Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Cette nuit, Dieu m'a dit fais reconduire ton RSA n'arrête pas totalement de boire continue de baiser par-ci par-là rêve encore de pluie de chignoles musicales entends le crissement des squelettes dans ta tête dérive en maniant ta barque tout près de la...
Lire la suiteJe suis bien aujourd'hui que je n'crois plus en rien. Ce matin, le soleil, si bas, chétif et pâle, faiblard et affalé dans un ciel diamantin semblait une âme idiote alanguie et banale. Tout l'horizon, débile, aboyait, petit chien, sur l'atonie de l'homme...
Lire la suiteDes équivalences. Pas des miroirs, pas d'autres âmes aux os couverts de saleté, non, une équivalence, pour se projeter et se métamorphoser. Le monde avait déployé tant de clones aux mêmes langages qui communiquaient jour et nuit en s'échangeant des formules...
Lire la suiteC'est toujours après les voyages immobiles d'une illusion à l'autre quand les transports sans corps te laissent au seuil des flashs bleus et rose de l'éveil tes paupières tombent en poussière comme une créature fantastique aux rayons du soleil c'est toujours...
Lire la suiteL'horizon des connaissances où tout se résorbe, 13.7 comme un bon vin m'inquiète et m'affole m'attire et m'aspire comme le goulot infundibuliforme d'un alcool dangereux ah se tremper dans la lie, le dépot, la toile qui nous lie et revenir plus ignorant...
Lire la suiteElle disait : pas moyen de faire de l'argent avec ça les papiers froissés roulant dans la nuit la première larme solaire au matin le crissement des os qui se rappellent d'autres os amours parasites, ver lacté qu'on reconnaît en nous l'éphémère conscience...
Lire la suiteLa rue déglutit péniblement tout un tas de gens de viandes recuites et ficelées qui se bousculent dans l'oesophage embouteillé sous un soleil mordant l'assiette en ciment Un aliment rose et obèse comme rempli de chamallows pastels s'est bloqué contre...
Lire la suiteUn feulement de vide ce tigre bleu impalpable qui tourne au-dessus de nos têtes crache un chant inarticulé, chaud et moite quelques oiseaux s'accrochent aux branches des antennes anciennes qui ne captent plus rien ce qu'il reste à partager, et que j'ignore...
Lire la suiteAtonie divine ronces du jardin d'enfance le dernier souffle de la première étoile Père et Mère se déchirant pour un morceau de viande un visage tordu emmêlé dans nos boyaux retournés de la merde et du feu sexe magie artifice une rivière sèche une rivière...
Lire la suiteJ'avais beaucoup de chairs entre les dents. De la chair vieille, sans plus de goût qu'un bout de carton. Alors, mes gencives saignaient souvent et abondement, la fontaine de sang de ma bouche crachait ses aurores boréales rougeoyantes sur l'émail blanc...
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