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Recipicé

 

A la magie sans fard de ses main pâles
qui s'etalent
informes, en dessins délicieux
qui nous parlent quand nous entendons mieux

à ses sourires qui crèvent
sans trêve
l'objet plat et bleu, écrasé sur nos têtes
droites et asymptotes

quand je joins mes mains
ce fil s'ordonne
en arabesques, on croirait qu'il tonne
des orages de demain

petits insectes issus de la faille ouverte
je vous aime
oui, je vous aime
je vous conçois aussi pour notre indissociable perte

je sais maintenant qu'il y a une respiration
dans le vide qui gueule
et dans sa gueule cupide
un tas d'objets en fusion

Artaud était dingue, ombilical
atteint par le mal de son être qui dévore
la chair précieuse, tout l'or
qui innerve le corps bancal

l'Autre ne trouvait pas de flingue
pas de balle, pas de tracé rectiligne
que des embrouilles subtiles mais indignes
puis il trouva enfin son flingue

l'un tira, l'Autre non
car la balle logeait déjà
c'est con
et la balle le gloutonna.

  A la magie sans fard de ses mains pâles
qui s'étalent encor
en formes finies, en esquisses jolies
et qui gueulent toujours ses mots torses...

 

_________________________________________________

 

Déraison

 

Il faut s'attendre à tout
et à rien
car dans tout, il y a "rien"
dans le sourire, les dents
dans la langue, le sang
dans ma main, le vide
ou bien une arme
dans les yeux, une poutre
au bout de la poutre, les larmes
au coeur du ventre
point de coeur
juste un antre, avide, moite et cuisant
parfois, un temps, un enfant
qui moisit vite lui aussi

il faut s'attendre à tout
même à l'amour de son ennemi
au cri d'un chausson dans une cellule capitonnée
à la partition de son moi infundibuliforme et inverti
il faut s'attendre à attendre
le disque mou
qui pénètre les données
la base virale de l'être mis sur le tapi
et des fois, ça ne vient pas.

Il fallait s'y attendre

A l'absence de lumière au bout du tunnel
à tourner en rond sur une place occupée par d'autres humains
qui regardent comme on s'interroge sur la pensée d'un chien
il faut s'accrocher à la balancelle

-"Rodrigues, as-tu du coeur?
-"peut-être bien, pour ton malheur"

s'attendre à être coupé dans l'élan enfin conquis,
un mouvement par définition, toujours fuit

Non, nous n'avons rien appris
si ce n'est la formule de Dante

le tracé du chemin de croix
à être sensible au son calfeutrant d'une voix
aux interférences d'avec la Race au Surmoi
à se taire quand on patiente.

 

_______________________________________________________

 

 Silence louche

 

 Si je me tais dans ta bouche
tiède comme un roman en cours de lecture
si mes gestes se font doux, lestes et sûrs
c'est que je me change en Dragon-mouche

aiguillon à la main, au bout des griffes
tu te sens catin, je te flaire
ton existence de chair, je la biffe
tu te rebiffes, putain, en toi, j'erre

ô nos délabrements qui crissent
ô nos balades sans chant
ô nos coassements
ho hisse!

  si je me tais dans ta bouche
si je te hais dans ta molle couche
oh sacré nom de Dieu!
ce que parfois je me sens pieu

rien d'autre. Et toi femelle fière
tu abdiques en sinusoïdes
parenthèses pleines et humides
je nique toute ta jolie matière

ô le respect de la nature
ô les parallèles foutues
ô ton emphatique crue
oh, jure,

que je me taise dans ta bouche.

 

__________________________________________________

 

Ô raison que j'abjure avec passion
ô les portes à défoncer;
mes pieds pris dans les circonvolutions
je chante faux grâce à l'appeau crevé

  Dans cette eau croupie qui siffle
le souffle s'engouffre et crache
à cause d'un sillon trash
un autre sillon de sperme fétide et gelé

  ça pourrait faire de la poésie
les portes en débris,
monceaux de bois, cervelle étalée
horizon maritime à perte, à perte, ohé ohé!

