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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:15



  Il est des mots qui font un peu honte à la bouche, à qui l'on rechigne de faire franchir nos dents, tant on se demande si l'inculture de notre auditeur ne va pas propulser le dialogue auparavant bon enfant en étripage mal à propos.


  Ainsi, à chaque fois que dans une phrase me vient la nécessité d'employer l'adjectif "putatif", je crains, de la part d'un homme, un marron, de la part d'une femme, un tarif trop élevé.


  Putatif n'a rien à voir avec une prostituée à la capilarité débordante. Ni à une coiffeuse aux moeurs dissolues. Ce n'est même pas un qualificatif d'ordre sexuel. Je sais, c'est déroutant et pour tout dire: frustrant.


  En fait, putatif est un terme de droit. Il sert à désigner un statut ou un bien dont l'existence est supposée, mais non prouvée. Il vient du latin médieval "putativus", "imaginaire". C'est un mot parfaitement honorable, et même digne: il n'a rien de trivial.


  Je reconnais cela dit combien il est trompeur. Sa proximité phonique en fait un redoutable faux ami, ou plutôt faux ennemi, ce qui est bien pire. Rien que dans mon dico étymologique, il est placé entre "putain", qui vient du trottoir d'en bas, et de "putier", qui, venant de chez "pute", ne sent pas très bon, car c'était une professionnelle peu portée sur le savon.


  Alors je cède souvent à son emploi détourné. Et puis, si je ne suis pas avocat, ça ne doit pas me priver du plaisir d'user d'un si vilain mot. Parler du talent putatif d'un artiste est une pédanterie sucrée dont je ne sais me passer, encore plus en présence du dit, et putatif, artiste. Mais le mieux est encore de le lancer tel quel, nu, sans fioriture, brut comme un direct du droit dans le tarboin: toi, t'es qu'un putatif! Soyez assurés que la personne visée, au fait ou non du sens de l'outrage, le percevra comme tel.


 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:08



  Le palindrome n'est pas une salle de concert hype où l'on danse en saccade de la house-techno après absorbtion d'ecstasy périmé. Ce n'est pas non plus un temple de Grèce; mais on se rapproche. Heureusement d'ailleurs que le palindrome n'est pas un lieu: on ne pourrait s'en échapper, ce serait un trou noir, un ruban de Möbius dont on ne ressortirait plus jamais.


  Tout ce qui est matière dans cet univers a un début et une fin, une origine et un achèvement, bien disctincts l'un de l'autre. Cette direction qui va de la vie à la mort, du fini vers l'infini, de l'ordre au désordre, nous la connaissons tous: c'est la thermodynamique, et même sans la connaitre, on la subit. Le palindrome, lui qui n'appartient pas à la matière, échappe à cette fondamentale. Quand il est  fini-ni-ni, il recommence. Il appartient au monde de l'esprit, ce qui pousse à l'immortalité; c'est le phoenix des jeux de mots. Il a une cousine: la palingénésie, elle, carrément, revient à la vie après la mort. C'est encore plus absurde, on ne peut se résoudre à y croire, même si dans "les oiseaux", la  jolie chanson des "Têtes Raides", il est dit que "l'on peut crever et revivre à nouveau"; les poètes sont tous des menteurs.


  Le verbe rêver est un palindrome: qu'on le lise de gauche à droite, ou de droite à gauche, c'est le même mot, le même sens. Oui je sais, c'est stupéfiant: le palindrome a le même sens à l'envers ou à l'endroit, il y a de quoi être tourneboulé. Il est à noter qu'il ne sert à rien, c'est un jeu de mot qui n'est ni drôle ni beau ni ne fait éclore de signification particulière. Ce cher bon Vialatte parlait dans une chronique de l'abstractualisation en Art comme d'une friandise pour cérébraux, le palindrome est une confiserie pour littéraire.


  "Engage le jeu que je le gagne", "Esope reste ici et repose" en sont des exemples bien connus, et pas des plus idiots. Les palindromes sont souvent débiles, sortes de performances snobinardes, comme chez Hugo avec son fameux: "Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut." Le Port-Salut est un fromage, et Victor Hugo une vache laitière de l'esprit. Il en existe cependant de plus affriolants: "in girum imus nocte et consumimur igni" -nous tournons en rond dans la nuit et serons consumés par le feu. La langue russe permettrait d'en construire des infinis, je le crois sur parole, je ne sais en russe que les expressions françaises "rendez-vous" et "quelle heure est-il?". George Perec qui savait faire des omelettes de plus de trois cents pages sans caser un "e" écrivit un palindrome de près de mille trois cents mots. On en a des vertiges.


  Si l'on est alchimiste, on s'interessera probalement au carré magique "Sator Arepo Tenet Opera Rotas", ou alors c'est qu'on est agriculteur et latiniste, ou encore chrétien, car il est composé uniquement des lettres de "Pater Noster".


  Oui, le palindrome est fascinant, il a un goût de revenez-y, il est lancinant comme un Boléro de Ravel qui étire sa mélodie jusqu'à l'obsession.




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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 12:41

 

  En vertu de la rigidité sans tâche de ma morale, et au vu de l'étalage de vice qui va suivre, je vous enjoins de reclure jusqu'à leur majorité sexuelle tous les avortons mineurs de votre entourage dans une grande tour en pierre de soixante-deux coudées de hauteur et dix-huit de carré, si possible dans une cellule humide. Merci


  Je ne sais pas bien si ce sont les gémissement alanguis des femelles en chaleur délaissées par des conjoints trop absorbés par la cuisse de Gallas (il y eut auparavant la cuisse de Zidane, et un siècle plus tôt la jambe de Rimbaud, notez la déliquescence française...), ou la certitude de ce que mes performances sexuelles dantesques vivent sans DHEA leur dernière décennie, ou juste l'arrivée de l'été, mais bon Dieu, j'ai constamment envie de baiser.


