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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:24

 

 


L'esthétique
d'un supermarché
explique beaucoup de choses
carrée simple efficace
Khéops aurait adoré
quand le néon ruisselle
en cascade escalier
sur les rayons blancs

équation élégante

notez le mandala
des trous dans le labyrinthe
tout ne passera pas dans l'estomac
mais si on pousse, ça rentre
hyp no tique
viande et machines à laver
tourbillon si bien agencé
pour sûr, c'est artis tique !

équation élégante

et pas dénuée de cruauté
la mort et l'industrie
feront toujours
bon marché

 

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:22

 

 

devant l'absence du plus pur
cette absence qui s'étend
et galope
comme un voile d'invisibilité
comme un drap sur les meubles morts
comme si tout s'inversait
que les vivants devenaient fantômes

à certaines heures crépitent
de vagues lueurs, fugitives
éclairs rassurants aussitôt
évanouis après lesquels il faut
avouer que le néant s'est
imposé sec, irréfutable et ravageur
comme une vérité carrée.

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:08

 

 

  Il a p'tete raison lui

muet presque inconscient
à la dérive immobile
sur la langue glacée du béton
ni combattant ni même observateur
avec son réchaud et sa boîte
de ravioli
tous les jours la même boîte
de ravioli
des yeux noirs à offusquer le diable
il est sec et noueux
comme du barbelé
je suppose qu'il a eu ce pouvoir insupportable
un jour, une seconde, un mortel instant
de voir le monde tel qu'il est, ABSOLUMENT tel quel
machine à concasser

  il a p'tete raison lui

je passe tous les jours devant
en allant au tennis à la boulangerie aux impôts marcher pour marcher
c'est un livre ouvert
aux pages noircies indéchiffrables
grimoire inquiétant de runes et de crochets
pour nous pendre TOUS
il vit dans un poème de Blake, Baudelaire, Lautréamont
enfin, pas des histoires pour enfants
je passe tous les jours devant
avec la peur au ventre
de reconnaître une bonne fois pour toutes
que ce fou
a raison.

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:05

 

 

on est des dégueulasses
faudrait arrêter de
s'mentir
et c'est p'têtre ça la classe
monstres de nous
dès les premières pépites de l'aurore
au chant des rossignols
nous suons dans nos draps
le transfert de la conscience
dans le corps est toujours délicat
ou alors y a que moi ?
et entre les dents, c'est bien des capsules de venin
tout ça parce que ça fait mal les dents et que les murs
y crissent comme c'est pas permis que ça
file la chair...
moi j'ai pas fait la guerre mais
j'y ai pensé, une fois
une fois que c'était trop beau le soir
avec de la poussière colorée
et la ville au cuter
et les lucioles de pensées
trop beau pour être habité par des dégueulasses
la fille faisait semblant de pas vouloir
et moi j'pouvais pas dire qu'on est des dégueulasses
qu'y faudrait arrêter de s'mentir
et qu'elle voulait s'faire baiser
je pouvais pas dire et la ville grésillait
la ville
trop belle
de loin
et si dégueulasse de près
comme vous
et moi.

 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:11

 

 

  voilà que j'ai encore envie de pleurer
ça vient d'un endroit bizarre et que je ne fréquente pas
le soir rose et bleu
comme un spray
tombe sur la ville
le whisky tombe dans mon ventre
mon chat tombe à terre en faisant "plof"
les notes de Chopin, elles, ne tombent pas
elles flottent élégamment
avec leur puissance étrange, fine comme un fil
et mon regard sans larmes
flotte également
devant la page trois d'un roman que je n'écris pas
maintenant tout le rose de l'émotion solaire
s'est enfui ailleurs
ne reste que le bleu de moins en moins bleu
mes yeux trop secs
mon lien d'avec vous me semble un souvenir
presque un mensonge
clic clic clic
ce sont les pattes de mon chat
il saute sur mes genoux et me fixe droit
voilà deux miroirs où je peux lire
tout ce que je ne dis pas.

 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:09

 

 

  je la fais tourner entre mes doigts
sous les rayons du soleil de 11h11
elle est un peu sale
parce que mes doigts sont sales
une centaine de petites boules blanches
suivent le mouvement
passant du jaune au transparent
si je la secoue, ça fait une maracas pour les mouches
je la pose devant moi
se peut-il que ma vie tienne à ce fil ?
là-dedans
de la magie mesdames et messieurs
qui me rend invisible aux yeux de la mort
à mes propres yeux
qui m'éloigne des dangers

mais pour quoi faire ?
c'est bien le genre de questions que je ne me poserai plus
une fois la gélule avalée.

 

 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 11:23

 

 

  C'est dehors
que les esprits chantent
offrent des sourires aux reflets
galopent au vent des rendez-vous
la lumière terrible et
mensongère,
c'est dehors
les croisements, carrefours
fleuve aux bras tendus
les chutes et baises impromptues
les mots pour dire
c'est dehors

crispé absent j'entends le noeud coulant
mes ongles hurler grincer
je suis un gouffre de vérité, comblé méchant
oh si je pouvais dire les mots simples
mais ça c'est, c'est...
coincé, pourri, trop pointu
lacrymal acide et sûrement déjà vu
poussière qui pique les yeux
muet
je vois la porte de la nuit
et ça
c'est dedans.

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:26

 

 

  je ne peux plus écrire
mon amour
quand le blanc violent
m'éventre et m'aspire
un point
c'est tout

  c'est capitonné
dans le jardin aux ronces
et le sang
figé je m'enfonce
un point
c'est tout

  je ne peux plus écrire
mon amour
je ne crois ni aux nuits ni aux jours
alors tu parles à la mort
un point
c'est tout

  c'est un drôle de quai
où j'attends
qu'un vieux piano
vienne s'échouer
au point
du jour

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:22

 

 


  on parlait de presque rien
une ombre sur les murs
impossible à décrire, tu sais
là, dans la poitrine
ça tape sans savoir pourquoi
un cil tombe dans un fracas
juste une note et des pleurs
l'arbre est seul sur la colline
ici tout est contenu
il a réduit l'immensité
j'ai vu un ruisseau entre
les lèvres cimentées

  on parlait de presque rien
les lunes gambadaient
on parlait de presque rien
et c'était trop, et c'était bien

  (ce poète, tu sais, un chien
geignard aluminium
amour blafard
funambule au funérarium
il buvait du thé, tu sais...
un autre a peint quelques traits

  et
dans le vide nous
étions là
à
murmurer
à
s'en éclater les poumons)

  on parlait de presque rien,
de ce
presque rien.

 

 


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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 11:24

 

 

  traversé par les paysages
arbres fouillis, dé
          zin
tégrés
habitations poussière avec
                      ses
          gens
ruisseaux de lumières
et que font-ils
déjà au passé
(déconnexion seconde
tout est possible laissons
ça derrière)
fils tendus liant électrique internet et je sais pas quoi encore...
Van Gogh en par
            ti
    cules
dans les champs de blé
(...)
je repense à la ville abandonnée cristaux brillants dans la conscience
je repense à la ville vécue trop connue sale et arpentée
l'alentour se calme et respire
se fige et s'étend petit empire
ma peau s'est envolée sac plastique balloté, nuages
autre rivage nouveau réseau
autre visage nouvelle peau
que je fuirai encore

 

 

 

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