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Depuis le départ

 

  Au départ
le cri, articulé, dense
pas une pulsion encore
mais une pulsation
-est-ce le verbe acheminer?
la constriction absolue autour de rien
et à l'intérieur
tout en ébullition, en germe
je cherche le verbe, en molécules
ce n'est pas un message, c'est l'alphabet
aleph, bet, alpha
et Roméo bientôt avec son amour de cinoche
mais nous n'en sommes pas là
revenons au départ
apparition du mouvement
d'une gueule propulsée
ça n'est toujours pas la vie, c'est le temps
la mort était là avant, même si c'est absurde
la mort était là avant
revenons au départ
lumière! temps! pas de retour pourtant, juste
un écartèlement des parois
la survenue des parois
des tangentes, de LA courbe
c'était ça le départ
surement pas de la poésie

  Le départ est dépassé
il a jeté son oubliette, ses verbes, sa direction
la mort puissante et la vie fébrile
bleu-nuit, incandescence d'une énergie sortie de nulle part
et là.

 

______________________________________________________

 

Projet X, partie II

 

  Pour baiser
contre toutes attentes
contre toutes les parois rugueuses
mais déjà humides, squalides et qualifiées

  pour valider l'être-vivant
mal-pensant comme moi
lui
vous
et s'immoler de cette substance étrange que nous partageons peu
au fond

  projeter le monde en double répercussion
big bang
s'ouvrir l'abdomen pour laisser s'échapper les animaux
les transformers
ptérodactyles sirènes au chant inhumain
trop inhumain

  contrer le courant
la discontinuité des blabla sans conséquences
blabla douleur injecté de poison
romantique
arracher de nos peaux les équations extatiques

  Mais surtout
le sexe des mots
la reproduction-imitation
user sa conscience
ensemble
pour la suite
je vais avoir besoin de vous.

______________________________________________________

 

  Misericordis

 

  j'ai encore pitié
mes tumeurs affectives saignent leurs petits et détestables filaments
de bonté
de générosité
de beurk
au sujet d'un être humain
toujours le même
à spectulariser son grotesque
aux yeux d'un public suffisamment crétin
comme moi
pour ne pas trouver la force d'y jeter une bombe de foutre stérile,
une marmite gorgée de couteaux rouillés
d'y faire une saignée de tous ses viscères, méticuleusement, l'un
après l'autre

  Au lieu de ça, j'ai de la peine
et c'est alors contre mon corps que je retourne cette même armada d'opprobre
je voudrais aimer
je voudrais aimer cette dépendance extra organique
mes contemporains
mais je n'ai que la plus niaise des émotions
la pitié.

 

_________________________________________________________

 

  Okavango III

 

  Il y a DES Okavango
des choses étonnantes
des souvenirs vivants comme des créatures manuscrites
qui n'attendent qu'un retournement de notre dos
pour plonger leurs membres griffus et venimeux dans la nuque de notre esprit
chétif
Revenons aux Okavango (en tournant le dos, donc)
il existe, défi à la géographie, à notre entendement du monde
il faut entendre un peu mieux!
la chose vient, serpente innocemment, trimballe ce que doit trimballer
une eau fluviale
et pfuit
se dissout là où il ne faut pas.
Bien.
Nous sommes les Maîtres
il en faut plus pour attenter à notre compréhension de la réalité
ce grand mot
la réalité
c'est tout ce que notre absolue intelligence tente d'appréhender
et un peu plus
et nous nous sommes là, et jusqu'à preuve du contraire nous finissons nous
aussi, le plus souvent, dans la terre, comme l'Okavango
qui lui, au contraire de ses frères, donne des coups de têtes dans le sable,
il a plusieurs têtes, c'est une hydre
un monstre, il est anormal. Il existe, ne s'avorte point, seulement il refuse
de se terminer comme il se doit.
Ou
"On" lui refuse. Mais ne lui retirons pas son libre-arbitre, ce serait trop
triste.
Il y a le Nil, l'Amazone, tous remarquables, des Poètes Classiques,
mais l'Okavango est tout différent: il en a rien à foutre de la physique,
des lois, et ça ne l'empêche pas de VIVRE! Et de reVIVRE!
Des contraintes il a su tirer sa personnalité, son identité, sa raison
propre.
Il va vers la mort en chantant la vie
il trouve sa force
ailleurs.
Nous devrions mourir avec lui, ni avant, ni après.

 

____________________________________________________________

 

  Manifeste III, suite de la suite

  La poésie, c'est vous
c'est eux et moi
certainement pas l'idée du Beau
non, ça n'est pas ça
c'est le retour au tréfonds
être Madame Bovary
planter ses yeux au fond du code
ADN
pourrir de son humanité
attaché à l'Arbre de la Connaissance
d'où nous sommes inexpugnables -au moins jusqu'au printemps.
c'est l'inutile arrimé à son but
le message phéromoné de l'âme, dont nous débattrons pour savoir
si elle existe
c'est aborder le sabre à la bouche les questions qui font mal
sans souci de la dépuceler de sa Vérité
nous laissons ça aux philosophes.

  C'est encore bien plus, mais là je vais manger.

 

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