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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 18:31

 

 

  La rue déglutit péniblement tout un tas de gens
de viandes recuites et ficelées
qui se bousculent dans l'oesophage embouteillé
sous un soleil mordant l'assiette en ciment

  Un aliment rose et obèse
comme rempli de chamallows pastels
s'est bloqué contre une paroi, et d'une voix de crécelle
geint horriblement pour quelques pièces

  Au milieu de ce défilé brochette
de barbaques et de cris, d'obscénités vestimentaires
d'orgie colorée et d'effluves bon marché
s'est arrêtée une demoiselle en robe claire

  Petit nuage chantilly flottant
sur l'horrible pouding déconfit
elle avance à pas de chaton
tenant entre ses doigts fins

  Une camera
et filme d'un travelling maîtrisé
le ragoûtant repas
et les plaintes de celle qui n'en a pas.

 

 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:33

 

 

  Un feulement de vide
ce tigre bleu impalpable qui tourne au-dessus de nos têtes
crache un chant inarticulé, chaud et moite
quelques oiseaux s'accrochent aux branches des antennes anciennes
qui ne captent plus rien

  ce qu'il reste à partager, et que j'ignore trop souvent
je le dépose au creux du vent
ou dans le minuscule courant d'un filet d'eau du caniveau
et je proclame dans un grognement
que l'évolution se fera en chemin inverse

  en plantant ses griffes
dans l'écorce du temps

  oublie
ce que nous sommes dans le miroir des autres
ces vitrines de l'inacceptable, du trop cher
ton père et ta mère, ces derniers Hommes

  oublie
tes semblables dans leur cage de devenir
leur âme expulsée dans une autre cage, plus petite et portative
tragédie matérialiste : ils sont si loin du véritable objet

  OUBLIE ! ET PLEURE !
va au bar, au coin du trottoir
tourne sur toi-même comme un chien fou
pour coucher les barreaux de pailles

  IMPOSE TA POESIE STATIQUE
d'un oeil fou, d'un oeil de bête
arrache les membranes de leur peau factice
délecte-toi des artifices

  GRIMPE AUX MURS !
aggripe-toi à la chevelure des immeubles
comme un pou trônant dans la nuit sous la lune pleine
et regarde avec ton oeil fou, ton oeil de bête

  redeviens l'Animal
et laisse-toi
bondir

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 12:15

 


  Atonie divine
ronces du jardin d'enfance
le dernier souffle de la première étoile
Père et Mère se déchirant pour un morceau de viande
un visage tordu emmêlé dans nos boyaux retournés
de la merde et du feu
sexe magie artifice
une rivière sèche
une rivière polluée
l'océan introuvable, mais la marée monte, acide,
sur ceux qui nous ressemblent
un chemin s'est perdu
ce message scarifié sur les muqueuses : "je suis le poème"
un lit, une télévision, un cimetière portes ouvertes la nuit
crime et beauté, le moi défiguré

  quelque part, un bâton de dynamite.

 

 

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 11:41

 

 

   J'avais beaucoup de chairs entre les dents. De la chair vieille, sans plus de goût qu'un bout de carton. Alors, mes gencives saignaient souvent et abondement, la fontaine de sang de ma bouche crachait ses aurores boréales rougeoyantes sur l'émail blanc du lavabo quand j'allais, au réveil, me brosser les dents. C'était la première beauté que m'offrait la vie, dès le matin, mais c'était aussi la dernière de la journée. J'étais le tombeau de Joie. Mes yeux de marbre avaient tant absorbé de lumière et de grâces que j'en étouffais : cette sève stagnait et croupissait en exhalant des sortes de feux-follets qui, tout en irisant mon regard de serpents fous, me rendaient presque aveugle.

 

   Je ne souhaite à personne de parvenir au bout du chemin de ce bonheur, ou bien alors, que Dieu, ou l'Amour, ou toute autre psychose, lui donne également la force de l'Oubli. C'est la onzième muse qu'il faut convoquer.

