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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 14:00



  A la sainte Procule, soigne tes fistules.


  Les fistules ont une bien singulière histoire entre nous, vu que celle de Louis XIV, le roi de saison, fut à l'origine de l'hymne anglais "God Save the Queen". J'ai longtemps cru à une espèce de frigidité monarchique guérie par l'usage d'un simulacre -et la découverte de la jouissance clitoridienne, mais j'étais sot: la majuscule au verbe "to save" indique clairement qu'il s'agit de Dieu, et non de son ange Michet.


 Mais nous ne parlerons pas des rois. Et bien moins que ça, nous causerons aujourd'hui de la femelle humaine, qui a juste ce qu'il faut d'infériorité par rapport à l'homme pour se mettre dans la position qu'il convient (ellipse quand tu nous tiens) sans se casser le dos. La femelle humaine est aux vacances ce que le silence est à la musique, on ne va pas écouter un concert pour lui, mais sans lui, ce n'est qu'un brouhaha informe et lassant.


  Ha oui, plongez et maintenez par les oreilles la tête de vos enfants sous l'eau le temps de venir au bout de cet article. Et le mot "bout" est tout sauf innocent. Une fois l'infanticide assumé, mais sans y prendre plus de plaisir que la morale ne l'autorise, reprenez votre lecture.


  J'ai souvent parlé de la femme, de l'éternel féminin, des parenthèses de leur sexe, des colonnades sacralisées à talons hauts, de leur vice si souvent supérieur en force naturelle au nôtre; mais la femme change durant l'été. Femme varie. Elle mérite donc un nouvel article qui devrait clore cette série du bestiaire estival.


  Primates nous sommes toute l'année, nous les mecs, avec ni plus ni moins de savoir faire en février qu'en août, ni plus ni moins de flacidité, ni plus ni moins l'envie de torpiller nôtre compte en banque à coup de restaurants. Et pourtant, la probabilité de nous accoupler est quatre fois augmentée l'été, et quatorze fois sur un lieu de vacances.


  Mais pourquoi, pourquoi? Oui: pourquoi en février on ne baise en moyenne que 3,17 fois alors qu'en juillet et août la fréquence passe à une quinzaine, parfois en un seul jour?! Le soleil et la nudité quasi insolente des corps n'est pas seule en cause, ou plutôt, elle n'est la cause.

 

  Disons-le sans détour: l'été la femme se mue en quelque chose d'autre. Autre chose de fondamentalement pervers et décadent, une créature liquide, qui emporte dans son torrent meliflu et luisant les mâles organes que nous balançons trop près du bord de leurs labiaux rivages.


  Oui, me direz-vous c'est bien beau tout ça (si vous pensez le contraire veuillez quitter définitivement de ce blog, merci), mais ça ne nous dit pas pourquoi il en est ainsi. Et d'ailleurs est ce que ça nous empeche de bander? Non.


  Donc, cessez de lire mes fadaises, passez un maillot de bain, et courez sur le sable en serrant les fesses; essayez de conserver un air nonchalant malgré tout. Attention tout de même, si une femme rit en vous picorant les épaules, c'est une mouette. Il existe une méthode infaillible pour différencier une femme humaine d'une mouette: jetez-lui une sardine fraîche, si elle bat des ailes en vous faisant les yeux doux, c'est une mouette. Si elle vous renvoie le poisson dans la gueule ou bien si elle prend ses jambes à son cou, c'était la femme de votre vie, définitivement ratée (la femme ET la vie). Heureusement vous êtes en tenue de bain, la mer ou l'océan à quelques pas, la noyade étant la seule échappatoire.


  Quant à moi, je vous salue Marie, j'ai une Procule qui sort de son lit.

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 16:39



  Nous avons vu la plage et ceux qui la monopolisent au plus mauvais moment, c'est à dire quand nous y sommes. Il étaient si vilains, si bruyants et si nombreux que nous nous sommes carapatés dans l'eau. On a vu que sous l'eau ce n'était guère mieux, et si la faune y est plus silencieuse qu'à la surface, il faut dire qu'elle n'a aucune conversation.


  Nous sommes donc retournés, résignés, sur notre serviette ensevelie sous le sable des autres. Nous y avons mangé une glace type magnum ou type cornet, puis de dépit, avons levé les yeux au ciel, comme pour le prendre à témoin de l'ensemble des nuisances qu'il faut supporter pour être "comme les autres".


  Et le ciel a ri. D'un rire sardonique, ample et grinçant.


