Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Il y a toujours, à toute heure
un requin bien fuselé, des crimes
un match de tennis
ou d'hommes encravatés
le pourquoi du comment
qui pourrait me rendre plus intelligent
la télé me tient
la télé me tient
la télé me tient
comme la corde le pendu
la télé me tient
la télé me tient
la télé me tient
comme un ami aimable
elle m'envoie des bousiers
en très gros plan
des serpents colorés
des indigènes distrayants
parfois même un billet pour l'espace
la télé me tient
en vie jusqu'au soir
jusqu'au dernier souffle conscient
jusqu'à ce que je plonge avec
les requins et tout le reste
dans les remparts du songe
du repos pas vraiment mérité
après quoi il y a toujours
un foutu lendemain
que je ne crains pas
car la télé me tient
car la télé me tient
et me tiendra à toute heure
ce pour quoi je lui dis merci
comme un toxico à son dealer.