 

   Le Monde est parfait, par essence et définition, toute inadaptation à l'horreur est une malformation de l'être. Par les plaques métalliques martelées qui tapissent l'intérieur du corps, je sais la Musique, je sais les hurlement sourds que cachent les paupières, je sais les charmes effarants que boyautent nos artères et je sais le mercure qui court sur nos joues quand l'éclat de l'or a brûlé nos rétiniennes perceptions de l'âme.

 

   J'étais le tombeau de Joie : sous le couvercle de ma peau, couinait un affreux poème. Hanté par le souvenir de l'Œuf abandonné par le Chaos, je n'osais plus parler, de peur de détruire l'harmonie : que les pattes de l'araignée viennent perforer l'architecture splendide et douce de l'Amour. Bien entendu, je pleurais.

 

   Toute cette chair entre mes dents. Cette chair trop mastiquée, sans saveur, sans qualité nutritive ; la cavité de mon visage n'était donc qu'une décharge, et les miroirs ne se privaient pas de m'en renvoyer l'image. J'étais vivant, crucifié sur l'ombre ricanante de mon Bonheur.

 

   Mon affreux poème réclamait l'ultime muse, celle de l'Oubli. Que l'Antimuse vienne à moi, et prenne tous mes restes.

 

 

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:38

 

 

  Nous, ensemble, ici et là-bas
séparés par nos cils, mâchoires fermées de nos yeux
quand on ne voit que ça, ces phosphènes de consciences
en nous l'interminable errance
on peut toujours se rassurer
en se rappelant qu'on nous vend pour bientôt
la toute fin de l'humanité

  toi, ta soeur, ton coiffeur et mon épicier
ce type qui rôde au bas de la rue
nous aurions pu, nous aurions pu
mais non, ça ne s'est pas passé
nous, ensemble, ici et là-bas
souvenons-nous quand il n'y avait qu'un continent
il était si fréquent de se toucher

  on me parle d'agrafes imperceptibles
plus légères que l'air
pour tout rabibocher
un autre continent sous-jacent
aujourd'hui, je m'y suis promenené
et j'ai ressenti, c'est vrai, interne et nette
la multitude ici et là-bas

  quel dommage, cette histoire de fin de cycle
on était si près
on était si près, de se reconstituer
à coup d'agrafes, une gueule présentable
pour l'humanité
pour le siècle
quel dommage...

 

 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:15

 

 

  je suis fait de la même matière que les préservatifs
un rempart au foutre, comme aux nuages, les toits
obsédé obsédé obsédé
je suis comme vous creusé par un désir sans fond
aux échos infinis en expansion
sur la brêche
pas tout à fait mort
jamais vraiment vivant
sur la brêche
raviné
par le souffle en dessous
les lumières éclatées là-haut
l'obscurité stellaire parle au nom de l'indicible
parfois je n'y crois plus
et les pleurs de poussière tourbillonnent
tourbillonnent
sans rien construire d'absolu
parfois je n'y crois plus
aux déserts de vérités où j'aime me planquer
je m'imagine des fleurs de verre
vous savez
des prismes pour la lumière
je m'imagine des fleurs en croûtes
des fleurs en foutre
des fleurs de doute
à offrir, cramées.

 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:14

 

 

  Assis sur un rocher planté dans les flots
il écarte les doigts pour déchirer le vent
ses yeux bercés d'écume escaladent le ciel
mais où vont ses pensées insensibles aux pavots ?

  L'univers ce soir est... si pompier
comme incendié d'étoiles décomptant les heures
que le cadran de l'eau déglutit lentement
alors que plane dans l'air comme une éternité

  Assis sur un rocher planté dans les flots
ses cheveux longs courent et se jettent dans l'onde
il aspire à vivre encore quelques secondes
mais où vont ses pensées, rongées par les pavots ?

