Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Du bonheur j'ai vu la trame horrible
là où courent les quatre cavaliers
j'ai goûté l'absinthe hypersensible :
elle ne nous a jamais rassasiés.
Là, il ne tombe rien sur la ville
pourtant, on croirait ; bref, on attend.
*
Quelqu'un peint sur les tuiles
je ne sais pas pourquoi
mais je crois que c'est joli
des bruits de pas font écho dans la rue
la vie est ralentie, mon pouls s'accélère
des voix humaines tricotent leur charabia
l'intérieur de ma poitrine est comme ces toits
qu'un glacis lentement recouvre et envahit
je frissonne, sans protection
pourquoi se mettre à nu ? peut-être que vous saurez...
je lis des poèmes sur le net, de gens un peu comme moi
un peu comme vous ; la plupart s'y prend mal
comme avec une fille qu'on veut impressionner ;
aujourd'hui je ne sais rien, et ça me va.