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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 12:35

 

 

 

   Elle était étendue sur son canapé, bouche entrouverte, une jambe repliée sur l'autre, belle comme une conque amenée par l'écume au matin, brillant aux premières lueurs de l'aurore. C'est vrai qu'elle était là comme un peu échouée. C'était une Réunionnaise à la peau mordorée, caramel, ferme, lisse, vraiment une belle peau, une sorte de trésor de pirate, quoi. Mais lui n'avait vraiment rien d'un pirate, hormis la gueule peut-être. À faire peur sa gueule, il fallait bien l'admettre. Pourtant elle l'avait suivi chez lui la soirée dernière, et maintenant elle dormait. Là. Elle l'avait suivi malgré sa barbe noire type oursin, malgré ses chicots goudronnés, malgré ses yeux rouges de fumeur de joints, malgré sa taille de moustique crépusculaire, enfin bref, malgré tout ce qui faisait fuir les nanas, d'ordinaire. Et bien évidemment, il s'était trouvé infoutu de la toucher. Maintenant il la regardait dans les draps rose de l'aube naissante, dans le bleu sombre qui fuyait petit à petit par la fenêtre. Il ne la contemplait pas, non, ça aurait trop douloureux. Il la regardait seulement. Et en la regardant, c'est lui qu'il voyait. Il se voyait en train de la regarder, et c'était encore plus violent que de regarder une fille somptueuse à la télé. D'ailleurs il n'avait pas de télé -peut-être que c'était pour ça, entre autres raisons. Et la nuit se décomposait. Une heure et demi qu'elle s'était assoupie. Une heure et demi qu'il était là, séparée d'elle de quelques dizaines de centimètres. La nuit se décomposait. Il alla se faire un thé.

 

   Quand il revint de sa cuisine, elle avait légèrement pivoté, se trouvant presque sur le dos, son bras droit relâché, avec les doigts qui effleuraient le sol. Crade, le sol. Avec pas mal de ''souris'', ces restes de cigarettes éventrées, comme autant de tout petits cadavres traînant sur le tapis. 7H07. Le thé infusé, il s'en servit un bol, puis roula un pétard. « Tant qu'à faire, pensa-t-il, je vais me prendre mes cachets, ça m'évitera d'oublier comme hier ». Un anxiolytique et deux pilules d'antidépresseurs. Son médecin venait d'augmenter le dosage. Il les avala , alluma son pétard. Il n'avait absolument pas sommeil. Sur sa table, entre un Kenneth White et un traité sur la Chrétienté romaine, ''Les Fleurs du mal''. Non qu'il ouvrît souvent  ''Les Fleurs du mal'' quand il était seul -il connaissait trop bien le recueil du Maître- mais justement, cette nuit-là, en compagnie de la belle Orianne, ils avaient lu à voix haute quelques sonnets du grand Charles : un quatrain et un tercet chacun, et ça avait été un vrai bonheur.

 

   La fumée dense de son joint marbrait l'air autour de lui, et faisait comme des lianes vaporeuses qui montaient vers nulle part. Dans l'obscurité percée d'un opercule de lumière, la scène lui faisait penser à une peinture inédite du Caravage. Mais le Caravage n'avait jamais peint de Réunionnaise affalée chez un pauvre petit poète misanthrope, reclus, névrosé, retiré de l'Éducation nationale à cause de son agoraphobie... pourtant ça faisait un beau tableau. Peut-être aurait-il dû essayer la peinture ? non, il s'était déjà raté dans la littérature, c'était bien suffisant. Et puis d'ailleurs, il ne s'était pas raté, non, il avait juste abandonné, c'était différent. Très différent. Intellectuellement, il valait bien mieux que tous ces poétaillons, plumitifs de bas étages, imbus d'eux-mêmes, incapables d'écrire quatre alexandrins qui tinssent debout sans racler du talon au sol. S'il le voulait vraiment, il pouvait écrire les plus beaux poèmes de la ville. Il mâchonna quelques poils de sa barbe en imaginant tous ces sonnets limbesques, non écrits, qui se pressaient à la porte de son cerveau, et qu'il repoussait d'une main lasse.

