Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
c'est vain, c'est vain
nous ne savions dire que ça
et s'enivrer avec
c'est vain d'aimer, mon amour
de se planter là
après s'être tant perdus
la ville est vaine et vilaine
au loin des îles vont et viennent
et si le ciel verveine
au soir des lubies
nous offre des lueurs articielles
le coeur bleu
pâle, piteux
s'emballe pour trois fois rien
on va hurler comme des gamins
sous la peinture céleste
magnétique
tout comme la mer
enfle et se fait chasser
on retrouve des trucs au matin
qu'on contemple en disant
c'est vain, c'est vain.