Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Et sais-tu pourquoi nous en sommes-là ?
Bof. Voilà. Tous pareils.
Au moment précis où l'on s'aperçoit qu'il n'y a aucun espoir
tout devient si beau
inefficace comme des larmes sur un tombeau
je te tiens par la main, toi qui n'as qu'un bras
quelques oiseaux effarés percutent le silence
oh comme j'aime te voir pleurer
au bord du vide
nous lavons nos corps dans le vent de l'orage
peau contre peau
il y a comme une absence infinie
je voudrais tellement me dépouiller (encore plus)
c'est ténu, pas grand-chose
le saisir, pardon, je n'peux pas
aucun espoir
mais je peux lécher le sel de tes joues
imaginer nos squelettes
parce qu'en fait il n'y a rien d'autre
à frotter
que nos os
peau contre peau
sous l'orage
(et là, je ne me souviens pas de mes rêves)
la beauté est un archet absent
l'âme cherche sa boite
une seconde une seconde une seconde
ça vient c'est là
et c'est déjà parti
nous n'avons plus
qu'à nous rouler dessus
peau contre peau
sous l'orage
qui ne vient pas
la foudre de dieu s'abatte sur toi !