 

   Il tourna la tête vers la belle au canapé dormant. Aucun doute : voilà la plus belle fille qui avait franchi le seuil de sa porte depuis au moins cinq ans ! Et rien que la façon dont il l'avait ramenée prouvait pas mal de choses. Il était chez un de ces jeunes types, un de ces poètes narcissiques, soit-disant d'avant-garde, toujours plus jeunes que lui, qui enfilaient les filles comme des perles au lieu de travailler leurs vers et leur technique. Un de ces gars qui pondent des poèmes à la minute quand il faut des semaines pour composer un véritable quatrain. Des éjaculateurs précoces de la poésie en somme. Ils avaient commencé la soirée ensemble, à parler de Magma, du Velvet Underground, de King Crimson, et puis l'autre, le pire de tous, s'était pointé. Lui, il le haïssait carrément. Une vraie raclure, un parasite, un traître. Dire qu'il l'avait hébergé, qu'il lui avait dépanné maintes et maintes fois de l'argent, qu'il en avait fait, on peut le dire, son fils spirituel, et que ce moins qui rien avait fini par piétiner son amitié comme on patauge ivre dans la boue ! Lui, c'était un vrai pourceau ! rien de moins. Une crevure, le vice incarné, le plus bas échelon de l'évolution -un blastopore ! Et sa pire trahison, un assassinat digne de Brutus ! il était sorti avec sa jeune sœur pour la larguer après quelques semaines. Et ça, vraiment, ça ne se fait pas. On peut pardonner des choses, mais ça, ce n'est pas possible : c'est la plus haute forme de trahison, de mépris, qu'on puisse concevoir.

 

   Il mâchonna encore quelques poils de barbe en s'énervant tout seul. Le ciel était désormais tout lacéré du jour naissant.

 

   Il écrasa son joint et se servit un petit verre de blanc.

 

   Bien sûr, la logique aurait voulu qu'il parte lorsque le judas est venu imposer sa présence. Mais il a d'abord fait un effort, par respect pour son hôte. Au prix d'un reniement de ses valeurs les plus essentielles, il était parvenu à faire la conversation à l'Iscariote. Spinoza, Nietzsche, Romain Gary, puis le salopard avait réclamé de la musique française, il en avait assez du rock psychédélique anglais. On avait mis Ferré, ''La vie d'artiste''. Un bon moment d'ailleurs : tous trois connaissaient les paroles presque par cœur, et l'aréopage avait réellement partagé quelque chose. Mais la discussion a dérivé sur les poètes chanteurs français contemporains, et sur Bertrand Cantat. Tout le monde se pâme devant Cantat, mais lui, pas du tout ! d'abord ses chansons ne valent pas grand chose, c'est à dire, ses vers sont mauvais, pompiers, tout ça est très fumeux, et il n'y a qu'à le voir sauter dans tous les sens sur scène, brailler comme un vendeur de poissons pour comprendre que ce type là est louche ! très louche, ça n'était d'ailleurs pas du tout surprenant qu'il finît par tuer une femme à coups de poings. Et ce gars osait encore chanter après ça ? faire des concerts ? Encore un sans-gêne, un indigne. Et l'autre qui en faisait l'un des plus grands poètes de notre temps ? Pas étonnant ça non plus : les ordures se serrent les coudes. Cantat le meurtrier. Judas finirait aussi par tuer une femme, c'était dans l'ordre des choses, et même s'il n'allait pas jusque là, c'était la même graine de salopard. Et ça se prétend poète ! Ah, elle était belle l'avant-garde française ! On ne pouvait pas laisser passer ça. Tous ces imposteurs, ces tartuffes, il fallait leur mettre le nez dedans, une bonne fois pour toutes. Alors il ne se gêna pas, il lui cracha ses quatre vérités à la gueule, et l'autre ne disait rien ! Il ne trouvait pas de réponse, il le regardait, muet, statufié, écrasé par le poids de la honte ! Qu'aurait-il pu trouver à répondre ? rien. Et là-dessus, en plein milieu du Jugement, la Beauté avait fait son entrée. Une des Grâces chez les porcs ! avec ses belles hanches pleines, ses courbes de violoncelle, sa bouche sucrée, son parfum des îles. Il ne pouvait pas la laisser au milieu de ces vautours. Ça ne se faisait pas. C'était contre ses principes. Et il tiendrait une vengeance, une revanche.

 

   Il mâchonna rêveusement quelques poils de sa barbe. Il se servit un autre verre, se roula un autre joint. Orianne ronflait tout doucement. C'était mignon. Il l'avait eue, il l'avait arrachée des griffes odieuses. Voilà un motif de fierté. Le soleil peignait quelques immeubles au loin.

 

   Très vite il s'était aperçu qu'Orianne avait des qualités. Elle aimait Baudelaire, et puis c'était une actrice de théâtre. Une jolie fille avec de la culture, de la conversation. Ça lui avait décuplé son courage. Il avait su trouver les mots, monopoliser son attention, lui montrer qu'il la considérait. Et elle l'avait suivi pour boire un verre chez lui. Il avait gagné, remporté la manche. Maintenant elle était là. Mais non, il ne lui avait pas sauté dessus. Il n'était pas comme eux. Ce n'était pas un chien. Il mâchonna deux ou trois poils de sa barbe. Non, il lui avait offert un verre, comme promis. S'était assis en face d'elle, lui avait laissé le canapé, avait mis Magma. Et ensemble ils avaient parlé littérature, poésie. Elle connaissait même Tristan Corbière ! ''Les Amours jaunes'' ! c'était pas si fréquent chez une jeune femme.

