Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
je suis fait de la même matière que les préservatifs un rempart au foutre, comme aux nuages, les toits obsédé obsédé obsédé je suis comme vous creusé par un désir sans fond aux échos infinis en expansion sur la brêche pas tout à fait mort jamais vraiment...
Lire la suiteAssis sur un rocher planté dans les flots il écarte les doigts pour déchirer le vent ses yeux bercés d'écume escaladent le ciel mais où vont ses pensées insensibles aux pavots ? L'univers ce soir est... si pompier comme incendié d'étoiles décomptant les...
Lire la suiteTu sais, demain nos âmes seront ces pierres biscornues qui ne forment pas de chemin étalées là comme un miroir éclaté reflétant mille fois la même étoile alitée Tu sais, demain j'aurai enfoui mes abats mes livres et mes hallus au repos sous les gravas...
Lire la suiteEt Bukowski a crié sur les lambeaux écarlates de la femme qui est une ville qui se dévore elle-même et se recrache un peu plus loin dans le gras perdu des banlieues Et Dante a chanté tous les cercles, tous les cercles où se superposent les pêchés qui...
Lire la suiteLa lumière fut. Comme une chute attendue. Inexorable éjaculation. Des chairs de pensées se déchirèrent pour laisser apparaître la plaie à vif de l'aurore. Un corps flotte sur le ressac, sur l'écume nonchalante, roulé par la nécessaire cadence des révolutions....
Lire la suiteLe regard lié de l'être est une pente vers le néant après avoir profané ta substance et remonté par elle jusqu'à déverser sa vulgaire atonie sur les attributs de la beauté il te reviendra, gorgone narcissique et te liera au béton où désormais tu te perds...
Lire la suiteJ'ai oublié la poésie j'ai oublié la nuit les escarcelles du ciel et les longs soupirs des mers de sel j'ai perdu la raison au matin perdu la douceur des nuages de satin les frontières d'autres mondes je vis de constructions qui fondent une lame de fond...
Lire la suiteComme eux, là plus gris que des ombres vertes comme des mues humaines à l'âme enfuie ce sont les dents du trottoir et les parfums fumeux de la chair alanguie un oeil pour les cieux éclipses épileptiques - ô les rêves ! - ô les châteaux cartilagineux !...
Lire la suiteLa nuit est vide comme un oeil sans passion j'ai traversé la ville sans démons sans fous sans brume qui retombe sur l'increvable goudron La nuit est vide comme un oeil qui roule à terre des voitures de flics suivaient cet oeil drôle de course à l'échalotte...
Lire la suiteD'ombre en ombre se touchent sur les boulevards gris quelques petits diamants scintillent à moins que ce ne soit rien qu'un autre été étouffé les étoffes s'échauffent et les corps grandissent au soleil fatigué nous suivons des instants... instables et...
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