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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:13

 

 

 

  "Ce chien si je lui file pas ses médocs, il crève au bout de trois jours!"

  Horrible son chien. Sûrement le chien le plus moche de tout Avignon. Un vieux cocker tout véreux, à moitié dingue, et méchant comme tous les cockers.

  "Ouais ça fait chier, c'était le chien de mes parents, et ces enculés si je le sors pas ils le laissent moisir dans sa pisse! Et sans ses médocs, il  crève du coeur. Putain je m'en suis mis pour mille euros en un an! tu me le gardes stp, j'en ai pour cinq minutes?"

  Et il me tend la laisse, parce que j'ai pas le choix. C'est Gab, mon plus vieux pote ici, sur Avignon. Comment dire non à son plus vieux pote... Alors voilà, je me retrouve devant le RADAR avec le chien le plus déglingué de la ville au bout d'une laisse. Il tire comme un âne en plus. Sale bête. Gab s'est tiré dans le RADAR, pour voir je ne sais qui, certainement une histoire de drogue ou de thune. Il fait pas trop dans la gonzesse Gab, il a des préoccupations plus élevées: défonce, récupération de merdouilles dans la rue, sérigraphies et bières. Les filles c'est pas vraiment son truc, il fait rien pour en plus. Le pire c'est qu'il est pas moche, mais toujours fagoté comme un prince-mendiant, avec une tronche de coucou tout juste extirpé de l'oeuf. Ca a son charme, mais il sait pas trop en user.

  Me voici comme un con, à l'entrée du RADAR, sans même rien à boire, ce vilain cocker au bout du bras. Et y a du monde, c'est l'heure de l'apéro. J'espère qu'il va pas calancher là maintenant.

  "Oh, Ben! salut! c'est ton chien? il est trop mignon!"

  Elle dit ça en cachant mal son air dégouté. C'est Angeline. Joli visage, plutôt sexy dans ses fringues glam-gothiques, mais un chouilla trop grasse, et con comme une truelle. Je lui dis que non, c'est pas mon clébard, et je me justifie: je le garde pour un pote, quelques minutes.

  C'est long ces minutes. Evidemment je vois passer plein de nanas que j'estime comme des coups potentiels. Mon côté séducteur ramasse un peu avec cette puanteur canine qui tire dans tous les sens et que je rappelle continuellement à l'ordre.

  Gab reparait. Sainte mère de Dieu, enfin. Je lui rends son micro fléau.

  "Je te paye une bière? on se met en terrasse, ça fait plaisir de te voir.

  "Ouais ouais, moi aussi Gab ça me fait plaisir, si tu veux, va pour la bière".

  (au point où j'en suis, maintenant que je passe pour un promeneur de cocker, autant ramasser le salaire.)

  "Pauvre chien. Sans ses médocs, y crève. Je l'aime bien moi ce clebs".

  Il était évident que Gab se projetait un peu dans son animal. Tous les deux se laissaient porter par la vie, sans vrai but, rognant par-ci par-là les os à leur portée.

  Gab est toujours rempli d'histoires, et a un certain talent pour les raconter. J'aime bien ses histoires, c'est toujours plein de flics, de zonards, de papiers d'identité perdus, d'embrouilles de dealers et de mesquineries de toxicomanes, puis ça finit régulièrement en garde-à-vue, voire au tribunal. Ca fait descendre la bière.

  V'là El Desdichado qui revient du Styx, on voit sa gueule de damné qui luit au coin de la rue. En croisant mon regard sa tronche se déforme. Je me demande. En fait c'était un sourire. Il tourne, tout raide, dans notre direction.

  "Bon, faut que j'aille refiler ses cachets au chien...

  "Ouais sinon, il crève".

  Gab rigole. Se lève, salue le grand poète de la place (pas moi, l'autre) qui est arrivé à notre niveau, et se taille en essayant tant bien que mal de manoeuvrer son cabot. Un si petit machin avec autant de force. Dingue. Tout à la hargne, tout à l'orgueil de pas obéir à un humain. Il m'impressionne. Un véritable insoumis.

