Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Voilà qu'on re-essaie d'oublier
de se contenter, de créer l'être en contemplant les platanes
les palettes jaune-orange de l'automne
voilà que la poésie coule dans les égouts
voilà qu'on voudrait oublier les raisons de la fuite
de la nausée native
voilà qu'on re-regarde l'Atlantide s'enfoncer
voilà que la machinerie suprême supplante son manque de sens
Ouvrir les yeux, c'est assez dur
quand c'est si bon, ailleurs
là où on était empereur de l'immatériel
pourtant, ici, règne un vrai grand soleil
Voilà que je donnerais tout pour oublier ce que je n'ai pas eu
voilà que mon écorce s'enflure
que dans l'immense forêt brûlée des possibles
j'espère encore un incendie
Ouvrir les yeux, c'est assez dur
quand c'est si bon, ailleurs
là où on était empereur immatériel
pourtant, ici, règne un vrai grand soleil