Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
on parlait de presque rien
une ombre sur les murs
impossible à décrire, tu sais
là, dans la poitrine
ça tape sans savoir pourquoi
un cil tombe dans un fracas
juste une note et des pleurs
l'arbre est seul sur la colline
ici tout est contenu
il a réduit l'immensité
j'ai vu un ruisseau entre
les lèvres cimentées
on parlait de presque rien
les lunes gambadaient
on parlait de presque rien
et c'était trop, et c'était bien
(ce poète, tu sais, un chien
geignard aluminium
amour blafard
funambule au funérarium
il buvait du thé, tu sais...
un autre a peint quelques traits
et
dans le vide nous
étions là
à
murmurer
à
s'en éclater les poumons)
on parlait de presque rien,
de ce
presque rien.