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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 12:23

 

 

    Une fenêtre
une maison
un chat
l'amour
un coeur
un poumon
une jambe
un oeil

des pensées décalottées entre les cuisses du monde
et pourtant
il semble encore
et toujours
manquer quelque chose...

 

 


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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:21

 

 

  Numéro spécial SEXE de Cohues

 

  Quinze auteurs différents, une dizaine de nouvelles, quinze poèmes sélectionnés et cueillis à la main, et votre serviteur comme rédac' chef de cet opus (sous le nom de Néon) !

 

  Enjoy !!

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:26

 

 

  Redescends sur terre
tu es trop con
il y a tant de choses à faire
avec sa bite
avec ses quelques billets du R.S.A
dans le temple du Temps de Zelda
tant de mouvements à faire avec ce putain de corps
de cavités à visiter
tant de mots si beaux à échanger avec ses amis
sur Facebook
oublier Dieu, diable, unisson et poudre de perlimpimpin

  mais non, je l'ai dit
je suis trop con
j'écoute le vent
j'écoute le vent
j'écoute le vent
qui descend sur la terre
souffle sur ma bite
fait voler mes billets estampillés R.S.A
ébranle les murs du temple du Temps
fait voler mes membres en éclats
disperse mes amis
et Dieu et diable et poudre de perlimpimpin
tout ça, évidemment à l'unisson

  sur une terre ancienne balayée par le futur
je vais me noyer
parce qu'il n'y pas d'eau
et que ma chair, se retirant comme la mer se retire,
laissera paraître mes os
tellement semblables aux vôtres.

  C'est p'têtre que pour ça
qu'on redescend si souvent sur terre
l'âme envahie d'autres endroits

 

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 12:04

 

 

  La place est crasse et pleine
secouée de spasmes, percée d'antennes
(pour ne pas communiquer,
encore moins communier)
sous le blanc mercure
pâle et froid d'agonie
le rouge babouin des faces en furie
ici et là quelques girafes se font sucer
la lune se retient de gerber
et boum
et boum
et boum boum boum
au zoo les animaux sont déguisés
en Paris Hilton et Pit Doherty
et boum
et boum
et boum boum boum

  La place est crasse et pleine
secouée de spasmes, percée d'antennes
des hyènes en talons tournent
et tournent, c'est élégant
les peaux trop travaillées se déchirent
pour laisser hurler rires et sourires
sous les jupes les yeux visqueux
se posent comme des moustiques fiévreux
c'est sûr, la lune va gerber
et boum
et boum
et boum boum boum
et boum
et boum
et boum boum boum
c'est triste d'imaginer
que bien peu arriveront à baiser.

 

 

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:09

 

 

  Là, c'est là, quand les feuilles tremblent
tout ira mal
on est si sales
et brillants sous les sodiums
ton coeur tape à l'envers
je vois tes doigts esquisser, esquiver
charmants petits prisonniers
chemin étroit à ciel ouvert
plantée sur le béton
frêle et assurée
à tirer sur la corde, l'arc se tend
et découvre un détroit iodé
mon oeil le survole à peine
un sillon effleuré
je remonte à
contre-courant

  Là, c'est là, quand les feuilles tremblent
tout ira mal
on est si sales
et brillants sous les sodiums
j'aime envahir le vide
qui ne mène à rien
cette poigne qui me retient
tes cris à analyser
là, c'est là, mieux que le sexe connexe
fichée catapultée
rouge glacé tendu moravagine !
ton coeur pleure des larmes opalines

  Là
c'est là
quand les feuilles tremblent
tout va mal
on est si sales
et
transpirants
sous les sodiums

 

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:18

 

 

  Claude Le Petit (1638-1662), écrivain et poète libertin

 

 Y en a qui commencent mal. Claude Le Petit, de « Claudio » -le boiteux-, né sans noblesse et sans argent, mais avec, pour son malheur, beaucoup d'esprit, est de ceux-là. Il est (selon moi hein, je dis aussi des conneries) le dernier poète français brûlé pour ses écrits.

 

  Chacun connaît le destin remarquable de François Villon, immense poète médiéval, précurseur de la littérature picaresque et des poètes maudits. Villon et Le Petit ont pas mal de points communs : tous deux sont de basse extraction, et tous deux assassins, l'un d'un prêtre, l'autre d'un moine. Mais quelque chose les sépare au bout du compte : Villon, maintes fois condamné pour des vols et des crimes, se verra sauvé de la mort grâce à sa poésie, alors que Le Petit sera étouffé et brûlé à cause de ses écrits. Ironie du sort (qui touche souvent les écrivains, prophètes sans le vouloir), il l'avait prédit dans cette chanson très mignonne dont voici un extrait :

 

  « [...] Qu'on me frotte, qu'on m'étrille,
Qu'on me berne, qu'on me quille,
Qu'on me brusle, qu'on me grille,
Qu'on me pende ou me pendille,
Je diroy cette chanson :
Le garçon est pour la fille,
La fille pour le garçon. »

 

(Virelay *)

 

  Le Petit est insolent, libertin, sans respect pour les puissants (ce seront des chansons sur les mœurs de la famille Mazarin qui lui vaudront la place de Grève), et un peu trop doué pour les vers. Il est un provocateur né, et ira jusqu'à se moquer des Muses trop sérieuses, qu'il rejette dès les premiers vers de sa « Chronique scandaleuse *2 » (où il se réclame de Saint-Amant pour ridiculiser Paris comme le premier l'avait fait pour Rome) en ces termes :

 

  « Loin d'ici, Muse sérieuse,

Va-t'en chercher quelqu'autre employ !

