Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
C'est bon!
moi aussi j'ai connu d'incroyables Florides!
mêm' que sur mes genoux j'embrasse le grand vide
m'en fous partout, du sang aveugle et sans saveur
et quand chuinte la nuit dans sa drôle lueur
ben je me dis, c'est bon! ma bite, elle sait bander
pour des musiciens fous aux accents étrangers
alors ça va quoi, merde! on est aussi poète
que ça nous crame au corps, des courts-circuits en tête
et pourquoi pas pleurer ce lien lourd et liquide
la laper cette lie jusqu'au béton stupide
qui supporte nos pas- salope! l'émotion
y'en a jamais assez pour toucher la fusion
faudrait-il se hurler? silence sidéral
j'aime une putain, oui! son nom est infernal
et fait fondre mes plombs aux tréfonds des viscères
j'en deviens con et seul, envie de terre entière
C'est bon!
oui, vrai, c'est bon, y'en a
en esprit, des succubes
au regard somptueux
aspirant la vie folle
en filaments nerveux
agités dans le ciel
pour rêver éveillé
aux astres électriques
au vif éclat grillé
qu'on voudrait infini
clac clac clac, tzin tzin tzin
et musique aujourd'hui
alcoolisons l'ennui
jusqu'au ce que la lune
renvoie la mélodie
Puis marre de remonter les fleuves impassibles
qui se sont asséchés sous l'effet des miroirs
en voilà un chemin de tous les désespoirs!
il va falloir nager au creux des impossibles!
des amours océans, la caresse étouffante
et vague d'une lèvre enchâssée de diamants
pour offrir à nos peaux le sel des sentiments
jusqu'à l'aube écarlate assassine et criante!
C'est bon!
j'veux qu'on aille gueuler
sous la voûte entonnoir
les mensonges des poètes
se draper dans les plis
des aurores boréales
voir mourir les étoiles
sentir le souffle enfin
qui nous calcine les mains
et plonger, chuter là
où certains hommes ont vu
les délires palpitants
que j'aperçois des fois
dans le flash d'un batt'ment
d'un coeur, de l'oeil, de toi
de tous les instruments
qui inspirent dans la nuit.