  ça pourrait
avec plus de style et de métrique
avec moins de pensées brouillonnes
avec des sursauts stomachiques
et des confrontations de lionnes

  ô les restes de toi qui lisais
ô froid qui emplit quand elle part
ô les lois, dures et belles, ô brouillard
ô la perte de ce qui nous fait et défait

  ohé matelot, ohé toxicité des eaux boueuses
oh, hé, c'est fou ce qu'il ne fait plus chaud
depuis que le vent souffle hors tempo
depuis que ma respiration est noueuse

  ô vengeances qu'il reste à concevoir
dans un temps de moins en moins long
je m'adonne à mes espoirs
comme le boîteux à son bâton.

______________________________________________________

 

 Dantesque et cosmique

 

Du style, du cul
passion pour une fission stridente
nous voyons si bien ce qui n'existe pas
les cuisses des antiques bacchantes;
je déambule sur ton peristyle
meublé des chimères entières, biscornues
qui te peuplent comme sous tes reins, les rats
et moi, j'imite les formes connues

oui ce bestaire me plait bien
et je ne livre rien à tes doigts
juste je crache
je lâche
des acides sur tes vagues
pour iriser l'écume dansante
qui se pavane
te drague
en te croyant présente
mais je te vois sous la dentelle
sous ta roche friable de Belle
je te surveille
depuis le Big Bang refroidissant
jusqu'au hocquet vif et plein
de ta couture nourrie au venin
cette césure de perlimpimpin
qui en aveugle tant.

 

________________________________________________________

 

 A une cousine

 

Cousine des strates viciées
c'est fou ce que nous pouvons découper
en lamelles à unir
comme les arbres ensemble conspirent

  tu n'es pas encore morte et pourtant
ce savoir des langues dévotes
te pourlèche en lapant les Belles Notes
bleues, sordides, cruelles, n'est-ce pas que c'est prenant?

  Le bois ne nous attendait pas
le rouge était tombé, flasque
je ne m'attendais à rien: rasque!
entre tes arabesques j'ai vu un vrai repas

des agapes
des vers tortillant
ta contrebasse, cheveux vrillant
et toi, les petites frappes;
pif pif pif.

le temps te prendra
à la vie, à la mort, sans amour
sans rien d'autre autour
que le vrai cinéma

tu es celle non pas qui ensorcelles
mais qui mérites les mauvais traitements
que je m'abaisse à te survoler lentement
et fondre en métal sur ta faiblesse femelle

Cousine lointaine
vue à la lumière de bougie, flamme froide
je guette ton fléchissement, ton désir roide
qui avance en réflechissant, petite sélène

Gare! gare à ma loi
au vent qui soulève les jupons
je n'y glisserai pas le creuset de mes mains
ni ma force fébrile, ni rien de subtil

c'est la surprise, la rigueur
tes yeux qui fuient le disque solaire
te prendre par erreur
contre un pan instable
la croix de ton calvaire
dans le dos
tes picots rougis
palpables
mon diner, ton heure dernière.

 

_________________________________________________________

 

Je insuportables


  Toujours ces obsessions
toujours comme vous
la peau, les organes douteux
le face à face sidéral
avec ces pensées tracées au cutter dans le bulbe;
ou alors, ça vient de moi

  Toujours ces echolalies
tourette, pute, pute, pute!
et je crache dans ta bouche
pour t'ensemencer de dédain castrateur
-opposant nul! La guerre, c'est le triomphe de la vanité;
ou alors, ça vient de moi

  Toujours ces gens
autour, tout comme vous
des tombereaux de roses épineuses
des vitrines aux mannequins obscènes,
luxuriants à baiser des portes en verre!
ou alors ça vient de moi

  Toujours cette éternité
vertigineuse de désinvolture
fascinante danse des membranes
des théories quantique jusqu'à la mort
qui est bien là, déjà, son oeil rond;
ou alors, ça vient de moi.

 

________________________________________________________

 

 Un air surfait

 

Pourquoi ce regard dur?
Ca ne sert à rien
autant s'unir au néant
cracher la triste vie
frapper les murs
amalgamer son corps
à la fuite éternelle
ou se battre contre des météors.