  C'était la mouette. Ou bien était-ce un goéland? En affaire de larini, c'est la taille qui compte. Un petit larini sera une mouette, un grand, un goéland; alors que la grande mouette, c'est  l'armée. Les trois sont identiques en ce qui concerne le regard stomacal. Ils sont omnivores, et charognards.


  Je serai contraint de laisser la sterne de côté, ça me chagrine; on l'appelle hirondelle de mer, elle ne fait pas mieux l'été que l'hirondelle "de terre" (sic) le printemps.


  Et puis il y a trop à dire sur les mouettes, ces rieuses poubelles du littoral. Il y en a tant d'espèces! Des Bonaparte (qu'on reconnait à leur ramige eternellement repliée sur le poitrail) , des rieuses, des du Tibet (que le gouvernement chinois laisse tranquilles), des mouettes pygmées, ou encore relique, ou obscures, ou scopuline, ou de Hartlaub (qui vit en Afrique) et même de Patagonie (qui vit en Patagonie.), et j'en passe comme la mouette à queue fourchue, parce que nous sommes à une heure de grande écoute.


  Bref, où que l'on aille au bord de la mer ou de l'océan, s'y trouve une colonie de mouettes goguenardes, ou qui s'esclaffent carrément. Parfois cependant, la mouette et le goéland pleurent, car cet oiseau a sa sensibilité. Il est un peu cyclothimique, ou dépressif comme on disait avant, soit il rit, soit il pleure, point d'humeur équilibrée. Il faut aussi voir le spectacle que lui offre l'espèce humaine, et avec un peu de recul, on comprend son émotion.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:07

 

 

  Nous irons à la plage. Nous allongerons nos corps albumineux sur cette épaisse poussière jaunâtre dont les enfants font des châteaux éphémères et les adultes un cendrier. Ce sera bien. Les ultraviolets ardemment souhaités du soleil destructeur cuiront nos cellules épithéliales, et, tant que le cancer restera loin, nous serons heureux.


  Il y aura beaucoup d'animaux de notre espèce, certains viendront même se coller à ma serviette. En vrac, il y aura le vendeur de chouchoux au chant caractéristique, la voisine callipyge, la cruciverbiste aux seins que je ne saurais voir sans regretter une plus stricte législation sur la nudité des pas-beaux, les play-boys abdominaux qui jouent aux raquettes de plage pour mieux aller chercher la balle perdue entre les cuisses d'une belle assoupie, et surtout, les gosses des autres, pires fléaux de l'humanité en vacances.


  Nous nous pencherons sur les animaux non-humanoïdes, pour la raison que peu de singes vont sur la Côte d'Azur. Les poissons sont trop cons pour présenter un autre interêt que celui de tirer la langue sous l'eau, nous n'en parlerons donc pas. Il en va tout autrement des méduses et des poulpes, qui sont bien trop dépreciés à mon goût.


  La méduse effraie par son vol sous-marin trop majestueux, elle semble sans consistance, filandreuse, et à elle seule peut persuader tout un parterre de vacanciers de griller sur le sable plutôt de profiter de la mer. Son pouvoir est grand. En bande, elle est plus anxyogène qu'une réforme globale des retraites. Si la méduse est splendide de nonchalance feinte lorsqu'elle ondoie au fil de l'eau, il faut reconnaitre qu'une fois crevée sur la plage elle perd toute dignité. On croirait un sac Hermès piétiné par un troupeau d'éléphants. Exceptionnellement, une méduse échouée parvient à regagner le large à l'aide d'un frêle esquif, l'histoire nous est contée en peinture par Géricault.


  Mais laissons les méduses s'amuser avec les enfants, et passons au poulpe et à la pieuvre, ce qui est la même chose, à part au restaurant où jamais on ne vous proposera de pieuvre. La pieuvre est hypra-classe. Elle possède un bec tranchant, huit tentacules intelligents et en plus de son encre noire bien connue, est irriguée par un sang bleu qui échappa à la vigilance des révolutionnaires français.

 

  J'ai envie de décrire l'acte de copulation des poulpes, acte qui peut s'étaler sur plusieurs heures. Pour faire court, je passerai sur la longue séduction préliminaire des pieuvres qui s'écrivent des lettres d'amour bouleversantes. Nous iront droit au but. Le penis de cet invertébré étant interne (preuve de sa grande pudeur), il se sert d'un tentacule modifié, nommé bêtement hectototyle, pour garnir la cavité palléale de sa femelle des précieux spermatophores. Elle s'occupe ensuite des petits polypes et crève comme une conne. Le mâle est libre de recommencer ses saloperies avec d'autres garces insouciantes.


