Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
A peine plus qu'un souffle
sous les cils vibrionnants
l'espace étouffe
d'ailleurs, plus d'espace intact
des ombres lascives
un puzzle envoûtant
s'organise
en contacts sur le carrelage
A peine plus qu'un souffle
de lumière tiède
je crois que c'est ta bouche
qui se détache
elle frôle des franges
des fragrances
hypnotique dans l'air
je reste à distance
A peine plus qu'un souffle
au milieu des serpents
le bleu écaillé du soir
filtre à la fenêtre
il plane entre les méandres
comme un parfum d'orient
goûté du bout des yeux
je préfère encore attendre
A peine plus qu'un souffle
des gouttes de peau
longent le S de ton dos
légère ivresse
et à perte de vue
comme une plage sous le vent
palpite et danse
je crois que j'ai... perdu