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Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman

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Au bord du Styx

 

 

  Pavés troubles
cuisses communes
et le fleuve Asphalte charrie des corps
indissociables
je croise des pigeons au regard humain
qui dévisagent les traits de mon âme
  -vous savez, cette chose en fusion sous la falaise de peau
perméable et sans défense
les aiguilles pénètrent et coulent dans mes veines
pour y tournoyer comme une horloge folle
j'ai cent refuges pour y pourrir
le ciel étale
le discours confus des oiseaux
la vérité sortie des dents du piano
et quatre-vingt-dix-sept tombeaux en construction

  Mon front s'est ouvert aux ténèbres
aux flaques sombres qui transforment le réel
vases communicants
cette mélasse de flux et reflux
a rongé les sourires aux balcons
ma chair fait le tour de la terre
comme un suaire navrant

  Mais je ne suis pas mort !
j'aime, j'aime encore...
je sais que j'aimais

  Alors, la nuit au lieu de me noyer dans le bleu obscur
je vais nager, un peu
un clope au bec
je veux croire en l'océan
aux vagues messages laissés par la lune sur l'onde
qui lâche là l'énigme en morse, éclats blanc vif
mais le sens encore me fuit et je tourne et je brasse
puis je rentre
aussi sec et idiot
alors
alors
une valse en Do dièse mineur
3mn57 où je pleure
mon océan

 

 

 

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M
ça fait plaisir de partager ta tanière...
Répondre
I
<br /> <br /> Ca me donne envie d'écrire sur les tanières ça, tiens.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Je crois surtout que j'écris mes commentaires trop à l'arrache, et qu'ils paraissent du coup un peu trop secs... Désolé. Mais j'avais bien perçu l'idée de refuge dans la valse de Chopin. A plus !
Répondre
I
<br /> <br /> Non mais j'avais très bien compris, et ma réponse était sincère : il est possible que la première strophe soit finalement le vrai poème, et que le reste ne soit que verbiage.<br /> <br /> <br /> <br />
N
Ronron. (Est-ce vraiment ce qui convient?)
Répondre
I
<br /> <br /> Pleurer n'est pas forcément triste !<br /> <br /> <br /> <br />
L
La première strophe est excellente ! et la fin aussi, même si je me suis demandé : mais que viens faire cette valse de Chopin là-dedans ? Enfin c'est toute la question et je crois que c'est ça qui<br /> fait le charme du poème...
Répondre
I
<br /> <br /> non je crois surtout que tu es trop intelligent et trop cultivé... je n'écris pas (que ?)pour les gens de ton accabit. La première strophe dit tout, la seconde explique comment c'est arrivé, la<br /> troisième, bon c'est la troisième, inutile de s'étendre dessus, et la quatrième est la mise en pratique, l'exemple, qui finit par la valse de Chopin, l'un de mes cent refuges.<br /> <br /> <br /> <br />
M
hou la ! c'est beau ...
Répondre
I
<br /> <br /> Normal, c'est Chopin, la fameuse valse 64 n2 en Do dièse mineur... ah ah. sourire<br /> <br /> <br /> tu sais, celle-là http://youtu.be/xY_tLwxfXOc<br /> <br /> <br /> Chuis sur que si tu la mets avec la seconde partie du texte... humm...<br /> <br /> <br /> Quoique j'aime bien aussi ma version d'idil Biret, qui la joue plus lentement (pour ça qu'elle fait 3mn57 alors que celle d'Horowitz fait 3.34...<br /> <br /> <br /> <br />