  La pieuvre fait un excellent monstre dans les romans, de Scylla à Vingt Mille Lieues sous les mers, elle a tout du mythe réél. Il en existe probablement des individus de plus de trente mètres; mais les observations étant difficiles dans les grandes profondeurs, le mystère demeure. Un peu comme les krakens, ces calmars géants qui furent légendes jusqu'à leur découverte reconnue au XIXè siècle. Mais si vous revenez de la Méditerranée en prétendant en avoir vu un, c'est que vous étiez à Marseille.

 

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 16:45

  Comment le nier ? Et surtout, pourquoi ? Les signes sont irréfutables. Nous avons il y a peu branlé tout entier et toute une nuit sur le bitume houblonné de nos rues conchiées de canettes, aguichants adroitement, mais de moins en moins au fil des heures, les autres êtres humains en pareilles dispositions. Nous allons tous nous reproduire sous peu, pendant l'été, ou du moins nous l'espérons vivement.


  Je dirai ici des femmes. C'est pourquoi j'aimerais que tout individu appartenant de près ou de loin au sexe dit faible quittât ce blog, cette pièce, la salle, voire la planète, le temps que nous, les hommes, disions vraiment ce que nous en savons. Vraiment. Pas ce qu'on raconte quand deux yeux mouillants papillonent en nous laissant convoiter de plus souterraines humidités.


  L'affaire étant sérieuse, on ne m'en voudra pas de prendre le problème à bras le corps, et depuis l'origine. Un peu d'étymologie ne nous fera pas de mal, surtout que nous sommes entre mâles, enclins à entendre la Vérité. Oyez et savourez, mes recherches sont sans appel :


  Femme vient du latin femina, rattaché à la racine indoeuropéenne "dher", qui veut dire sucer. Oui, sucer. Tout comme fellation qui dérive de fellare "sucer, têter". Voilà qui se passe de commentaires ; ça gacherait d'ailleurs le plaisir.


  J'aurai une démarche platonique :


 Nous avons étudié la substantifique moelle du nom, attachons-nous à la forme. Décrivons la femme.


  La femme a-t-elle une trompe ? non. Des ailes ? non plus. Pas plus que de cornes ni de nageoires. On peut donc affirmer ceci : la femme ressemble plus à l'homme qu'à tout autre animal, excepté la chienne. Elle a quatre membres et des pouces préhensiles aux mains. C'est donc un primate. Elle se différencie le plus souvent de la gueunon par un raffinement qui lui interdit de manger ses crottes de nez en public. Le rouge à lèvres permet également de les différencier. Dans le cas où vous dineriez avec un spécimen bien apprété, avec rouge à lèvres, mais se curant le nez, méfiez-vous, vous pourriez avoir à faire à une femelle chimpanzée très coquette. Si apres ça vous ne savez toujours pas reconnaitre une femelle humaine d'une femelle animale, il vous reste soit l'abstinence, soit la zoophilie, soit à relire Cuppy et son "comment reconnaitre vos amis des grands singes".


  Il reste cependant à la dinstiguer de nous, les mâles. Ce qui n'est pas toujours si évident. Surtout aujourd'hui que les mecs sont métro-sexuels (c'est à dire qu'ils rament pour coucher) et que les femmes, elles, ont à nouveau le droit de porter le pantalon depuis que Pasqua a abrogé cet article napoléonien du code civil.


  On dit combien les femmes sont différentes des hommes... On sait que les femmes ont un cerveau de deux cents grammes en moyenne plus léger que le nôtre. On dit que l'homme possède une verge en érection dans la tête. On en déduira aisément le poids d'une verge en érection. Cet aspect physiologique n'est contesté par aucun scientifique digne de ce nom.


  C'est pourquoi, avant tout coït, à moins de préferer la surprise, je recommande la trépanation du ou de la partenaire, et la pesée du cerveau. C'est quand meme plus classe que d'y foutre la main aux parties.


 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:47


  Brassens avait cent fois raison lorsqu'il nous mit en garde dans sa fameuse chanson: "gare au dauphin hin hin hinhin".


