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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 13:43

 

 

    Je me rappelle bien
de cet autre monde aluni
des amours trottoirs
et des secrets gravés sur ton front

    Je me rappelle bien
qu'au milieu des lambris obscènes où riait la faune
d'araignées en jupette et de réptiles malhabiles
nous on se promenait à Dirty Old Town

quelques temps tout ce foutoir était à nous
régnant connement sur un tabouret au bar
je crois même que je bandais pour un oui
et surtout pour un non

quelques temps toutes les rues menaient à Rome
New York ou bien Athènes
comme si ça coulait de nos veines
de suicidés survivants & enchantés

    Je me rappelle bien
nous ne voulions que vivre
putain
nous ne voulions que vivre.

 

 

 


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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 10:55

Il est beau, il grouille de choses poétiques, d'auteurs barrés, de nouvelles refusées partout ailleurs !

 

CoHuEs 12 !!!

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:44

 



quand je vais dans mon frigo
la lumière s'allume
c'est beau
elle est crue et confondante
tout se mélange
comme si dieu était dans tout
comme les morceaux de fruit dans le yoghourt
ou pas
il fait froid
tout est pareil tout plat
enrobé d'une odeur uniforme
de ranci raffraîchi
tout est pareil
triste et pareil
tout ressemble à de la merde

 

 

 


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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:43

 

 

biouty biouty

je ne suis qu'une diff
raction
de lumière dans le regard des autres
un mensonge communément admis
je ne suis pas belle tu sais
et
j'ai un gros cul pas d'harmonie
ici
je gonfle aux mauvais endroits

par moment j'ai toujours
raison
et trop de critères pour
m'envoyer en l'air
tout

est dévoyé du fond de l'air
au mots qui m'écoeurent
tout est dévoyé

le monde est un musée
-là où on fout les muses complètement moisies !
et j'ai des cauchemars :
la mort m'a oubliée, la poussière se répand
dans toutes les fissures
et papa ce cher papa
pleure en coeur avec moi

biouty biouty

je ne suis pas belle tu sais
je suis
trop belle
tu sais ?

BEAUTY WILL NEVER SAVE THE WORLD CAUSE
BEAUTY DOESN'T EXIST
YOU KNOW ?
YOU STUPID RUSSIAN !



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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:22
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:38

 

 

  chaque jour je
me prépare comme pour
le dernier
je salue le soleil
et le mouvement des astres
je me passe la gueule sous l'eau
puis je lace mon armure
et je prends mes cachets
je mentalise le chemin
comme le font les athlètes
je mâchonne les mots
les mots de la guerre
je les garde là
au bout de ma langue
prêts à rugir
chaque jour, putain
chaque jour comme le dernier
seul soldat de mon armée

puis

  voilà
je prends les devants je marche au front
sans fierté ni rien
comme un robot sans volonté
un peu trop conscient
un peu trop humain
un robot
d'angoisses et de courts-circuits
de rouille
de rouille et de trouille
un robot humain façonné en série
caparaçonné
et faisant semblant de rien
j'entre dans la boulangerie
où je demande ma baguette de pain.

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:51

 

 

Il y a toujours, à toute heure

un requin bien fuselé, des crimes

un match de tennis

ou d'hommes encravatés

le pourquoi du comment

qui pourrait me rendre plus intelligent

la télé me tient

la télé me tient

la télé me tient

comme la corde le pendu

la télé me tient

la télé me tient

la télé me tient

comme un ami aimable

elle m'envoie des bousiers

en très gros plan

des serpents colorés

des indigènes distrayants

parfois même un billet pour l'espace

la télé me tient

en vie jusqu'au soir

jusqu'au dernier souffle conscient

jusqu'à ce que je plonge avec

les requins et tout le reste

dans les remparts du songe

du repos pas vraiment mérité

après quoi il y a toujours

un foutu lendemain

que je ne crains pas

car la télé me tient

car la télé me tient

et me tiendra à toute heure

ce pour quoi je lui dis merci

comme un toxico à son dealer.

 

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:30

 

C'est vrai qu'on a cherché
jusqu'à un certain âge
où mettre les doigts dans quel engrenage
livrés avec une âme dont on savait que foutre !
une âme, c'est une belle idée
de celles qui nous rongent
métaphysiquement
j'en connais qui cherchent encore
tellement rongés qu'on y voit au travers
toute la lumière, toute la lumière
qui baigne les villes
tellement rongées qu'on y voit au travers
mon pote Chris a raison ce monde est une méduse
et si t'ouvres les yeux dans les nuées dans le brouillard
entrelacs devenir f... ou pire changés en pierre

 