 

   Il se resservit un verre de blanc. Le soleil effleurait de ses doigts la jolie jambe de la nymphe endormie.

 

   Puis ils avaient lu Baudelaire, tous les deux, à deux voix, en alternant, comme dans le proverbe latin. Délicieux. C'était une actrice : elle lisait bien. Il ne lui avait pas sauté dessus, ce n'était pas son genre.

 

   Il ne trouvait pas le sommeil. Mais il ne le cherchait pas. C'était si doux de contempler sa belle Réunionnaise assoupie. Le soleil envahissait maintenant l'horizon. Tout en buvant, il ne la quittait pas des yeux, déformée par le pont sucré du blanc qui glissait le long du verre. Son butin. Elle se retourna, lui offrant son dos creusé, cambré, une partie de ses fesses léchée par l'onctuosité solaire.

 

   Il écrasa son joint. Suçota quelques poils de sa barbe. L'alcool et le pétard commençaient à le troubler. De toutes façons, la soirée était finie. Il attaquerait une autre fois. Sûrement en l'invitant à dîner. Elle dormait profondément. Il se sentit las. Il fallait lui laisser un petit mot pour la remercier du moment passé ensemble, puis pour lui demander de le réveiller, afin qu'il lui prépare un petit déjeuner si jamais elle se levait avant lui. Il voulut ajouter quelque chose, comme une accroche, un des mots qu'il n'avait pas su trouver quelques heures plus tôt. Mais la fatigue l'empêcha d'arriver à une formule satisfaisante. Il se leva et alla trouver son lit.

 

   À son réveil elle n'était plus là. Au bas de son petit mot elle avait ajouté « merci pour le verre et pour le canapé, bonne journée, Orianne ».

 

   Il était à peu près quinze heure, le soleil trônait affreusement dans le ciel.

 

 


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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

Langda 14/04/2012 15:54

Belle histoire qui me fait penser aux nouvelles de Nerval poursuivant ses actrices chimériques... Sans joints ni alcool ou axios, il était déjà bien allumé, celui-là !
Par contre, à "Il était chez un de ces jeunes types", je me suis vraiment embrouillé car j'ai raté le retour en arrière. Au lieu de "Il avait passé la soirée chez..." Je comprenais qu'il était à la
fois chez le jeune poète et chez lui, puisque j'avais suivi jusque là... Du coup j'ai dû relire deux fois les paragraphes suivants avant de retomber sur quelque chose de cohérent...

ignatius 14/04/2012 16:13



Hum, remarque intéressante... mais à un moment donné (en gros après le premier paragraphe) on glisse dans sa tête, dans ses pensées, ça se remarque aux jugements qui sont les siens et pas ceux du
narrateur. En fait en gros tu as tous les paragraphes un peu longs où on est dans ses pensées, et les intermèdes avec le mâchonnage de barbe où on est dans la description classique type narrateur
omniscient... mais je relirai, peut etre que tu as raison et que je peux faire plus clair (mais pour l'instant tu es le seul à avoir été gêné -ce qui ne prouve pas que tu aies tort,
entendons-nous bien). Ouais, Nerval n'avait besoin de rien pour être allumé, heureusement qu'il a rien pris d'ailleurs, sinon il n'aurait sûrement pas aussi bien écrit.



lizagrèce 14/04/2012 12:15

C'est vrai je suis mauvaise langue et j'aime ça !

ignatius 14/04/2012 12:19



Ah ah !!! toi qui as bon goût, ça me surprenait que tu n'aimes pas du tout. Ma cosmogonie est rassurée.



lizagrèce 13/04/2012 22:20

Il y a des petits déjs pires que des nuits blanches à parler de Cantat, qui, soit dit en passant, n'a jamais valu tripette ...
Pour en revenir au petit déj' le pire c'est le thé : ça assassine ! Cantat aussi d'ailleurs ...

ignatius 14/04/2012 09:47



Ah ah, moi j'aime beaucoup Noir Désir, mais faut écouter les trois premiers albums (surtout le premier et le second : "Où veux-tu qu'j'regarde" et "Veuillez rendre l'âme"...



Danièle CHANEAC 13/04/2012 18:12

Au moins l'avez-vous écrite ? Un tout petit peu...

ignatius 13/04/2012 18:14



Mon nègre me ressemble comme deux gouttes d'eau... sourire



Danièle CHANEAC 13/04/2012 16:58

Très belle histoire . Sans vous connaître, j'ai eu l'impression de vous voir.

ignatius 13/04/2012 17:16



C'est amusant, parce que je n'y suis pas dans cete histoire ! enfin, si mais alors un tout petit peu et je ne sers à rien !.



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