Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Tandis qu'une nuit
orange
doucement incendie
les formes accrues
étranges
la peau des bâtiments
je me tais enfin
ne pense plus
la destruction programmée de chacune de mes pulsions
s'enraye devant
la consciencieuse fantasmagorie
qui s'empare du ciel
et s'écoule aussi dans les rues ;
l'air s'habille de lambeaux vermoulus
le silence se recueille
s'étale comme un chant
entre les particules noires
et le voile vert des lumières urbaines
J'en prends plein la gueule et je me tais
fenêtre ouverte
dix minutes que j'ai fini de chier
je suis là, cul nu, à contempler.