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Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman

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Carnaval dans un Désert

 

 

  Et parfois on ouvre les yeux sans avoir fait le deuil d'hier
(non qu'il se soit passé quelque chose hier, justement)
et c'est un vaste désert, morne, plat et angoissant qui nous observe
et la vie nous enveloppe comme un costume de carnaval
un jour où ce n'est pas carnaval.

  Dans un désert, il faut une boussole et une carte
un peu d'eau
et un objectif de survie
bien sûr, dans un désert, il y a la possibilité d'un mirage.

  C'est toute la limite de la métaphore.

 

 

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L
ah bon ?! de qui tu parles ? de Mu ?
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I
<br /> <br /> hé hé, yes !<br /> <br /> <br /> <br />
L
Ut pictura poesis ! Il y a même des passages de Rabelais qui ressemblent à des séquences "clips accélérés" (quand Gargantua ou Pantagruel fait son éducation et enchaîne les activités). C'est<br /> peut-être la vidéo qui ressemble à la poésie... Du moins ont-elles toutes deux la même source.<br /> Je ne pense tout de même pas que la poésie "simple", avec des mots en noir sur fond blanc (ou l'inverse), soit vouée à disparaître après au moins 4000 ans d'existence. Du moins tant qu'il nous<br /> reste des mots. Et un cerveau pour les déchiffrer. Cette idéologie du changement, de la nouveauté, est une vaste supercherie. La poésie conservée par les universitaires ne touchait que rarement les<br /> masses.<br /> Ce qui fait la force de la poésie "simple", c'est justement que le lecteur doit refaire tout le boulot, sans s'en rendre compte. A l'inverse, avec une vidéo, tout nous est donné, le lecteur n'a<br /> rien à faire pour que les images lui apparaissent. Donc, je me demande si c'est une bonne idée de laisser la seconde remplacer la première...<br /> Mais bon, j'aime bien les vidéos, et si je trouvais quelqu'un qui sache en faire, je ne refuserais pas de collaborer.<br /> Pour ce qui est de publier, même si j'ai parfois l'impression qu'un simple blog nous apporte déjà beaucoup plus de lecteurs, j'en ai envie, mais en effet, je ne le sens pas trop pour l'instant,<br /> pour la bonne et simple raison que je n'ai pas encore de recueil. En plus, je n'y connais rien, et j'ai peur d'envoyer ce que je fais à n'importe-qui.<br /> A bientôt et bon week-end en avance !
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I
<br /> <br /> hum... tu as commencé à parler avec quelqu'un dont la vidéo est la principale occupation...<br /> <br /> <br /> <br />
R
Marrant, à la relecture ton poème sonne vraiment "poésie américaine moderne" (surtout le passage "dans un désert, il faut..."), c'est étonnant comme cette nouvelle façon d'écrire des poèmes se<br /> répand et comme nous nous éloignons de plus en plus de toute la rigueur du vers et de la scansion, alors même que le grand public y est resté rivé, qui n'a toujours préféré que les rimes et, bien<br /> sûr, chantées de préférence... Mais comment chanter de la prose comment chanter les rythmes nouveaux, déstructurés de telle sorte qu'on les retienne et qu'on s'y attache ? Voilà l'aventure moderne<br /> ! Et j'ai eu un premier élément de réponse avec cette très belle mise en musique :<br /> <br /> http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/article-rafael-de-leon-petite-ballade-des-trois-poignards-102362659-comments.html#comment98777970<br /> <br /> Sinon, oui,Laissons comme tu le dis le temps à Langda pour une publication; parfois sa poésie me fait l'effet d'une version écrite de vidéos courtes, et de temps à autre les tiens aussi. Un peu<br /> comme si vous faisiez du "Bref" sur papier. Pourquoi ne pas faire plus de vidéos sur vos sites ?