Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Et je ne peux pas mourir
hélas
il manque toujours un dernier poème
une dernière fille, un autre sourire
une aube étrange à venir
un frisson sous la peau
Et je suis au bord du vide
depuis longtemps maintenant
comme tout en haut d'un World Trade Center
fantôme
et je vois le tracé des ascenceurs
le tracé des phares de voiture dans la nuit
comme un ruban infini
(La mort embrasse le ciel, les nuages, la galaxie
mes amis, mes frères, le père de mon pote
elle surgit des yeux du livreur de pizza
mais moi
moi
MOI
elle ne me regarde pas)
Je suis debout sur la plus haute tour de la ville
le World Trade Orgueil
que l'avion de ma lucidité contourne obstinément
Je sais que par là, ou par ici
une fille aux boucles blondes
pleure
et je ne peux pas mourir
Hélas