bandini se rend compte que personne dans la pension n'a pris la peine de lire sa nouvelle, alors qu'il en a déposé des exemplaires partout où c'était possible. Et puis vient une petite jeune fille, qui elle a lu "Le petit chien qui riait". Ca se voit à son regard. Il le sait direct Bandini qu'il a affaire à une lectrice, et il en est tout bouleversé. De toutes façons, il est toujours bouleversé Bandini, il se bouleverse même tout seul rien qu'en pensant à son écriture, rien qu'en pensant à ses oranges acides, rien qu'en pensant au lait frais qu'il devra voler... Ca fait son charme à Fante, toute cette émotion ruisselante.

  Elle adore, Esthera, elle est touchée. Tu m'étonnes. Doué le Fante. Si il a écrit pour se faire des nanas, à mon avis, il a réussi son coup.

  Ah! le jour où j'aurais les couilles de dire tout ce que je ressens moi aussi! Enfin, là je m'en fiche total, j'y pense même pas. C'est pour ça que j'aime lire à voix haute, et pour un esprit sensible: enfin je m'efface.

  Fante, il étale autant ses émotions et son pathos qu'un Céline, mais c'est jamais glauque, c'est jamais désespéré, y a une issue; Céline est peut-être plus drôle, plus génial, plus novateur, mais il nous traine en riant vers un néant qu'il n'envisage jamais d'esquiver, ou alors pour mieux se foutre dans la panade. Céline, pour baiser une nana, c'est moins bien; m'enfin ça peut quand même fonctionner.

  Tout à coup, j'ai envie de l'hermaphrodite de Lautréamont. Mais je l'ai pas sur moi. Mais j'ai mon téléphone 3g! putain, vive le 21è siècle.

  Ca, ça va plaire à Esthera, même si elle connait très bien Maldoror, ça lui plaira que je lui déclame ça. Pour une fois je prendrai pas mon ton à la Malraux. On va faire sobre.

  Elle me sourit. Se rapproche de moi. Pose sa tête sur mon épaule, ses cils frôlent la surface de l'eau... L'herbe étend son empire tout autour de nous...

  "Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l'hermaphrodite profondément assoupi sur le gazon mouillé de ses pleurs. La lune a dégagé son disque de la masse des nuages, et caresse avec ses pâles rayons sa douce figure d'adolescent."

  Je finis. On ne dit plus rien. On se creuse du regard. On bascule à la renverse. Le fleuve monte aux cieux. Les feuilles de tilleul mangent les nuages, une nuée de petites bestioles volantes mange les feuilles de tilleul. Eternité-seconde. La peinture azure goutte entre les branches. Silence gustatif.

  On ne dit rien.

  "Tu en es où de tes nouvelles?

  "Nulle part. Et toi, tes vidéos?

  "Nulle part. Enfin si, j'en ai une en route.

  "Tu en as toujours en route...

  "Oui mais celle-là c'est avec des petites voitures!

  "Alors oui, elle est vraiment en route..."

  Rien.

  "Tu n'as pas un poème en tête à me dire?

  "Je ne ferai pas mieux que ce qu'offre l'instant...

  "C'est vrai..."

  L'instant nous pénètre par tous les pores, par tous les ports, et vient amarrer sa félicité aux quais de notre vacuité. Ce n'est pas à pleurer de bonheur, c'est juste bon, juste suffisant.

  Les cheveux bouclés d'Esthera me chatouillent la joue, les brins souples du gazon me chatouillent la chair des bras, de la nuque, il doit en être de même pour Esthera. Ma sensibilité est chatouillée, ravivée.

  Putain, dire que le monde est toujours là, avec sa poésie intrinsèque, il est toujours là, imbibé de tout ce qu'il faut mettre en valeur, de touches impressionnistes, expressionnistes, de fugacités flamboyantes, de moustiques semblables à des machines de guerre, d'une guerre minuscule et magique, que tout l'esthétisme est là, que nous n'avons rien à inventer, qu'il suffit de voir -de voir bordel! tous les mots, toutes les couleurs, teintes, nuances, dégradés, tout est là, en vrac et qu'il suffit d'écarter l'inutile, le parasite, mettre en relief de tout petits riens, et que parfois, souvent, quand notre cul saigne de trop et qu'on a le regard planté dedans, ben voilà, foutre de foutre, on en est incapable. Tenir en équilibre sur un brin d'herbe comme dirait un con d'éléphant bouddhiste. C'que c'est tragique et beau, et drôle aussi.

