Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Nous
drapés linceul ensorcelé
léthargiques
Nous
saturés de savoir parfois gerbant
oublions oublions oublions
chaque matin
machines à oublier
ici et là je lis j'entends "quelle claque !"
mes petits salauds... mes petits salauds !
comme si les statues empoémées étaient là pour vous filer des beignes !
certains sont montés sur des colonnes pour se branler
les pendus ont éjaculé des mandragores
les artistes ne sont pas des parents de substitution
frappez-vous vous-mêmes là où ça fait mal
je refuse la Beauté
dans mes canaux coule un torrent de colère
le soleil explose
les villes sont rasées
tout a été dit vole en feuilles éparses que le vent placarde aux portes
tout a été dit les portes restent closes
Nous
refermons comme des ailes plombées
le linceul ensorcelé
qu'un gosse / fou / con / alcoolo / schizo / et j'en passe
frappera peut-être par inadvertance
"quelle claque !"
Qui
nous traumatisera enfin ?