Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Dans la poussière et les vers
dans l'écho monotone de mes pensées
articulées, re-articulées, désarticulées
sous la merde qui recouvre tout
disséminée par la banshee geignarde du vent,
j'accepte de sortir
pour tenter de voir entre les tables hérissées de verres
sales et vides
un chemin vers une contrée
un moyen de bâtir des substituts
pour garder la trace embryonnaire
des univers entrevus
il y a des odeurs venues de quelque part
des arabesques, un sentier de mélodie
un éclairage diffus dans la nuit
nous n'avons pas de métiers, pas d'argent
pas de raison de cautionner ce monde
nous venons tous de la poussière et des vers, du bordel, du chaos
des contes de nos parents
des combats de Lautréamont
avec une définition particulière de l'amour
il est tard, toujours très tard, et entre les tables aux verres sales et vides
sous l'horizon couvert de merde inodore
une lune impalpable
petite mélodie, petit univers
-"A demain, l'ami"
aucune haine, on repart dans les ruines
se calfeutrer dans son spleen
tenter d'articuler
sans métier, sans argent ni espoir inutile
des scories pour l'univers
je retourne moi aussi
dans l'écho de mon appartement
dans ma poussière
et mes vers