Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
ça donne envie de s'retrousser les manches
dans l'ennui
même si je pue sous les aisselles
la drogue ne me fait plus décoller
la télé m'instruirait presque
les autres ont raison je le sais
y zont tout compris à la phiphiphilosophie
de l'avenir dans un four crématoire
si on s'est aimés dans une déclinaison
d'être aux frontières dépassées du néant
comme quand le train perfore doucement la nuit
métaphore sexuelle pour ne pas dire
qu'on a pleuré dans ce train bien après l'amour
ça donne envie de s'retrousser les manches
pour fouiller dans les chiottes
paraît qu'au dessous c'est l'océan
on le dit on le dit et personne n'y est jamais allé
c'est fini, camé, t'as tout cramé de tes espoirs
y reste que des M&M'S déjà sucés
et d'autres villes et d'autres miroirs
où ta gueule surgit comme un cauchemar
ça donne envie de s'retrousser les manches
tiens m'a chérie, t'as vu comme il est beau mon manche ? C'est pour toi tout ça
pour pas dire que la poésie nous abandonnera
comme des gosses de divorcés
comme au bout y a rien et en attendant pas grand-chose
tiens le train accélère, regarde
oh ! C'est la guerre des étoiles, et rectiligne le sang doré des villes
c'est beau d'avoir des yeux pour ça
des yeux comme des pinceaux pour peindre à l'eau salée
ça donne envie de s'retrousser les manches
jusqu'à l'os
viens là mon squelette c'est toi qu'jaime
même si c'est chimie et billevesée, repas d'vant la télé
même si c'est que pour s'pencher ensemble à la fenêtre
à la vitre du train le cul sur la banquette
même si ton cul est parfois mon dernier espoir
ça donne envie de s'retrousser les manches.