<br /> <br /> Quant aux libraires, d'une moi aussi j'ai longtemps méconnu Brautigan et de deux je pense qu'un jour viendra où les gens ne liront plus de livres, ils ne pourront plus supporter l'effort cérébral<br /> démesuré que cela demande, ils n'auront plus le temps ni la force, et verront la lecture de livres un peu comme se farcir des galères romaines à l'époque des supertankers. Voilà, nous vivons dans<br /> une époque de supertankers et nous autres poètes nous acharnons à vouloir naviguer sur des felouques des praos et des barques dans les pires conditions possibles en nous étonnant encore que<br /> personne ne vienne ! Mais nous oublions en passant ce que disait Céline : le lecteur doit être sur le pont du paquebot, beau voyage, et surtout ne participer en rien à la machinerie qui turbine<br /> dans les soutes, il ne doit voir que le ciel, la mer et les baleines, ne le fatiguez pas, sinon il s'en va très vite !<br /> <br /> La poésie de demain ne pourra être qu'en vidéo, qu'en image. Les artistes adulés depuis des décennies ce sont ceux de l'image et de la vidéo. Le reste sera daté et affaire d'historiens<br /> universitaires et de vieux maniaques...<br /> <br /> Quand à cette "Mu" ou "Miou", je ne sais pas qui elle peut être mais elle est la bienvenue !!
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I
<br /> <br /> ah la la ces ricains y nous ont envahis tout partout ! oui le public aime la rime, parce qu'on retient mieux le texte comme ça, c'était d'ailleurs la seule utilité de la rime et de l'hexamètre au<br /> départ (tu sais dans Homère, la plupart des alexandrins ne sont que des doubles hexamètres où se répètent les épithètes : "Achille aux pieds ailés" etc, facile à retenir pour les conteurs). C'est<br /> aussi ce que je pensais au début de mon "aventure poétique", que la chanson avait bouffé la place de la poésie : Ferré, Cantat sont de bons exemples (Cobain aussi pour rejoindre Langda) ; c'est<br /> aussi pour ça que j'aime mettre mes textes sur des musiques "live".<br /> <br /> <br /> Amusant que Cléine ait dit ça, lui qui est si fatiguant à lire, si exigeant pour le lecteur ! une de ses nombreuses contradictions encore...<br /> <br /> <br /> La poésie de demain ? bah ! elle sera ce qu'on en fera surtout. Dans ce cas-là tu peux aussi dire que c'est la publicité : des formules lapidaires, des "rimes" dans les slogans, des anaphores,<br /> des métaphores, voire des catachrèses...<br /> <br /> <br /> Les théories c'est bien, mais point trop n'en faut, ça ne peut pas être l'essentiel de notre travail ; laissons-ça aux universitaires. Rappelle-toi l'épitaphe de ce bon vieux Buk : "don't try !".<br /> <br /> <br /> Cette "miou ou mu", pour l'instant disons que c'est elle qui m'a fait connaitre Brautigan ! c'est déjà pas mal !<br /> <br /> <br /> <br />
R
J'ai bien au contraire, vraiment apprécié la dernière nouvelle mise en ligne, même si je ne l'ai pas commenté. Et ce que je dis ici concerne seulement ta poésie de forme courte, pas ta prose !<br /> Quant à sans sucre, j'en suis ravi, maintenant il faudrait que Langda ose en faire de même !!!
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I
<br /> <br /> Laisse-lui le temps, tu sais bien qu'il faut vraiment le sentir pour faire un envoi, c'est pas rien au fond. On a vu des cas... Tiens, sur ton blog tu as eu un commentaire quant à l'âge de<br /> Brautigan, et ce n'est pas n'importe qui la personne qui te l'a laissé (hé oui je t'envoie des gens sur ton blog...). Putain dire qu'un libraire sur deux à Avignon ne connaît pas Brautigan...<br /> c'est vraiment une sale race les libraires, pas aussi crade que les éditeurs, mais pas loin...<br /> <br /> <br /> <br />
M
(Non, mon mirage sur l'océan n'est pas une allégorie, il est très terre à terre ! C'était en Bretagne )
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I
<br /> <br /> 800 è commentaireuh !<br /> <br /> <br /> <br />