Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
J'ai décidé d'offrir plus de lisibilité à ce blog. Car pour être honnête, à part ma maman qui daigne enfin en ouvrir une page lorsque je la menace de l'interner en maison de retraite et quelques errants, qui ayant tapé "coupe du monde" sur Google tombent sur mon article intitulé fort malicieusement "11juin, Villon se coupe du monde", quasi personne ne vient caresser de son regard ces pages ou s'abandonnent trop de mots. Pourtant je ne ménage pas mes efforts: chaque matin, sous l'arbre frêle de mon inspiration, tendu sur la pointe des pieds, je lance ma main vers les plus hautes branches, les plus délicates, pour y cueillir ce fruit étrange que j'aime à partager.
Mais voilà, le verger est désert, les fruits me restent dans les doigts et pour finir sur le ventre. Tarde venientibus ossa, et je dévore seul même les os. Je sais la métaphore du fruit squelettique est un peu osée, mais quoi? personne ne me lit!
Et comment fait un homme empli d'ambition et gorgé d'un égo exhibitionniste quand il veut attirer l'attention? Il dérape. Comme Frêche, Le Pen, Dieudonné ou même Sa Grandeur avec son histoire au Karcher.
Faites place, je vais déraper. En fait non, massez-vous au plus près, je voudrai blesser le plus de monde possible. Une minorité riant de la majorité suffira à mon bonheur.
Evidemment il va falloir frapper fort. J'ai dit des horreurs sur les enfants, les boulangères, les femmes, les hommes, mes lecteurs, les koalas, les gnous (ou les genoux? je sais jamais), les dauphins, l'économie, les Autrichiens, les Francs-maçons, les Noirs, les juifs, les nazis, les Etrusques, François Bayroux... Je crains ne pas m'être fait haïr pour autant.
Trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées.
Même traiter Yannick Noah de vieux porte-slip édenté ne m'a pas amené un commentaire d'insulte.
Je vais devoir taper au ventre, comme Gracq avec sa "Littérature à l'estomac"! oui, rien que ça. Le plus dur étant de trouver sa cible, et de s'y tenir.
La fléchette que j'ai lancée les yeux fermés sur mon planisphère est tombée sur le Tibet. C'est parfait. (En réalité elle s'est fichée sur l'Ile du Japon, mais j'ai beaucoup de sympathie pour ces écorcheurs de baleine.)
J'ai toujours détesté les bouddhistes. Depuis ma plus sadique enfance, passée dans la même école qu'un prétendu siddhartha de six ans que j'appelais "le sidaique". Mon jeu préféré consistait à placer des escargots au sol aux pieds de son bureau. Ca ne manquait jamais, en se levant à la sonnerie, il en écrasait deux ou trois, et pleurait abondamment. C'etait une jeune réincarnation de Bouddha, un peu femmelette, qui se contrôlait mal.
C'est une religion du déni! Ces gens refusent de vivre. A côté d'eux l'école des Pessimistes ressemble à une bande de collègiennes hystériques. Si ces adorateurs du Néant paraissent pacifiques, c'est qu'ils terrorisent leurs fidèles avec des préceptes infernaux. Il y a quatre vérités fondamentales dans le Bouddhsime: la souffrance, la souffrance, la souffrance et la souffrance. Je sais c'est con, mais c'est pas moi, c'est eux. Ils ont peur de souffrir les petits choux. Je ne vais donc pas me géner. j'ai commandé un petit Tibétain sur internet. J'ai acheté également un placard. J'y ai percé des fentes de quatre centimètres. Bientôt j'installe une web-cam.
Dès que mon réseau de passeurs d'enfants m'aura livré, vous pourrez suivre la vie du petit Karma, 4 ans de Lhassa. Je compte voir en combien de temps il atteindra l'Eveil, poussé dans sa quête par les picottements continus de mon couteau de trois centimètres et 6 millimètres de lame. Enfin je dis "continus", mais ce ne sera qu'une fois mon ménage fait, la vaisselle rendue propre et après qu'il aura amassé au moins cinquante euros en faisant la manche.