Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Rappelez-vous
ce désir de vitesse
ah... n'être déjà plus là
que les paysages nous caressent
pensées fusées laisser au loin la détresse
les alarmes qui hurlent pour rien
les mercredis, la triste gueule des chiens
laisser l'espace se dé com po ser
chauffer l'habitacle de la chair
au loin pas grand chose
l'idée d'une métamorphose
comme si l'âme pouvait voyager
dans les lignes éclatées de matières confondues
oublier les lumières connues
d'un présent déjà désintégré
et la poussière retombe à terre
Rappelez-vous
ce désir de vitesse
ah... n'être déjà plus là
que les paysages nous caressent
en direction de rien enfin
là où on est pas, dans la nuit rouge promesse
si vite qu'on lave l'enveloppe
et se brouillent les images de la vie salope
l'ailleurs se dessine et s'évanouit aussitôt
dans un brouillard renvoyé au hasard
tout se disloque comme un vieux squelette
de souvenirs blanchis à vive allure
c'est l'être qui veut ça, cette voix
elle veut se perdre, abandonner ses loques
redevenir vierge peut-être une lueur
ouverte à d'autres douleurs
Rappelez-vous
ce désir de vitesse
ah... n'être déjà plus là
que les paysages nous caressent