  "Putain, j'ai passé une soirée de taré. Je bois trop, faut que je fasse une pause. Tu me payes une mauresque?"

  Un jour je vais t'assassiner Desdi, tu vas voir.

  "Non, désolé, j'ai plus de thune là.

  "Bon, je vais voir si le serveur m'avance un verre".

  Et il revient avec sa mauresque. Le monde est beau.

  "Ouais, je te disais, j'ai fait n'importe quoi hier...

  Stupéfiant. Là il fait un arrêt dans la narration, parce que Desdi sait ménager le suspens. Il trempe sa moustache dans sa mauresque resquillée. Il reprend.

  "Je suis tombé sur une fille trop jolie qui m'a emmené chez elle, on s'est embrassés, ça partait super bien et puis j'ai tout fait foirer. J'étais trop bourré, j'étais ingérable, je gueulais, je renversais tout... J'ai foutu un bordel monstre chez elle..."

  Et là il me scrute comme si j'étais son psy, ou sa mère, et qu'il attendait mon commentaire, mon diagnostic ou que je le réconforte. Je dis rien. Il attend. Bon. Je fais un effort:

  "Et?

  "Et ben elle m'a viré de chez elle! voilà ce qu'elle a fait! Et entre nous, elle a bien eu raison, j'étais imbuvable!"

  "Tragique.

  "Ouais, plutôt. Je bois vraiment trop, faut que je me calme. Je pense que je vais quitter Avignon.

  "T'as raison, ailleurs c'est la prohibition, tu trouveras pas d'alcool.

  "Tu fais chier, t'es vraiment un enculé!
 
  (je le dis toujours)

  "T'es un enculé mais je t'aime bien, bon, je te cherchais en fait.

  "Pour me raconter ça? tu te fixes des objectifs à ta portée, c'est bien.

  "T'es trop con c'est pas possible! Qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui? Toi aussi tu t'es fait foutre dehors de chez une fille? Non, je te cherchais pour autre chose. Tu fais quoi ce soir?

  "Si tu veux qu'on aille se faire mettre des coups de pied au cul par une petite nana, je dirai pas non.

  "Mieux que ça! plein de petites nanas! Y a une soirée lecture de poésies à la fac, ça commence à 21h, moi j'y vais, si tu veux on y va ensemble.

  "Y a à boire?

  "Sûrement. Ca te branche?

  "Ouais".

  Pour une fois que Desdi me sert à quelque chose! L'occase est trop belle.

  En fait on est comme le clébard de mon pote. Si au bout de trois jours on a pas eu de l'alcool, des filles ou des coups de pied au cul, on crève du coeur.

  Rencard pris pour 21h dans une cave à vin non loin de la fac aux semi pucelles venues entendre de la poésie. Ca promet cette soirée...

  En parlant de pucelle... Me fais brancher par une gamine de 16 ans, une fille bizarre, anaprodite (elle aurait jamais connu d'orgasme), dépressive et un peu bête. Enfin, "brancher"... le mot est fort... c'est surtout une petite profiteuse qui aime bien me taxer des clopes. Elle veut que je l'invite à bouffer. En fait c'est juste de la jalousie, elle est hyper vexée que je l'aie jamais draguée. Mais t'as 16 ans crétine! et en plus t'es crétine, faut te mettre à ma place! D'accord t'as de jolis yeux bleus de violette fanée... mais t'es une gamine merde! en plus je lui plais même pas, elle s'était empressée de me le dire un soir que j'avais rien demandé. Je crois qu'elle est surtout jalouse d'une relation un peu trouble que j'entretiens avec une amie à elle, une fille majeure et qui en a dans le ciboulot... bon... elle veut bouffer avec moi. Soit. C'est pas très compromettant déjà, et je connais un restau chinois pas cher du tout, d'une qualité tout à fait honorable. La gamine est une pseudo skinhead, j'aime bien les skinheads, ils sont débiles, on passe toujours de bons moments avec eux, tant qu'on est ni Noir ni Arabe. 

