Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Combat perpétuel entre le monde et soi
commencé dès le cri, dès la première lumière
et nous perdons toujours, c'est la constance, la loi;
l'absinthe me grille la tête; ses fleurs sont tubulaires
Quelques instants de grâce, on aurait même la foi
tout devient merveilleux, on est dans la matière
cervelle et univers ne font plus qu'un, parfois;
il est tôt, le soleil règne sur mes paupières
Je me bats aujourd'hui, je me bats, je me bats
en frappant dans le vide un ensemble de formes;
il faut juste remplir ce qui n'existe pas.
Au bar certains voulaient des rapports sexuels
pour vivre un petit peu, répondre au corps, aux normes
moi je pensais déjà aux combats éternels.