Je n'ai aucun besoin de toy,

Tu ne peux que m'estre fascheuse :

Va-t'en, je seray satisfait !

[...] »

 

  Certains de ses amis connaîtront le même sort que lui, et il ne manquera pas de leur rendre hommage, comme avec Chausson, supplicié pour sodomie :

 

  Sonnet sur la mort de Chausson (version transcrite en français moderne)


  « Amis, on a brûlé le malheureux Chausson,
Ce coquin si fameux, à la tête frisée ;
Sa vertu par sa mort s’est immortalisée :
Jamais on n’expira de plus noble façon.
     
  Il chanta d’un air gai la lugubre chanson,
Il vêtit sans pâlir la chemise empesée,
Et du bûcher ardent de la pile embrasée,
Il regarda la mort sans crainte et sans frisson.
     
  En vain son confesseur lui prêchait dans la flamme,
Le crucifix en main, de songer à son âme ;
Couché sous le poteau, quand le feu l’eut vaincu,
     
  L’infâme vers le ciel tourna sa croupe immonde,
Et, pour mourir enfin comme il avait vécu,
Il montra, le vilain, son cul à tout le monde. »



  Le brave homme était drôle, et fidèle en amitié. Son recueil le plus connu est le « Bordel des Muses *3 », qui s'ouvre par « Le sonnet foutatif *4 » un de ses poèmes les plus célèbres, recueil qu'il propose à la fin d'un sonnet de le rouler pour s'en faire un godemichet.



  Les libertins ne sont pas que des vecteurs volontaires de MST, comme les cyniques d'aujourd'hui ne sont que des adorateurs sans morale de leur propre cul. Non. La philosophie libertine prônait que l'on vive sans entrave, comme la philosophie cynique voulait se débarrasser des fictions sociales. Les libertins voulaient vivre et mourir en hommes libres, en accord avec leur pensée. Claude Le Petit y est admirablement parvenu, et puis en mourant à 23 ans, il n'a pas eu le temps de renier ses écrits.

 

 

 

* Le « Virelay » est consultable sur la page Wikipédia consacrée à Claude Le Petit

*2 La « Chronique scandaleuse est consultable sur le site Gallica

*3 « Le Bordel des Muses » a été réédité par la maison d'édition Fissile

*4 « Sonnet foutatif », idem que pour le « Virelay »

 

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:02

 


  Il en crame aujourd'hui
des mouvements, des pensées
dans ce champ où le ciment
ne sera plus jamais frais
la ville torture la chair
la chair attend son festin
des mouches aux ailes nacrées
sourient et sont déjà ravies

  Au loin, il n'y a... rien
un autre soleil, d'autres filaments bleutés
un dernier souffle au bout de la route

  C'est bientôt la fin, tu sais
je me traîne pour te dire que je t'aime
on est morts à crédit
je sortirai le chien dans la nuit
gris bleu tout a coulé
un océan a fui sous la ligne d'horizon
des pépites scintillent comme un mirage
mon adorée qu'je n'peux dévorer, je suis en nage

  Au loin, il n'y a... rien
un autre soleil, d'autres filaments bleutés
un dernier souffle au bout de la route... 

 

 

 

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Published by ignatius
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 15:56

 

 

  C'est en toi
le serpent et la chienne
au plus profond, l'adn
tu es libre, tu sais, sauf ici
par la nuque
chemin sinueux jusqu'aux intestins
et, plus bas
clapotis moites et mielleux

  Rappelle-toi, belle et cérébrale
qu'avant tu n'étais
qu'un animal

  Ce n'est qu'un jeu
quelques pas vers l'abîme
des cercles vicieux
où tout s'envenime
du sol aux murs
de la pensée liquide
y a plus d'espace
entre ton âme et tes cuisses

  Rappelle-toi, belle et cérébrale
qu'avant tu n'étais
qu'un animal

  Tes dents s'illuminent
partout les cloisons
au-dehors au-dedans
quelques déchirements
des éclairs salés
les cieux sont par terre
étouffés, rouges
crispés plus rien ne bouge

  plus rien
ne bouge

 

 

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 12:42

 

Vidéo par Mioustre et (un peu) moi.
 


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 13:18

 

 

  J'ai trois émotions
(le Père, le Fils et le Saint-Esprit)
qui bouillonnent comme des chiennes en chaleur
il faut que je les touille
que je les dresse

  Un oiseau s'élance depuis le toit, en face
une valise, ombre de vie, roule et passe
je sens qu'une journée encore
va nous saisir les boyaux et presser, presser
jusqu'à la goutte qui ne fait rien déborder

  J'ai trois émotions
c'est au moins une de trop
les humains sont beaux quand ils sont loin
c'est pour ça qu'on construit des autoroutes
j'enclenche mes fusées dorsales

  Mielleux pourri méandreux
intuition technique et tombeau
en me torchant, je me suis mis un doigt dans le cul
sans faire exprès, ça va sans dire
c'est un peu à l'image de la poésie

  C'est trois fois trop, c'est trois fois rien
voici ma queue, le contour d'un coeur, une clinique
(où vous ne pourrez pas vous faire soigner)
j'ai trois émotions
trois marches, et au-dessus :
le vide.

 

 

 

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