  Ca loupe pas elle me cause de trucs complètement cons. J'adore. Elle hésite à quitter le "mouvement skinhead"! Pas parce que ce sont des idiots qui dirigent contre les étrangers une rage qu'ils pourraient retourner contre eux-mêmes; pas parce que ce sont des brutes introverties. Non. Elle hésite à quitter le mouvement parce qu'elle a pas assez de sous pour s'acheter les bons vêtements! Elle peut pas suffisamment renouveler sa garde robe fashion de DC streets, de Docks Martins, elle peut pas se payer les piercings qui lui donneraient la prestance nécessaire pour être bien vue par les autres skinheads. En voilà encore du Tragique! Je serais très curieux de connaître son QI, il doit être très légèrement supérieur à ceux des nems qui attendent dans nos assiettes.

  Elle vient d'une famille de mussoliniens... Ouais... Elle a quelques excuses donc... Elle me raconte sa petite life, c'est Cosette, tout le monde il est méchant avec elle. D'ailleurs elle a un service à me demander:

  "Tu crois que tu pourrais m'héberger ce soir? et je voudrais que tu me pierces si tu l'as déjà fait, au dessus des lèvres. Là".

  Et Cosette me montre du doigt où elle voudrait que je plantasse mon aiguille. Amusant ça. Piercer une mineure à domicile. Jamais fait. C'est tellement con, tellement bizarre et improbable que ça me botte bien.

  "Ecoute j'ai une soirée de prévue, mais si je suis dispo après, je t'appelle. Je peux pas te dire pour l'instant".

  On se sépare là dessus, c'est 21h bien dépassé. Je file à la cave à vin. Ce truc est rue des teinturiers, une jolie rue pavée avec un canal et des roues à aube, c'est vraiment chouette, y'a souvent des musiciens qui viennent ajouter à l'ambiance avinée. Ben là c'est rempli. Desdi me voit venir de loin, il me fait de grands signes au milieu d'un tas de gens. Je bois des coups avec eux, parce que quand même.
 
  Allez, go pour la soirée poésie et les petites chattes estudiantines. C'est plus de 23h, on va arriver juste à temps pour finir les bouteilles.

  Y a du monde, ça brasse bien. Et même une entrée payante, avec un vigile qui garde le portail. Une petite nana nous demande si on a réservé. Est-ce que, franchement, on a une gueule à avoir réservé? Nous? les plus grands poètes d'Avignon! Sans blague. La fille nous dit que c'est chaud, que c'est complet, mais qu'elle va voir ce qu'elle peut faire. Elle se dirige vers sa petite table où deux autres filles gèrent les entrées. Et là, ça part en sucette. L'une des deux autres filles, une belle brunette lève un oeil ténébreux sur nos faces et lance:

  "T'as pas réservé Christo? hé ben tu rentres pas".

  Christo, c'est Desdi. Je lui demande si le plan foireux de la veille, quand il s'est fait fiche dehors, si c'est pas avec cette minette-là, par hasard... Il me dit que non, qu'il comprend pas. Ils parlementent entre eux. Je reste un peu à l'écart parce que c'est bien tendu.

  La brune veut rien savoir. Elle semble jubiler de recaler Desdi. Niet. Il rentrera pas. Complet.

  Des tas de gens sortent.

  "Ben là, c'est bon, y'a moins de monde, on va pouvoir rentrer!

  "Non Christo! tu rentres pas, tu restes dehors!"

  Il se retourne vers moi, éberlué.

  "Je sais pas ce que tu lui as fait à elle, mais ça devait être encore pire qu'à celle d'hier...

  "Mais j'en sais rien! je la connais même pas, je te jure!"

  Elle veut rien entendre, elle donne même des consignes au vigile pour que sous aucun prétexte on ne rentre dans l'enceinte de la fac. Ca commence à faire scandale parce que Desdi ne lâche pas le morcif, l'humiliation étant un peu trop dure à avaler. Nous!!! les poètes attitrés de la ville! refoulés à l'entrée d'une pauvre soirée lecture à la faculté d'Avignon! Perso je trouve ça savoureux, mais Desdi, lui, il digère pas très bien.

  "Mais je connais Yvon! le mec qui a organisé la soirée, c'est lui qui m'a dit de venir!