  En effet, cette oblongue créature des eaux jouit d'une réputation qui, au regard de ce dont elle est coupable dans la réalité, ne se comprend que par la peur qu'elle inspire en fait à l'homme. C'est pourquoi, au risque de me froisser avec Poséidon, je vais tenter de rétablir un semblant de vérité zoologique, si ce n'est pour nous qui avons tellement subit la propagande pro-delphiniste, au moins pour nos enfants à venir.


  Il y a trente-deux espèces de delphinidae et cinq de platanistidae (que sont les dauphins d'eau douce). Trente-sept terribles prédateurs, dont le moins sous estimé est sans doute l'orque épaulard, effrayante ogive des profondeurs marines, fuselée comme un engin de mort, et qui dépasse fréquemment les soixante kilomètres par heure en état d'ivresse océane. Alors bien sûr, au premier coup d'oeil, avec sa bonne trogne de panda des marineland, on lui trouve un air bien sympathique. Je règlerai ailleurs son compte au panda qui, croyez-moi, est une belle charogne lui aussi. Mais revenons à la cruauté de l'orque; une simple lecture de ce paragraphe wikipédia achèvera de vous convaincre:


"Les orques sont opportunistes. Lorsqu’elles croisent une baleine et son petit, elles peuvent se mettre en chasse. Leur technique consiste à tenter de séparer la mère du petit en passant au-dessus d’eux, et en essayant de se mettre entre eux. La plupart du temps c’est l’orque dominante, la plus grosse, qui s’intercale entre le baleineau et sa mère. À leur tour, les autres orques dirigent le bébé dans les profondeurs pour le noyer. La baleine abandonne parfois son petit s’il est trop épuisé par la défense face à leurs prédateurs. Les orques ne mangent que la langue et la mâchoire inférieure des baleines."


  "Les orques ne mangent que la langue et la mâchoire inférieure des baleines."


  On en reste sans voix, et le coeur lourd après ça. Certains massacres historiques de notre race à nous passeraient presque pour des jeux d'enfants querelleurs.


  Mais me direz-vous, qui prenez la défense de ce diable par atavisme, il s'agit là d'un véritable monstre, qui survécut au mégalodon, le cinéma nous a informé de sa dangerosité dans "Orca" par exemple. Ses petits cousins sont bien plus avenants, ils jouent avec nos autistes, ils nous jètent du "galack" au quatre heure... Propagande encore que ceci!


  Si les dauphins ont bel et bien un néo-cortex, tout comme nous et les autres mammifères supérieurs, ils s'en servent principalement pour faire le mal. Très peu s'adonnent à la peinture à l'eau, et s'ils chantent, c'est le plus souvent en mangeant, et donc pour tuer. Je ne mens pas. Ces animaux baisent et tuent pour le plaisir, et pas par nécessité, c'est prouvé. Ils transpirent le vice et la barbarie, bien que ce soit une image, car ils ne transpirent pas vraiment.


  La plupart des exploits accomplis par les dauphins sont pure légende, comme l'histoire d'Arion chez les Grecs. Lafontaine glissa dans sa fable un bel exemple de sauvagerie de ces psychopathes: dans le singe et le dauphin, ce dernier, secourant des naufragés, pris sur son dos un singe -car il le prenait pour un homme- mais le magot se trahit bien vite. Ni une ni deux, le dauphin noie le resquilleur et s'en va pour la gloriole sauver d'autres passagers. Je me réjouis au passage de ce que Doré n'attacha que peu d'importance à la représentation du saint bernard assassin: il lui colla une vraie tête de chien!


  Mais ce n'est pas tout: la femelle est une mauvaise mère, elle n'hésite pas à confier sa progéniture à d'autres femelles aux moeurs plus ou moins dissolues pour aller chasser tranquille. Et je passe sur les infanticides, dont les cadavres ne sont ensuite même pas surgelés.


  Alors je me console en crachant sur la mémoire de l'espèce d'eau douce du Yangzi Jiang, disparue depuis 2006 ou 2008. Ou bien en me préparant des bons sashimi au coeur de dauphin, c'est délicieux, il faut essayer. Quoique la bouillie ou la gelée ne soit pas mal non plus.


  Mais la palme si j'ose dire, revient aux armées Russes et Américaines, qui dressèrent ces sanguinaires cétacés à piquer les plongeurs ennemis, ou bien carrément à se faire exploser sous la coque des navires grace à un dispositif de bombe placée sur leur corps. Hélas, la guerre froide s'est interrompue trop tôt et cet usage est tombé en désuétude.


