Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Certains écrivent pour baiser
d'autres parce qu'ils ont baisé
les derniers, par névrose, pour échapper à la mort
ce qui, au final, revient au même.
Lorsque le plaisir glisse sur nous comme des feuilles d'automne
sur l'imperméable béton de notre corps
nous ne voyons plus que l'épouvantable finalité de toute chose
toutes les directions prises et à prendre mènent vers ce point absolu
la saveur d'un repas disparaît bien vite
la sensation satisfaisante des caresses s'efface
la possession accentue la perception du vide
la vérité, drapée de brume au loin dans la plaine
masque un tombeau, Le Tombeau.