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Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman

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Un matin, une journée, une nuit, une vie, enveloppés d'une malédiction

 

 

  Je suis la poésie
nulle
"je" n'existe pas
roulement de nous
introduction
c'est une petite fille qui fait chialer son père
agonisant après le travail
oh la la "je" sais pas
trop d'émotion en "vous"

 

 

_______________________________________

 

 

  Labora et invenies

  C'est un poème qui a tué la vie,
qui l'a supplantée
les levers de soleil déroulent un rideau blanc
les vents esquivent toute forme
la pluie est devenue silencieuse
et la nuit n'héberge plus rien.

  Il l'avait écrit par amour,
sans penser à mal
et le mal était advenu
comme l'étoile absinthe tombée du ciel
avait pollué les eaux des mers et des rivières,
les licornes avaient perdu leur corne.

  C'est un poème qui a tué la vie
le sang est devenu pâle et froid,
les portes s'ouvrirent sur le vide.

  Il l'avait écrit par amour
son petit poème lumineux
et le monde se changea en ombre.

 

 

_______________________________________

 

 

   Janis et les yeux noirs sans mer

 

  J'ai vu une fille aux yeux noirs
nous ne sommes pas allés à la mer
mais Janis chantait dans un amour en cage
sa folle électricité
et brûlait l'eau de nos peaux
sombre regard brillant
quand nous avons glissé sur le trottoir
je n'étais plus whisky
tu étais la fille aux yeux noirs
chair intensité
quelques braillards
chimères des sables
aux yeux noirs
ô béton affalé sous le figuier
lune perchée
absolue
c'était ça, le hasard
c'était ça, pulpe et promesses
entendre ces souvenirs matinaux rejaillis
de Janis revenue pour une heure
avant de me fusiller dans tes yeux noirs
de goûter aux murs
planté dans tes pupilles
jusqu'à ce que la nuit nous dévore
qu'on en demande encore
du sel, de l'écume perlée aux paupières
et pourtant
nous ne sommes même pas allés
à la mer.

 

 

_______________________________________

 

 

  Presque plus de lumière
tuiles pissent et dansent
devant d'inutiles réverbères
poussière des eaux qui se balance

  note le vide entre les piques
c'est assez frissonnant, non?

  prends les silences entre les mots
les absences au couteau

  Presque plus de lumière
aube verte apocalypse
chevaux pluie de gypse
galop touille la terre

  je suis protégé par la musique
avec Dieu derrière ma vitre
à contempler les rivières mystiques
le monde effondré à notre pupitre

  Presque plus de lumière
alors qu'il est si tard ce matin

 

______________________________________

 

 

  Nous rejoindrons nos frères les anges
dans un silence gothique
abandonnant nos envies humaines, lassées
l'hypothétique bonheur de se baigner dans la fange

  D'ici-là, je vais pas vous mentir
même les cachets ne calment pas mes angoisses
de ne pas être dans votre bouche
de passer au travers d'un regard

  Les forces vont et viennent comme un sexe
comme la mer envahit et se retire
et ce qu'elle laisse parfois...
des déchets opaques sur le sable...

 

 

 

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L
<br /> Quand tu ne dis rien tu es très bien aussi ...<br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> ...<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> Rien à dire sur le premier. Après, beaucoup de ronrons.<br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> mon chat est jaloux<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Quand il y a Janis, il y a forcément la mer. Sa voix qui s'échoue sur les rocailles d'un verre de bourbon . Et "trois roses" explosent dans un océan d'écume ....<br /> - "Comme quand on a la gerbe a ajouté le poète ... "<br /> -"Quel poète ?"<br /> -"celui qui s'est sauvé de la noyade en restant à terre"<br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> Ecoute, je ne sais pas quoi dire, alors, une fois n'est pas coutume: je me tais (c'est pas une prétérition ça? sourire)<br /> <br /> <br /> <br />