  C'est pourquoi, après ce réquisitoire en règle, et absolument impartial, chers lecteurs je vous en conjure, si vous croisez un dauphin, changez de trottoir, on ne sait jamais.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:00



  Monsieur Blanchot est un infatigable coureur. Pourtant les spécialistes le nomment "lepus timidus", sûrement dans le but de tromper un peu plus sa femme, la hase. Il se différencie des autres lepus, ou rouquins, ou oreillards ou bossus -ou encore bouquins lorsqu'il s'agit de mâles reproducteurs- par un corps plus petit, des oreilles plus courtes, et bref, disons-le, à y regarder vite fait, on le prendrait presque pour un lapin. Ce n'en est pas moins un véritable lièvre, vivant dans un gîte et non un terrier, jouissant de quatre chromosomes en plus, bien qu'il partage avec le lapin cette manie peu ragoûtante de manger ses crottes molles au reveil. Afin que ces chers et si mignons  animaux ne perdissentt point trop en prestige, les scientifiques bien avisés ont décidé de masquer cette épouvantable pratique derrière le nom bien obscur de caecotrophie.


  Mais ce qui singularise franchement le lepus timidus de ses autres compères lièvres est tout autre chose. Son nom usuel est lièvre variable. Ce qui me semble d'une infinie poésie et me fait penser à quelque chimère apparue dans le règne animal comme surgissent les métaphores incongrues et piquantes au sein des descriptions d'Henry Miller. D'ailleurs la période de copulation du capucin (un autre nom du lapin aux grandes oreilles) est appelée bouquinage. Il est des champs lexicaux celestes dans lesquels ces petites bestioles aiment à se reproduire. Mais pourquoi varie-t-il ce diable de lièvre? Pour mieux se fondre dans la nature évidemment, et ces mues expliquent son sobriquet de "timidus". En effet sa livrée, ou pelage, varie. Grise cendrée lors des beaux jours, elle blanchit pour l'hiver; et le voilà qui trotte  insouciamment dans les étendues neigeuses.


  Redisons-le, il est assez mignon, surtout de novembre à mai: petite boule de poils opalins denses, il ferait merveille en porte-monnaie Dolce Gabana, aux mains de Paris Hilton. Il faudra seulement passer sous silence cette scabreuse affaire de petit-déjeuner aux crottes molles.


  Le blanchon n'est pas le seul représentant en lièvre variable. Il a un oncle américain, le lepus americanus, ou lièvre à raquettes, car il joue pas mal au tennis. Bien qu'invendable soit sa fourrure, et sa viande peu prisée, il n'en est pas moins apprécié des chasseurs, d'abord parce qu'il est facile à pister dans la neige grace aux empreintes de ses pattes en forme de raquette, et puis parce qu'il est mignon nous l'avions remarqué, et que c'est toujours drôle de buter ces petits choux bondissants qui s'affalent ensuite sans génie, sans un mot pour la patrie comme savaient le faire les fusillés de guerre du temps que l'on crevait avec panache. Jamais vous n'entendrez un quelconque lepus scander "vive la France, vive De Gaulle" alors que va se ficher dans son corps l'aiguillon fatal. De toutes façons, le lièvre a peu de constance dans ses idéaux, qu'ils soient politiques ou philosphiques. François 1er ne s'y était pas trompé lorsqu'il affirma ce mot devenu célèbre: "souvent lièvre varie. Et bien fol qui s'y fie."

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 12:09



  Je comptais ici assez légitimement en mettre plein la gueule aux koalas. Qui sont des sales bêtes. Qui, excusez moi du peu, et c'est carrément louche: ne boivent jamais! Pas la moindre goutte, pas le moindre verre, de toute leur vie! Peu s'en fallut, me disait encore ce matin une amie fort avisée, qu'ils ne fumassent jamais! Et on s'etonne que le koala, qui n'est rien d'autre qu'un marsupial, passe l'essentiel de son temps à dormir. On a connu des sénateurs avec mode de vie plus trépidant.

  Une fois qu'on s'est renseigné sur ses moeurs banales, qui laisseraient de marbre un zoophile en manque, on s'aperçoit que le koala aurait autant d'interêt pour nous en sac en peluche sur le dos de nos chers bambins, ou en simple poster jauni au mur d'une chambre. Alors oui, le koala est mignon grace à sa fourrure, mais enfin, son squelette exposé sur une branche dans la vitrine d'un muséum d'histoire naturelle m'emeut tout pareil! Et je ne risquerais pas d'entendre son cri stupide, aussi incommodant que les premiers live techno crachotés dans les garages bétonnés londoniens à la fin des années quatre-vingt.