  L'univers ce soir est... si pompier
il brille de trop de feux : les saphirs de la mer
le font sûrement pleurer ; assis sur un rocher
ses pensées s'étiolent et fondent en pavots.

 

 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:12

 



  Tu sais, demain
nos âmes seront ces pierres
biscornues
qui ne forment pas de chemin
étalées là
comme un miroir éclaté
reflétant mille fois
la même étoile alitée

  Tu sais, demain
j'aurai enfoui mes abats
mes livres et mes hallus
au repos sous les gravas
est-ce que ce souffle est le mien ?
ma bouche tombe en carafe
silence ! lentement : rien
je n'veux pas d'épitaphe

  Tu sais, demain
les cordes du temps
t'auront relâchée dans une aube ivoire
tu souriras, belle enfant
tu souriras, belle enfant
en suivant dans ta mémoire
les aléas luisants
de nos âmes diffractées.

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:41

 

 

  Et Bukowski a crié
sur les lambeaux écarlates de la femme
qui est une ville
qui se dévore elle-même et se recrache un peu plus loin
dans le gras perdu des banlieues

  Et Dante a chanté
tous les cercles, tous les cercles
où se superposent les pêchés qui nous animent
dans les consciences à peine habitées
de monstres que nous n'égalerons jamais

  Et Lautréamont a construit
pour les adolescents soixante miroirs
où logent l'âme et la furie
l'orgueil et le désespoir
aveuglés d'amour et d'utopie

  Et Vous avez vécu
et vous avez dit
et vous êtes morts

  Tandis que d'autres feuilles tombent des arbres
en dansant.

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:39

 

 

  La lumière fut. Comme une chute attendue. Inexorable éjaculation. Des chairs de pensées se déchirèrent pour laisser apparaître la plaie à vif de l'aurore. Un corps flotte sur le ressac, sur l'écume nonchalante, roulé par la nécessaire cadence des révolutions. Voilà l'Homme, majuscule, étendu, inerte et flasque sur le sable grumeleux des éveils répétitifs. Il a encore quelques algues noires au coin des lèvres. Un long chuintement venu de l'autre bord, procession de fantômes goguenards, tourne au-dessus de sa nouvelle terre. Qui n'a rien de nouveau, bien au contraire.

  Il y a, dans l'air, des prismes en suspension, des phrases ineptes et quelques écholalies. Le souvenir des transformations écaille encore ses paupières. Sous la lumière, il vient de réintégrer son corps. Sous la lumière, il regrette de savoir par avance les tenants et les aboutissants de cette incarnation. Ses nageoires se résorbent. Ses ouïes se rebouchent. Ses ailes pénètrent comme un couteau ses flancs contractés.

  Un rapace vole sur la scène, attentif, majestueux, son oeil jaune se mélange à la lumière. Il tourne. Il tourne.

  Et tout tourne ; ou plutôt : tout a tourné.

  Le corps affublé de vie ramène une jambe à soi, tend un bras comme pour saisir une main secourable, qui n'existe pas. Non, ce n'est pas une main qu'il chercherait en vain à attraper, mais une bouteille, laissée là par sa conscience. Cette bouteille contient un message. Un message d'eau, et de vie.

  Et la lumière hurle maintenant. C'est une lumière qu'habite une légion de démons arbitraires, chauds et violents. Cette cohorte marche au pas de l'oie sur l'immensité charnue de l'Homme.

  Ce n'est pas même un signe d'Apocalypse.

  Ce n'est qu'une autre prison de liberté. Ce n'est qu'un espace qui n'a jamais été conquis, et qui est là, donné comme un cadeau empoisonné. Comme une énigme qui n'a pas lieu d'être. La lumière a maintenant explosé sur toutes choses.

  Les yeux contemplent, avec ce même effarement blasé, que tout est toujours identique, formel, oppressant d'espace et de possible.

  L'Homme est exténué. Il a ouvert les yeux. Il sent son coeur battre.

  Il se lève.

 

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