Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Comme eux, là
plus gris que des ombres vertes
comme des mues humaines à l'âme enfuie
ce sont les dents du trottoir
et les parfums fumeux
de la chair alanguie
un oeil pour les cieux
éclipses épileptiques - ô les rêves !
- ô les châteaux cartilagineux !
- ô les sphères épidermiques qui croissent et flanchent !
- ô la marée qui les voit naufrager !
un oeil pour nous, la pitié, la sauvagerie
de nos démarches bâtardes
et où allons-nous comme ça ? laissons-les s'imaginer des choses...
étourdissantes
ils seront soûls ce soir, et moi aussi
comme eux, là
ferai-je un bon clochard ?
je voulais... oh ! je voulais...
ce soir mon âme sera grisée
hallali du pinard !