  "hé ben t'as qu'à l'appeler, moi je te laisse pas rentrer, c'est clair et net".

  Vraiment je m'interroge. Qu'est-ce qu'il y a bien pu avoir entre eux deux?

  Desdi appelle l'orga. Des jeunes entrent, sans problème, d'autres sortent, par petits paquets. Et nous, devant la grille, triquards. Fun.

  Le gars finit par descendre visiter notre misère. Un petit gars râblé, avec un béret sur le crâne. Gentil. Amène. Il est désolé. Non, non, c'est pas la peine d'insister, si on a pas réservé pour leur soirée de merde, on peut pas. De toutes façons c'est la fin. Par contre il aimerait bien qu'on soit présents à la prochaine lecture, dans un petit bled pas loin, une lecture de poèmes érotiques. Je lui file mon numéro et l'adresse de mon blog où il pourra voir le genre de trucs que j'écris. On doit se recontacter. Avant de se quitter il nous refile à chacun un flyer de sa soirée "érotique". J'ai rarement vu un flyer aussi mal fichu, aux couleurs aussi orgiaques. J'imagine déjà combien j'aurai honte de le sortir et de montrer ça aux gens que je vais devoir inviter. Le nom de la soirée paye aussi: "Le festival de la pintade". Je sais pas où ils vont chercher ça. Ca ressemble à une mauvaise blague, à un mauvais brainstorming où tous les participants étaient trop bourrés pour s'apercevoir de leur connerie.

  Je rappelle Cosette. Elle est toujours à la rue. Elle veut toujours que je lui fasse des petits trous. Je sens que ça parachèverait bien ma soirée de faire deux trous à une mineure. Va pour une expérience stupide.

  On se retrouve devant chez moi. On monte. Je lui fais des points au marqueur là où elle souhaite foutre ses petits spikes à la con. Je pointe l'aiguille après l'avoir cramée, je pousse, CRAC ça traverse. Ca saigne même pas. Y a presque pas de nerfs à cet endroit là. En deux minutes je lui en ai fait un. Elle est contente. Il en faut peu. Vu qu'on se rapproche à cause de la situation, elle me demande si je voudrais bien l'étouffer, ça ça la fait fantasmer. Heu... Non. Je me connais, ça va me faire bander et je vais me sentir dans une posture délicate après ça. Non, non. Va pour les p'tits trous, mais les délires SM avec une gamine, faut pas exagérer. Elle insiste. Je tiens bon. On passe au second trou. Elle est folle cette gosse. Le second trou est moins évident à faire: normal, c'est là que la symétrie prend tout son sens; on reprend les marques quatre ou cinq fois et puis CRAC je la re pierce. Miss Causette est aux anges. Elle se mire dans mon miroir en se demandant si elle est la plus belle. Je crois qu'elle me pose aussi la question, question à laquelle je réponds vaguement, sans trop me mouiller. On finit par se coucher. Comme j'ai qu'un lit, ben... voilà quoi. Je me souviens qu'au matin j'avais senti le frôlement de sa petite jambe contre la mienne, contre ma cuisse, un geste plus ou moins volontaire, plus ou moins appuyé, et que ça m'avait fichu très mal à l'aise, genre j'ai sauté hors du lit presto. Allez, dehors la skin, va montrer tes spikes à tes potes, j'ai du boulot.

                                                    *

  Plusieurs jours après, on retombe sur le type de la soirée érotique, dans un bar. Je suis encore avec Desdi. Le type était allé voir mes textes, il est bien intéressé. Il nous explique le projet. C'est une sorte de soirée Slam, un concours, mais nous, Desdi et moi, faudrait qu'on tienne un peu l'évènement, sans participer au concours, faudrait qu'on lise chacun trois ou quatre textes, pour faire comme une colonne vertébrale, avec des poèmes pas trop pourris histoire de maintenir le niveau à quelque chose d'acceptable. Ok ça nous va très bien. Je me permets un bémol tout de même: cette affiche, c'est une horreur, l'infographiste est daltonien? nauséeux? faut faire un truc, sans blague. En plus c'est illisible, écrit en blanc sur jaune et ça bave. On peut difficilement faire pire. Il est assez d'accord pour le côté gerbe étalée et illisible. D'ailleurs il a fait refaire le flyer, il nous le sort. C'est EXACTEMENT le même. En plus net, mais les couleurs, c'est les mêmes: blanc, jaune, bleu. Le nom n'a pas changé, c'est toujours: "Le festival de la pintade". Une info nous avait échappé, là elle nous saute au visage. C'est payant. Ils espèrent que des gens vont mettre  quatorze euros pour venir entendre de pauvres poèmes érotiques? Je suis scié.