  Et il ne faut pas lui retirer le moindre de ses défauts: il ingurgite des quantités astronomiques d'eucalyptus. Alors je vous le demande, combien de temps allons-nous laisser cette abérration endémique de l'évolution bouffer nos futurs meubles de jardin? C'est que cette vermine disgracieuse (regardez le marcher, vous verrez si c'est le lac des cygnes) n'a presque pas de prédateurs, il existe même des îles Australiennes en surpopulation massive: on y voit des individus faméliques et souffreteux guettant sans conviction leur mort prochaine; on croirait des imitations de sac Vuitton, ouverts et abandonnés, tout flasques après un larcin.

  On ne voit de cette anomalie arboricole que ce qu'elle nous montre. Allez savoir ce qu'ils foutent une fois tout en haut des arbres, ou plus simplement quand on a le dos tourné. D'ailleurs, lorsque on fait des recherches poussées sur leur violence (souvent extrème), on est frappés par le peu d'informations disponibles. Une telle omerta prouve, pour le moins, que le lobby des koalas est très puissant, suffisamment pour censurer certains textes. Et ne croyez pas que je plaisante: il suffit de lire wikipédia pour être convaincu que des choses nous sont cachées: "Quoi que certains pensent, le koala n'est pas un animal violent. Étant un animal souvent au repos, il préfère utiliser la fuite plutôt que la confrontation." Il est évident qu'il s'agit là d'une forme de prétérition, déstinée à nous fraire comprendre combien cet animal est dangereux et prêt à tout pour faire taire ses détracteurs.

  C'est pourquoi, disais-je en début d'article, "je comptais en foutre plein la gueule aux koalas", mais par crainte des représailles, je m'en prendrai plutôt au lycaon, qui n'est en fait rien d'autre qu'un chien, mais avec un nom de héros grec.  Ce que nous étudierons demain si je ne suis pas assassiné dans la nuit.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:50



  Il y a bien longtemps que je n'ai plus craché mon juste fiel sur l'une ou l'autre de ces races animales qui batifolent sans pudeur sur notre belle planète. Il s'agira aujourd'hui d'une espèce bien connue, et observée depuis la nuit des temps, surtout la nuit d'ailleurs car on les écoutera volontiers copuler.

  Il faut noter que cet animal appartient à l'ordre des primates, comme nous, que c'est même un hominidé, et que peu s'en fallut, à l'instar d'un néanderthal, qu'il prît la place de l'homo-sapiens-sapiens que nous sommes. Heureusement il est resté à un stade de développement inférieur et oblique par rapport à nous. C'est pourquoi il n'a su devenir aussi interessant et intelligent que nous.

  Cette proto existence humaine, scorie de l'évolution que l'on regarde avec le mépris glorifiant de s'en savoir éloigné est bien entendu vous l'aurez compris: le voisin. Le bof, le con, bref, l'autre. Mais ne nous éparpillons pas avec les cousins de cette engeance résiduelle, focalisons sur les voisins. Comme ce connard qui vient d'ouvrir son volet pour me jeter sa face glauque et son oeil jaune à l'horizon étroit de ma fenêtre. Oui, toi: connard.

  Voyeur, exhibitionniste, mesquin, bruyant, mal éduqué, donneur de leçon, admirateur du temps qu'il aurait dû faire ou grand pamphlétaire inspiré des abus de pouvoir du syndic, ou observateur politique aguerri, détenteur de son identité nationale à lui et surtout jamais là alors que j'ai besoin de cent grammes de sucre pour faire un gâteau.

  Quand le voisin, nettement inférieur nous l'avons vu, habite au-dessous, tout va presque bien, un certain ordre des choses est respecté, mais parfois il marchera sur nos têtes, et là, la bienséance s'efface devant la necessité de le faire déguerpir, au moyen de coups de balais répétés au plafond par exemple. Mais le fusil marche encore bien mieux. Notons que de simples menaces de mort déposées chaque matin devant sa porte peuvent être efficaces sur un specimen impressionnable.

  D'ailleurs, si tout le monde avait, une bonne fois pour toute, le courage d'éliminer ses voisins, ça ferait bien moins de cons sur terre.

  Il y a cependant une exception notable, que l'on prendra soin de préserver de l'hécatombe: la voisine sexy. "Girl next door" dit-on dans la langue de Tiger Woods. Chez la voisine sexy une chose frappe immédiatement: son copain, on évitera de le croiser juste après l'adultère.

