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Désillusion

 

  La poésie ne rime à rien
il faut bien le dire
lui arracher sa gueule de catin
jusqu'à se maudire

  On peut croire au ductile du liège
au toucher froissé de la peau fragile
au vrai d'une pupille
à l'ivresse de sombrer dans un piège

  Mais la magie dans l'Art
le devenir humain dans sa molle transcendance
tout ça dans la balance
pèse moins que la fumée d'un pétard

  Non la poésie ne rime à rien
Rome s'est faite en un jour, voyez:
autour de mes sentiments, je pleure un Rubicon
des mouches crèveront autour

  Oyez!

  Misère, La poésie n'a aucun sens
l'envers à fait se chemin le
du cri de l'amer à celui de l'oiseau
placebo un sur blessure c'est

  Oyez
en fermant vos oreilles
la poésie aura pour mission de les repercer.

 

__________________________________________________

 

  Que la torture est douce
mon amour
de voir partir un train
qui sur le quai ne tendait plus la main
suave douleur
je ne connais rien de meilleur
l'alcool ronge mes nerfs
gentiment
Il fait froid, la croûte est surgelée
sous nos pas symétriques
elle résonne de silence
échos un peu pathétiques
nous avons eu de la chance

  La vie nous déroule son flot
de paysages figés.

 

____________________________________________________

 

  N'allez pas croire que la mort ait un sens
n'allez rien croire d'ailleurs
hors la vie qui se bat


  Cet enfant est né car le monde l'a expulsé
comme on crache un noyau magique
d'un pied il a traversé l'époque antique
et depuis le désir le consumait

Désunir les royaumes mal ficelés
faire taire ceux qui braillaient d'un faux éclat
ramollir les épées amoncelées
comprendre les mensonges, leur pourquoi

  Cet enfant est né, sans en manifester l'envie
à cause du mouvement décadent des astres
de la prophétie avinée d'un zoroastre
il advint, propriétaire d'un sexe infini

La mort indigne, le génie, la signification de l'amour
les énigmes solubles dans la raison
le langage canin, celui des oisillons
et mille machins l'entouraient comme la nuit le jour

  Cet enfant est né, folie mise à part
il savait lire les hommes, il savait le mal
mais il recusa son sang royal
car on l'avait assassiné dès le départ

Il jeta un regard sur le monde opalescent
du haut de sa sphère fragile
son regard se répercuta et fut divisé en mille
mille flèches qui le rendirent inconscient


  N'allez pas croire que la mort ait un sens
n'allez plus rien croire d'ailleurs
hors la vie qui s'est débattue

 

________________________________________________

 

  Abandon

 

  La mort m'a oublié
je suis là
la coque du monde semble vide
creuse et léchée par un vent horrible
pourtant des voix parlent
s'entremêlent comme des tresses stupides
mais dans un noir de cinéma
qui n'ouvre aucune scène nouvelle
ce monde me semble pareil
à avant
au premier coup d'oeil seulement
car lorsque je me retourne
c'est l'effroi
grimpant et visqueux
fantomatique, ce monde
j'entends, je crois entendre
et puis non, ça vient de moi
la mort m'a oublié, c'est certain
elle en rit
la pute!
c'est ça que d'avoir vieilli
trouver au matin
-un matin qu'on pensait comme tous les autres!
le monde vidé
recroquevillé sur son petit soi
comme une canette au fond de l'océan
une boulette de papier mal finie
je gratte la terre
ouvre les portes que j'ai frequentées
consulte mon répertoire téléphonique
ces noms existent encore!
et quand je fais sonner:
rien.

  La mort m'oublié
et me laisse là comme un con
un crétin abandonné
chien d'autoroute en octobre
l'herbe est rase et c'est bien tout ce qui receuillera
mes crottes solitaires
elle se marre, la garce
c'est un rire de guillotine

  Je n'oublierai pas ce jour
où la mort m'a oublié.

 

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