  Des gosses débarquent dans notre eden. une armée ribambelle de petits braillards qui agitent leur bras comme des hélicoptères. Elle était belle et douce notre Normandie avant ce 18 juin. C'est sans appel, faut se barrer.

  Je retire mon bras de sous le cou d'Esthera, et j'admets, résigné:

  "On va devoir y aller je crois"

  Elle se lève, je la suis des yeux.

  "Bon dieu, ce cul que  t'as, c'est le dernier vers splendide de ce joli poème".

  Elle rit.

  "C'est vrai? tu le trouves toujours aussi beau?

  "Ton cul, c'est le printemps."

  Un peu cruche ça, mais c'est tout ce qui m'est venu, et ça a paru la contenter.
 
  Nous marchons à petits pas, en savourant ces dernières minutes avant le brouhaha d'apocalypse des voitures et le vrombissement des passants qui nous attendent sous peu.

  Sur un banc, droit devant, face aux canards qui dérivent connement au fil de l'eau, une silhouette attire mon attention. Un petit bonhomme, vieux, tout sec et trop maigre pour sa gabardine qui le boursoufle. Il tient dans ses mains ridées des feuillets retenus par des pinces à linge en bois. Une serviette à ses pieds. Je demande pardon à Esthera et lui dis que je vais la rejoindre, de pas m'attendre, que je dois parler à ce vieux bonhomme sur le banc.

  "Mr Destouches?"

  Le gars lève une trogne suspicieuse. Il a des yeux malins mais des traits inquiétants.

  "Ma foi oui jeune homme. A qui ai-je l'honneur?

  "Oh, peu importe. Je suis un tout petit peu juif, mais un tout petit peu seulement".

  Rictus. Jaune. Il sait pas trop si c'est du lard, du cochon ou du pickel.

  "Vous savez, on a pas fait mieux que votre petite musique en France depuis...

  "Ah? vous êtes donc portés sur les scribouillages. Et ailleurs, "on" a fait mieux?

  "Bukowski vous a volé l'incipit du "Voyage"! enfin, plagié disons...

  "Mon dieu c'est monnaie courante dans le milieu. Est-ce un homme -comment dire... raffiné?

  "Buk, raffiné? Hé bien, il revendique un certain raffinement depuis son tas d'ordures... c'est un grand émotif, ça devrait vous plaire ça...

  "Alors ça pourrait être pire, n'est-ce pas. Etre pillé, ou salué si on peut dire, par un type raffiné ne me gêne pas de trop. L'incipit en soi, ce n'est pas grand chose... on en fait tout un fromage parce que c'est ce qui reste d'un livre sans style, l'incipit, alors qu'on me le pique... oui pourquoi pas. Il me restera toujours mon style, n'est-ce pas...

  "Et les polémiques...

  "Oh alors ça, les polémiques, il y a en a toujours quand on réussit un petit peu... et puis je me suis assez excusé je trouve de m'être mêlé de politique... par humanisme en plus de ça! Une belle connerie ça, mon humanisme...

  "Comment trouvez-vous notre époque?

  "Votre époque? mon Dieu... horriblement lourde... oui, lourde, pesante, sans grâce... et pressée, tout le monde est pressé... les choses vont vite... les constructions, les destructions... tout se fait à une vitesse -comment dire? aberrante. J'ai bien peur qu'il n'en reste rien de votre époque, avec cette manie de tout faire et défaire si vite. La seule chose qui reste, c'est la lourdeur.

  "Vous qui n'avez pas connu de bonheur et qui chérissiez la mort, c'est un peu ironique que vous soyez encore là aujourd'hui, à... (je compte) 117 ans!

  "C'est une horreur, une tragédie.

  "Je me permets de vous plaindre. Bon, il faut que j'y aille, une nana m'attend. Enchanté d'avoir fait votre connaissance, vous qui fûtes Tout.

  "J'aimerais en dire autant jeune homme, adieu".