  Bien sûr, j'ai gardé le pire pour la fin, il existe des voisins musiciens ou prétendument mélomanes. La simple survie à leur contact est mise en péril. Il ne faut avoir aucune pitié.

  Alors vous comprendrez combien je suis aux abois, moi qui ai à l'étage du dessus une blonde nymphomane, s'essayant à tous types d'instruments, nuit et jour, de crescendo en decrescendo, a piaccere i senza tempo, glapissant sur sa trompette trouvée au bar et jouant et rejouant la panthère rose jusqu'à ce que ça rentre. Ho oui, ça rentre.

  Je crois que je vais faire des recherches poussées sur les parents et grands parents de tous les voisins de mon quartier, contribuant ainsi à l'assainissement necessaire de notre beau pays depuis trop longtemps envahi de ce sang impur qui abreuvera bientôt nos sillons. Allons.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:58



  Honte sur moi. Je manque à tous mes devoirs. Je viens de m'appercevoir que je n'ai jamais pris le temps de vous rappeler certains principes de base, sans lesquels il n'est nulle compréhension possible de l'univers, tant au niveau des boutons de chemise qui finissent par sauter, que des géantes rouges ou tout simplement de la fin annoncée des haricots.
 
  Cette loi est la plus importante de toutes, il est impossible de s'y soustraire, sauf quand j'ai pas bu mon café le matin, là il n'y a rien à faire, je n'écoute rien. C'est l'inexorable, l'irréversible, le non-négociable, la direction in fine de toutes choses. Les idiots congénitaux non-éduqués la nomment la mort, alors que les gens cultivés comme vous et moi parlerons volontiers de thermodynamique, voire plus spécifiquement d'entropie. On dit par exemple: ho ce pigeon en est à son entropie maximale quand, sur la route, on croise, gisant dans son jus noir un tagine de ce volatile décédé. Ou alors on fait "beuaaaark" mais c'est la même idée.

  N'allez pas croire que la thermodynamique n'est que ça. Ho la la, que non. C'est également ce qui explique que le glaçon fonde dans le verre d'eau, ou entre les seins de la voisine au decoletté pigeonnant, mais il va falloir arrêter avec ces pigeons, ça devient dégueulasse.

  La thermodynamique regroupe trois principes, dont les premiers semblent se contredire, ce qui est amusant, alors que le dernier reste controversé. Disons-le nettement: c'est le bordel, ce qui n'est pas étonnant. Mais on verra pourquoi.

  Le premier dit que l'énergie est constante dans un système isolé, qu'elle peut se transformer mais ne vient pas Ex nihilo ni ne retourne à rien. C'est, entres autres, Lavoisier.

  Vint ensuite Clausius et son second principe, nommé entropie. Quand deux systèmes procèdent à des échanges d'énergie, il se produit de l'entropie, qui va augmentant dans chacun des systèmes. Elle est irréversible et relève de trois phénomènes qui impriment la direction du temps, qui ne se retourne jamais: du déséquilibre vers l'équlibre, du maximum d'information à son minimum et de l'ordre au désordre. Voilà un argument pour les sales gosses infoutus de ranger leur chambre: l'entropie doit croître, quoi qu'il arrive il est vain de lutter contre, l'univers veut le désordre, et pour lui l'équilibre n'est pas une pile de tee-shirt bien pliés les uns sur les autres, mais au contraire des fringues jetées en tas. Qui sont le parents pour remettre en cause les travaux des plus éminents chercheurs de l'humanité? L'homme est arrogant. Mais l'entropie est tenace.

  Il reste un dernier principe, comme il me reste un dernier lecteur valide arrivé à cette ligne. On le nomma principe de Nernst, alors que si Pinnochio l'avait découvert, on l'aurait appelé principe de Pinocchio et laissé à l'état de conte.

  Nernst dit ceci: « À la limite du zéro absolu, température qui ne saurait être atteinte, l'entropie d'équilibre d'un système tend vers une constante indépendante des autres paramètres intensifs, constante qui est prise nulle, si possible. »

  Si possible. On comprend l'importance de cette loi. C'est  pourquoi je m'efface humblement devant cette requête: tendons vers une constante indépendante des autres systèmes intensifs, mais je vous en prie, je vous en conjure de toute mon âme, que cette constante soit nulle, merci.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:55


  Il y a dans notre monde de si épais mystères capables de repousser la logique si bien et si loin qu'il faut de tout nouveaux concepts pour les aborder. Le devenir de l'âme, la création de l'univers, l'amour, les tartines qui tombent invariablement du côté beurré ou l'apparition de la conscience dans la tête de Benjamin Castaldi en sont autant d'exemples concrets.