Pourquoi cet air cinglant
sous la pluie molle?
ce n'est que de la physique première
Dieu n'a pas conspiré
contre nos peaux de plastique
ce bruit stomacal du ciel
ses sucs acides et âcres
n'ont pas de volonté délétère
autant cesser le simulacre
adopter un sourire rebelle

N'ayons pas l'air touché
laissons glisser
comme des cils inintéressants
comme un pas de danse sans style
comme sur la neige imberbe
et qui pense et coule
des tracés aléatoires

 

_______________________________________________________

 

  Contrepoint

 

Elles tombent tes cataractes
comme en suspend les volutes entortillées
avec ce charmant sombre et illuminé
des filaments de satin qui se contractent

  oh! C'est facile d'être belle
quand le génome est gentil
garce, je suis un gars poli
je fais même des sourires aux dentelles

  entourloupe de tes cataractes
qui  s'ébattent en légions sensuelles
sur une nuque à peine découverte
mais je suis insensible à ces merveilles

  L'eau noire coule de ta tête,
c'est vrai, en noria de grâce
mouvement qui noie et efface
les autres devenues obsolètes

  oh! et après toi c'est parfait?
Peut-être. Un ondoiement d'accord,
un respect de la mesure, bel effort;
mais évoquer Weber: y'a de quoi bicher.

 

___________________________________________________

 

Petit pois

 

je suis fort
comme un petit pois en plomb
je peux briser un talon
m'ecraser au mur
rouler au bas de la pente
et comme par magie
remonter

parfois je prends une vitesse folle
et grâce à ma consistance un peu drôle
quoiqu'il arrive, je rebondis
je me fiche dans une pupille
où je creuse mon lit
enfin je me débrouille

je ne peux plus mourir
je ne suis plus un etre vivant
mais une chose
un objet lancé avec dangerosité
sans conscience
sans relation
c'est ma chance
mon unique pulsion

y'a l'existence, les gens
le bleu du ciel qui se mange les doigts,
des peintres pour figer tout ça.
alors bon, moi je fais ce que peux, et ça se sent.

 

______________________________________________________

 

  Les veules won

 

Niveau un, c'est rock rock rock
de toutes façons y'a pas de niveau zero
rien au dessus, et en dessous, c'est que de l'eau
devant, les filles fument, leur voix est rauque

  Y'a des clitoris, des pénis, une foule hétéroclite
de skins gentils, d'arabes acceptés,
deux mecs classieux, des gothics bien sapés
et à côté, un type basané fait de bonnes frites

  tout se melting-pot, s'amalgame en furie joyeuse
dans les éclats de dents, le trash, l'infâme;
des "aouh, aouh" rugissent des barmans
ceux-là accaparent les chevelures soyeuses.

  Niveau un, c'est rock rock rock
les fesses se montrent, les montres débloquent

  Et comme sur le pont d'Avignon,
on y danse, on y danse, on écluse
tous taquinent la muse
tous poètes aux petits oignons

  -"Ca sort de l'espace" gueule un DJ
on s'exalte, je sais pas ce qui se passe
pourquoi il dit ça lui, avec son béret
bon, je me frotte à une nana, ça délasse.

  Tiens, v'là enfin le niveau zéro
à une heure trente-huit, il est bien tôt
mais on s'fera pas virer, le patron demande
qu'on se tasse au fond, sinon gare à l'amende.

 

_________________________________________________

 

 Ecritures

  C'était sérieux et Léger
grave et futile
ne croie pas un mot de ce que je dis
je t'ai aimé
plus qu'il n'en faut.

  Je voulais manger, mélanger nos connaissances
digérer en choeur
dans le coeur abdominal
spatial
mini-maximal.

  C'est l'heure des succés damnés
des sens cachés
des découvertes horribles
et tant voulues pourtant.

  Dos au vieux Continent
je louange la Mort
je la mange
mais encore,
j'ai faim...

  Si c'est la fin
c'était quand même super bien.

 

___________________________________________________

 

Mon amie fossile

Sculptée dans les linéaments en ombre fine
sa chevelure invite à la méditation
les aquarelles défilent dans sa pupille
mon amie fossile se porte encore bien
elle ondoie sur le papier
ses doigts grésillent
sur la matière elle sait déjà
que tout est éphémère
elle prohétise et promet des choses sur l'Art
des incongruités, plus tard
-je te dévorerai!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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