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  Sonnet paranoïde de l'espoir

  Ils sont là, tous présents, gigotant dans un noir
de cathédrale en chair, passant par chaque trou
qu'ils brûlent sur leur chemin creusé en entonnoir
ils sont là, mais fuyants comme la raison le fou.

  J'essaie avec mes doigts de saisir ces monstres
fusiformes et, toujours, ils éclatent comme l'ombre
repoussée par le jour, puis l'hydre se remembre,
s'agglutine sous ma peau griffée par son rostre.

  Ils sont là, je le sais, ma conscience me gratte
je ne la lave jamais même si elle se dilate
sous l'effet du poison, car il y a un espoir

  Maigre et décharné d'les entrapercevoir
et de figer ces trucs en un glacis vermeil,
formol sanguinolent d'horreur et de merveilles.

 

__________________________________________________

 

  Projet X post moderne

  Après moi
les monstres merveilleux
les réponses fondamentales

je ne trouverai pas grand chose

excepté
vos organes
de la compréhension
une copine pour y planter ma
douloureuse affection pour la race humaine

  Après moi
les poèmes pour extras-terrestres
           pour relier les frères ennemis
           les visites extras galactiques
et le carré de chocolat infini qui fait perdre du poids

je conserve
des énigmes partielles
des pulsions à ne pas confesser
surtout sur l'oreiller purulent
de mon entente cordiale avec certaines femelles

  Après moi
la parousie

  Après moi
le bonheur, la lumière, les êtres parfaits

  De mon vivant
je ne veux que des têtes d'épingles
des ballons gonflés de gaz mortels
quelques orgasmes à contempler
pas les miens! oh, non! pas les miens

je vous veux jouissant
tandis que je chignole ma chausse-trappe
et que j'aspire un sang disparu

  Mais devant moi
tuiles mouillées
alphabets abscons
notre espèce un peu désespérée
que je ne soulage pas

  Des gens me sourient
ils ne savent pas ce que je pense.

 

__________________________________________________

 

  Eschatologie

 

  Enfers et paradis
accession à la propriété
sur terre, c'est promis
on nous rabâche cette possibilité

  Une queue plus longue et bien dure
des seins fermes et oblongues
capsules d'éternité
ça nous rend sale, après.

  Les voisins sont là
eux ou d'autres
enfers et paradis
nous n'avons peur de rien?

  En grattant les tombes de papier maché
je découvre les désirs miens
enrobés de cellulose meurtrie

  Enfer et paradis
je remonte la machine
je lustre les boulons de ce robot
qui pourrait me remplacer bientôt
et qui lui n'en aura vraiment rien à foutre
de l'enfer et du paradis.

 

____________________________________________________

 

 

  Alors?
la vie reste quand même un peu belle
quand la nuit dévore les espaces
que les ombres augmentent et disparaissent
en se phagocytant les unes les autres
comme mille bombes visqueuses

lorsque les herbes du vide se couchent
au passage d'un fantôme galopant

quand on se tourne et se retourne
à 360 degrés
et qu'on est bien seul

  La vie reste quand même un peu belle.

  Et il faut bâtir des édifices idiots
en empilant toutes les pierres qui n'ont pas été dérobées
sachons aussi magnifier nos mensonges
les rendre plus crédibles qu'une équation

  Plus rien à attendre de la philosophie
pour les rêveurs, restent l'astrophysique et les séries-télé

  Bien sûr, ma bite m'incite à plus de lyrisme
pour baiser, bien sûr!

 

___________________________________________________

 

  Manifeste (suite)

 

  La poésie, c'est le mal
une infiltration
la reconstruction de l'univers
de nouvelles molécules
infécondes, inassociables
mais fissibles dans le corps, dans l'esprit
une arme atomique circonscrite aux émotions humaines

  La poésie doit faire se lever les morts
en nous, en vous

  Sourdre des chairs les barbelés meurtris et hurlants
la maîtrise des sciences occultées ou incomprises

  Si ce doit être la vérité pratique
c'est aussi et surtout les vérités pas pratiques

  Faire aimer la hantise, l'horrifique
l'hideur d'un visage malformé
le sien, le votre

  S'il faut chanter la vie, alors il faut chanter la mort
magnifier la capacité de souffrir
chaque petite douleur
le coeur qui s'arrête un
instant
faire pleurer le seul être aimé

  Sinon la poésie est incomplète, morne, mensongère
criminelle dans sa fonction

  Non, ce n'est pas le verbe "aimer".

  Tout ce qu'il ne faut pas dire, et encore ce n'est pas assez.

  La conscience a été évaluée, l'inconscient, écouté, nourri
et dépecé, le néo cortex, exalté

  Le limbique: n'en parlons pas. Reste le reptile, honorable.

  Devons-nous croire au surhumain? Le surhumain, c'est le père-noël
mais qui s'offre des cadeaux à lui-même.

  La poésie il faut y aller cul nu!

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