  Je le laissais, haineux et désabusé, échoué face à l'écoulement du Rhône sombre, et lourd comme il disait, en pensant que ben oui, pour un mec qui usa de la plus belle plume du XXè siècle pour dénigrer le monde entier et tous les hommes, quelque part, il avait eu ce qu'il méritait: la gloire, le dégoût, et la vie éternelle, cette vie qu'il méprise. C'était quand même le plus grand auteur qui fut au siècle dernier, la plus belle plume, la plus gracieuse, la plus nerveuse, la plus riche en émotions, mais quelque part, un peu "lourde" elle aussi. On peut bien trouver des poils aux oeufs!

  La littérature est la plus belle et la plus sexy des salopes qui peuplent notre univers d'homme: on lui donne tout et bien entendu, elle prend tout. Elle laisse des squelettes pas très reluisants cramer aux soleils noirs qu'on a su élever au dessus des restes abandonnés de ce qui aurait pu être nos vies. On se damne. On s'expulse. On regarde, on regarde, et on tricote des ptits bouts de chair tatoués d'infimes vérités. Des morts joyeux, des taxidermistes de l'émotion qu'on est.

  Avignon sifflait un petit vent tiède sur ma cellulose, sur le béton grumeleux, sur les canards qu'Esthera contemplait de son oeil d'enfant, sur le pont au dessus de nos têtes, qui couvre de ciment l'espace maritime d'en haut où se terrent pour l'heure des étoiles. Des étoiles de mer ou des étoiles de terre, ou des étoiles tout court, je savais pas bien. J'avais soudain envie d'écrire des conneries. Ecrire. Me vouer encore un peu à la tâche infinie, à moins qu'Esthera insiste pour baiser.

  J'avais le lendemain matin rendez-vous avec un spécialiste du colon pour savoir ce qui chiait rouge en moi. J'avais peut-être le cancer, peut-être pas. Dans tous les cas, je trouvais que la lourdeur, elle avait plutôt tendance à être en nous, sous forme d'agloméré de merde en plomb, et que suivant les matins ça ressemblait à s'y méprendre à de l'or.






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Published by ignatius - dans Nouvelles
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Nounedeb 27/06/2011 10:59


Ah! Nouveau régal. Tu fais fort! Et tu as - heu - ton héros a des menstrues. Il va connaître un petit quelque chose de l'éternel féminin.
Tu les z'envoies aux z'éditeurs, tes nouvelles?


ignatius 28/06/2011 17:47



Merci. Ah quand on fait dans le mignon... Sourire. Bientôt, bientôt, quelques passages à peaufiner de-ci de-là, encore sûrement une dizaine à écrire (plus celles que je n'ai jamais publiées ici)
et le tout partira. Probablement d'ici à l'automne, ou au début de l'hiver. Il faut dire que j'ai aussi un recueil de poèmes à mettre en ordre. Ce n'est pas la partie la plus agréable du travail
d'écriture que de réunir le tout, d'en enlever les scories, de pôlir et de bâtir un ensemble, surtout chez moi dont la capacité de travail, bien que relativement conséquente, est somme toute
plutôt brouillonne et fonctionne à l'impulsion.



lizagrèce 26/06/2011 22:26


Je ne me souviens plus non plus du nom du chien - ni de celui du chat - mais je me souviens que ce chat a été emmené par Céline avec sa femme lors de leur périple en Allemagne et en pleine débâcle
son souci est de le nourrir.


ignatius 28/06/2011 17:42



Pour en revenir à ton premier commentaire, je trouvais ça trop facile et malvenu de faire parler Céline comme il écrit (et sans paraître immodeste, j'ai tellement lorsque j'étais jeune imité son
style, que ça ne me semblait pas difficile -il fait partie de ces génies qui comme Baudelaire ont inventé un style tellement caractéristique que le copier n'est pas si compliqué). Au lieu de ça
j'ai écouté et reécouté ses interviouves, pour le faire parler comme il parle, et non comme il écrit. Après on peut évidemment contester le résultat, car il ne m'appartient plus.



lizagrèce 26/06/2011 21:37


Je n'imagine pas un dialogue comme ça avec Monsieur Destouches, ce vieillard inquiétant habillé de guenilles et malpropre mais avec des yeux très perçants . Comme ceux de son chat.
Parce qu'il a un chat Monsieur Destouches, et même qu'il l'aime plus que l'humanité toute entière, lui-même compris.


ignatius 26/06/2011 22:20



et un chien, d'un nom bizarre (genre Grec) que je n'ai pas réussi à percevoir clairement dans les intervivouves que j'ai de lui...



miou 26/06/2011 16:45


et en plus, c'est très beau...


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