Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
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Et parfois
une ribambelle hérissée me déflore la bidoche
cortège de cris de heurts comme au cinoche
en émoi
ça vient, ça part en grattant la dure-mère
qui coule
en foule
d'animaux hurleurs aux clameurs éphémères
je dévide
cette bobine barbelée pour quoi je sais pas
envie de
sentir cette humaine déchirure de soap opéra
les longues perturbations de la guigne
clodos, chats boiteux, peuple de la rue
qui jettent leurs rejets aux indignes
par le trou sentimental de mon cul.
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Vox populi
Mille clowns malheureux
au maquillage erroné
rouge hyméné et blanc criminel
agitent un index faribolleux
et la mer reflue le même sel
Ces clowns me lassent
leur parnasse, le panthéon
une cave frigide ou sous les roues d'un camion
que foutre?
leurs rires lourds me poutrent
Alors que la mer reflue le même sel,
je n'amuse plus les gens du domaine
je me grève sur un sable bouillant
inquiétant pour les gens amènes
aux rires comme du fiel
Et ces mille clowns conspirent
contre eux-mêmes
ces cons
est-ce ma faute si leurs désirs
sont bourrés de cérumen?
Poids et morts
ils trainent sur mon sable désormais!
leur rancoeur de foutre compactée
mille petits crimes
contre leur propre sort
Et la mer reflue ce sel
toujours, toujours
je la regarde
sûrement qu'elle est belle
et ce sel
et ce sel...
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Fleur de fumier
J'écris rien
ou tout comme
un amour un peu vilain
comme celui
d'une vieille pour son cadavre avorté sur pattes
Sûrement que je devrais faire pousser des fleurs
c'est vachement moins malsain
et ça plait aux girls, à leurs mamans
même aux mecs qui se la jouent sensibles
Alors que l'expression hoquetée
de mon impudeur
aux mots impropres
n'enrichira sans doute pas beaucoup la terre.