  La plupart du temps on fait appel à une nouvelle discipline pour expliquer ces phénomènes troublants: la physique quantique. Notez qu'elle ne peut rien ni pour le devenir de l'âme, ni l'amour ni pour le protozoaire cité plus haut. M'enfin pour le reste on a pas encore trouvé mieux.

  Les sciences ont ceci en commun qu'elles sont empiriques, c'est à dire qu'un scientifique, un vrai, refuse de reconnaitre "a priori" qu'une peau de banane est glissante: il y enverra volontiers sa laborantine, d'autant plus qu'elle sera nue sous sa blouse. Une fois celle-ci gisant à terre, le scientifique aura tout loisir de vérifier si ladite laborantine est une vraie blonde ou non. C'est l'empirisme, l'expérience, qui découle le plus souvent de l'observation.

  L'ennui est que tout n'est pas observable. Dieu ne l'est pas, ou alors jamais aux heures auxquelles je suis réveillé; pour parler de Dieu il fallut inventer la théologie, et comme il est parfois mal vu de définir Dieu avec nos petis mots mesquins qui Lui retirent toute Sa grandeur, on a été jusqu'à inventer la théologie négative, afin de moins L'offenser, ce qui permet par exemple d'affirmer "Dieu n'est pas Benjamin Castaldi" et c'est déjà un début.

  A mi-chemin de l'observable et du non-observable, il y a un entre-deux terrible: le monde subatomique. La particule de lumière -le photon- en fait partie, et le photon ce galopin quantique ne se laisse pas mesurer sans que cela altère une des propriétés que l'on voudrait étudier. C'est un peu comme si on débarquait sans prévenir dans la chambre conjugale d'un jeune couple en plein ébat, il est probable que notre présence induise chez eux un changement de comportement notable.

  En mécanique quantique, on appelle ça le principe d'incertitude, il est mis en relief par le problème de la mesure. Une expérience théorique célèbre popularisa le type de raisonnement tordus qu'il faut échafauder: c'est le chat de Schrodinger. Mais cela fonctionne aussi bien avec un bébé humain ou un responsable politique, peu importe.

  Refaisons l'expérience ensemble: nous prendrons un chat que nous appellerons François Bayroux pour plus de commodité. Il faut aussi une boîte que nous nommerons Modem. Dans cette boîte nous inclurons un dispositif type détecteur Geiger qui se déclenche à la première désintégration d'un atome de corps radioactif. La conséquence de ce déclenchement sera la mort politique de François Bayroux. Mais il est impossible de prédire exactement quand se produira la première désintégration radioactive: elle aura lieu, ses chances augmentent au fur-et-à mesure du temps qui passe mais sans aucune certitude quant à l'instant précis.

  Donc si on récapitule, on a un chat nommé Bayroux dans une boîte Modem avec un dispositif de mort imminente mais non prédictible. La boîte Modem est fermée, et pas uniquement aux alliances salutaires. A un moment donné, il y a 50% de chance qu'une désintegration radioactive ait eu lieu. C'est là que Schrodinger est génial.

  Le chat Bayroux est-il vivant ou mort à cet instant? Sans ouvrir la boîte! On ne peut exclure aucune possibilité. Il est vivant et mort tant qu'on a pas ouvert la boîte pour vérifier. On dit alors qu'il est 50% mort et 50% vivant, ou bien qu'il y a un univers dans lequel il croit encore en ses chances politiques et un autre où il est cuit.

  La physique quantique est comme ça, elle s'emmerde pas. Mais tout le monde n'apporte pas le même crédit à cette expérience théorique. Stephen Hawking réplique à son ennoncé qu'il "sort un immédiatement un flingue", sûrement pour régler le compte du chat-Bayroux une bonne fois pour toutes.

  Le facétieux Pr Feynman aurait affirmé: "si quelqu'un vous dit qu'il a compris la mécanique quantique, c'est un menteur". C'est pourquoi chers lecteurs, je suis assez fier d'imaginer qu'après lecture de mon article, vous n'avez rien appris ni compris qui concerne cette discipline. Par contre, si vous croyez encore en les chances de Bayroux de devenir un jour président de la République Française, alors... Ben je sais pas, vous avez le coeur pur disons.
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