Anima, anime-moi
respire, mais respire bon Dieu !
respire les racines
des dangereux grenadiers
des magnolias qui tiennent le ciel
respire les ombres et les cervelles
allongé sur un banc
souvent je pense que tout ça n'est qu'un piège
et pourtant je ne crois pas en Satan
allongé sur un banc
souvent je pense que l'espoir tout ça
c'est vendu avec les chaînes
VENDU, VENDU !
souvent je pense
au bord des ruisseaux on a couru
respirer des essences
pas plus haut que trois pommes on a couru
au bord des ruisseaux
inventer des mystères
chasser le Dahu
chercher les causes premières
chasser le Dahu
avant de poser les armes
avant de poser les armes
respire, mais respire bon Dieu !
avant de poser les armes
aux pieds des Césars qui brandissent les miroirs
aux crépuscules qui brûlent les cotylédons
est-ce que tu la vois la raison
planer dans le ciel comme un vautour
comme un avion
tellement métallique et aveuglant
VENDU !
ça fait mal, hein ?
ça fait mal à mes chéries, à mes amours
des fois dans le soir je parle au vide
ça fait mal, hein ?
frontal
bip je me balance
et combien se balancent aussi ?
au bord du lit
quand des mains aimables viennent pleurer
chargées de suie pour décolorer
défraîchir les tapisseries
pas bouger pas bouger, faire une connerie
derrière les vitres sales et immuables
c'est un carnage de sel et de sang
un jour a filé encore des peluches au vent
fallait pas souffler le pissenlit
fallait pas souffler
maintenant au bord du lit
ça fait mal

tu parles au sang toi aussi ?
et les ombres, tu leur parles ?
au souffle tu dis quoi ?
que t'es creux pas complet fissuré
ça fait mal, hein ?
Nephesh !
HEIN ?
Nephesh toi, respire
dépêches-toi de la retrouver
respire, mais respire bon Dieu !

serait-elle tombée là par hasard
comme une tuile d'un drôle de toit
serait-elle tombée là par hasard
dans cette charrue charnue
d'ossement désirant
serait-elle tombée là par hasard
Anima, anime-moi
Anima, anime-moi

attends, attends
j'ai un doute
de ceux qui font s'effondrer les voûtes
c'est comme la licorne on l'a jamais vue
attends, attends
est-elle là à l'état latent ?
mon pote demande à la poussière !
chut, chut, chut

c'est un bien beau mystère
(y en a pas besoin tu sais !)
tu marches, vois-tu, en longeant les murs
c'est le matin, tu marches sans savoir pourquoi
parce que c'est là-bas, et merde !
en longeant les murs
et tout brille scintille palpite
des étoiles ou des diamants
minuscules
baveux
comme de la morve céleste, oui, céleste
sur les murs et ça n'a pas de prix
y en a pas besoin non plus !
et fraction de seconde ça ne s'explique pas et fraction de seconde
toute pourriture effacée
des plumes dans le sang, cerveau lavé
de la pureté plein les mirettes
mais, tu pleures ?
dis-moi, tu pleures ?

toutes cellules intérieures
convoquées
Anima, anime-moi
ou sinon échec et Maât
ou sinon échec et Maât à la pesée
je sens déjà la puanteur des crocodiles
et sans regret je leur dis
si la chair est sans feu je la laisse
c'est comme l'âme
je ne l'emporterai pas au paradis.

 

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:53

 

 

 

ça donne envie de s'retrousser les manches

dans l'ennui

même si je pue sous les aisselles

la drogue ne me fait plus décoller

la télé m'instruirait presque

les autres ont raison je le sais

y zont tout compris à la phiphiphilosophie

de l'avenir dans un four crématoire

si on s'est aimés dans une déclinaison

d'être aux frontières dépassées du néant

comme quand le train perfore doucement la nuit

métaphore sexuelle pour ne pas dire

qu'on a pleuré dans ce train bien après l'amour

ça donne envie de s'retrousser les manches

pour fouiller dans les chiottes

paraît qu'au dessous c'est l'océan

on le dit on le dit et personne n'y est jamais allé

c'est fini, camé, t'as tout cramé de tes espoirs

y reste que des M&M'S déjà sucés

et d'autres villes et d'autres miroirs

où ta gueule surgit comme un cauchemar

ça donne envie de s'retrousser les manches

tiens m'a chérie, t'as vu comme il est beau mon manche ? C'est pour toi tout ça

pour pas dire que la poésie nous abandonnera

comme des gosses de divorcés

comme au bout y a rien et en attendant pas grand-chose

tiens le train accélère, regarde

oh ! C'est la guerre des étoiles, et rectiligne le sang doré des villes

c'est beau d'avoir des yeux pour ça

des yeux comme des pinceaux pour peindre à l'eau salée

ça donne envie de s'retrousser les manches

jusqu'à l'os

viens là mon squelette c'est toi qu'jaime

même si c'est chimie et billevesée, repas d'vant la télé

même si c'est que pour s'pencher ensemble à la fenêtre

à la vitre du train le cul sur la banquette

même si ton cul est parfois mon dernier espoir

ça donne envie de s'retrousser les manches.

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 13:50

 

 

Le ciel était beau
pur et sans tâche
il se jetait infinement
dans la mer aux diamants.

Des randonneurs, des couples
et des familles promenaient
leur bonheur sur les sentiers
d'un printemps crayonné aux pastels

l'air un peu frais aguichait
les tétons de mes deux amies
topless et qui fumaient en riant
je ne sais plus de quoi nous parlions

puis, tout à coup, l'une d'elles vociféra
en crachant comme les vagues
postillonnent sur la plage
elle agitait ses bras et ses mamelons
et fit un doigt en direction
d'une tête âgée qui dodelinait
suivant les mouvements d'une main
dissimulée par les rochers.

Le type s'enfuit
peut-être un peu triste
je trouvai mon amie
légèrement égoïste.

 

 

 

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