  "Non, mais vous inquiétez pas, vous, comme vous venez faire des lectures, on s'arrangera, on vous fera un pass', vous payerez que quatorze euros pour les deux jours!"

  Comme vanne c'était drôle. Mais comme déclaration sérieuse, alors là, c'était carrément du grand art. On le remercie chaudement, on lui dit que oui, on va le rappeler très bientôt pour mettre ça au point. On se taille vite fait Desdi et moi, en direction d'un autre rad où on trouvera de vraies pintades auprès de qui improviser des choses érotiques.

  "Non mais, sans déconner, il croyait vraiment qu'on allait payer pour dire des poèmes?

  "Je trouve ça émouvant moi, les gens qui veulent faire de l'argent avec la poésie. C'est alchimique et naïf...

  "Et la pintade voulait me picorer la queue avec son petit bec rubicond et circonflexe, mais comme je suis circoncis et pas trop con, je lui ai broyé la tête!"

  On se marre. Finalement on trouve pas de greluche, il est tard et y'a personne en ville. On se prend un rouge chez l'Arabe. On se ramasse chez moi pour écouter du Thiéfaine en crachant sur ces paysans d'Avignon qui prennent de grands poètes comme nous pour des vaches à lait.

  Desdi aura le Prix Nobel de je sais pas quoi, un million d'euros, il pourra se payer son voilier. Et moi le Goncourt, dix euros ça me suffit bien, j'ai jamais couru après la thune. Je veux juste faire une émission télé où un ex admirateur me criera: "Bukowski, ta gueule!", enfin avec un autre nom que Bukowski, mais l'idée est là.

  Thiéfaine, ça c'est du poète, avec une chair de poète. Je sors ma gnôle pour oublier toute cette affaire. Après deux verres je bascule en arrière, les yeux écrasés au plafond. J'entends pas Desdi se barrer, ni la gloire arriver d'ailleurs. Demain sera un autre jour, un sacré jour demain! J'en suis sûr.

 


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Published by ignatius - dans Nouvelles
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commentaires

racbouni 17/06/2011 16:29


C'est marrant je ne suis ni buveur ni coucheur ni dragueur ni noctambule mais toutes ces histoires me font toujours jubiler. C'est pas mal, ça se lit très agréablement, mais un manque encore un
chouia de souffle pour que ça vole vraiment très haut. Tu es sur le bon chemin !!


ignatius 17/06/2011 18:22



Je sais pas si je veux voler très haut. Dans mes nouvelles je cherche un point d'équilibre où tout le monde peut jubiler justement, enfin "jubiler", le terme est parfois inadéquat, mais tant que
c'est lu jusqu'au bout, sans effort et avec plaisir, je considère que ce n'est pas raté...



lizagrèce 16/06/2011 23:06


J'ai revu la nuit rue des Teinturiers, ...
Les nuits d'Avignon étaient plus douces et plus calmes il y a longtemps ... si longtemps ...
En tous cas j'ai bien rigolé en suivant les tiennes, même si, au fond, il n'y a pas de quoi.
C'est curieux comme il est facile de rire d'autrui plus que de soi-même ...


ignatius 17/06/2011 18:19



Peut-être que l'écriture permet aussi de rire autant de soi que des autres



mioustre 15/06/2011 20:29


j'adore !!


ignatius 15/06/2011 20:32



non ignara mali, miseris succurrere disco... Enfin j'ai rien secouru du tout (à part le chien) mais cette citation est toujours difficile à placer...



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