  Notez: je n'en impute la responsabilité ni au temps, qui fait pourtant rien que d'osciller entre le moite, le carrément humide et le torride, ni à l'inconstante longueur des étoffes féminines, mais plutôt à un simple adjectif qui trouva sans que je susse pourquoi le moyen de pénétrer ma cervelle nuitamment. Cet agent du stupre et de l'indécence de ma pensée, le voici, sans honte et sûr de ses atouts: callipyge.


  Callipyge, de kalos et pugé, respectivement "beau" et respectueusement, "fesse". Le tout est grec. Oui, les Grecs savaient mettre les formes jusqu'au sein de leur vocabulaire. Le terme désignait des statues d'Aphrodite aux belles fesses, qui souvent tournent la tête pour contempler d'elles-mêmes la provocante perfection de leur antécédant. Il y aurait, pour justifier ce penchant, une inévitable légende. Des soeurs, deux paysannes si bien dotées de cette carne finirent, après un mariage morganatique, et donc au-delà de leur condition, par ériger un temple à la déesse Aphrodite. Ce qui aurait donné des idées par la suite à tous les hommes, artistes et non-artistes. La Fontaine en rima quelques vers, et Brassens une chanson fameuse.


  On voit l'importance du vocabulaire précis, du mot juste, qui permet d'éviter la maladroite périphrase: 't'es bonne toi, qu'est-ce que t'as un beau cul!". Neuf lettres contre trente-trois. A l'heure de l'écriture texto je m'étonne que callipyge ne soit pas à la mode dans les banlieues et les écoles.


  Toujours est-il que l'innocence de mon réveil fut troublé par cette délicieuse intruse aux contours fascinants dans le contre jour de l'aube frémissante. Elle avait hissé haut mes couleurs. Je me levai précédé de cette oblique bien connue des hommes alertes, et filai comme chaque matin à la boulangerie la plus proche; ce qui n'est pas une raison je le concède. Non, la raison en est que cette boulangerie est gardée par une cerbère blonde aussi cruche et fielleuse qu'elle incite naturellement à copuler dans un but non-reproductif. Une vraie pub pour l'usage de la contraception.


  Quand elle me tendit mes croissants, avec dans le regard son habituelle lueur psychotique, je lui lançai:

 

  -"Vous êtes bien callipyge ce matin.


  -"Comment ça?


  -"De bonne humeur je trouve...


  -"Ha c'est gentil sourit-elle, on me dit plus souvent que j'ai de belles miches!"


  La triple garce m'avait piqué ma chute sans même rien comprendre à la blague. Je rentrai chez moi, priapique, désabusé, et avec une dent contre les Grecs.


 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:49

  Nous commencerons en douceur, avant d'assassiner nos enfants, afin de preserver leurs chastes oreilles du mot qui suivra morigéner.

  -Morigéner, verbe transitif du 1er groupe.

  Il n'est jamais agréable de se faire morigéner, et d'autant moins qu'on en ignore le sens, il ya là comme une double humiliation.

  Si l'on est un blond enfant, voire même brun, la chromatique capillaire ne changeant rien à l'affaire, s'entendre dire que l'on est "bien morigéné" prouvera que nos parents nous ont correctement élevés; c'est donc un compliment. "Va te faire morigéner" signifiera le contraire, bien que l'on dise plus naturellement "va donc hé trouduc" dans pareille circonstance.

  Si l'on entend dire d'untel qu'il s'est rudement fait morigéner par tel autre, on comprendra, grâce à l'adverbe "rudement" que ce ne fut pas une cinécure. Mais le mieux, pour apprécier le sens de ce verbe, serait encore, lors d'une dictée par exemple, d'orthographier "rudement" avec deux "m". On obtiendra ainsi toutes les chances d'être morigéné par son professeur. Et on l'aura bien cherché! Inutile alors d'opposer à son morigénateur ni son pédantisme, ni ses airs de supériorité: écrire de telles âneries amène à se faire deux fois morigéner.

  Nous y venons. Merci de génocider fermement votre progéniture.

  Il est des mots innocents dont la pureté a été définitivement souillée par le regard d'un auteur, qui en jetant en lui un sens perverti l'a écarté à jamais du vocabulaire commun, et l'a pour ainsi dire: maudit.

  -Infundibuliforme: adj, en forme d'entonnoir.

  Tout est dit.

  En usage en botanique pour décrire certaines fleurs, comme la datura stramoine, l'adjectif infundibuliforme peut avoir d'autres applications, plus triviales. Lautréamont, toujours très intéressé des ouvrages médicaux pour leur capacité à faire éclore dans la poésie des termes aussi étranges que précis, n'a pas hésité à plagier ces derniers en évoquant sa
bienveillance à l'égard des pédérastes aux anus infundibuliformes.

  Je m'élève contre cette systématisation de l'anatomie masculine des homosexuels: en effet, rien ne pousse un homo exclusivement actif à posséder un rectum dont l'extrémité serait infundibuliforme. A moins qu'il vive avec un entonnoir dans le cul, mais je pense que chacun a droit à son intimité.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:42

  Billevesée, nf, parole vide de sens.

  Billevesée, billevesée, billevesée. Bille-vesée. Quel mot! Quelle phonétique étonnante! L'adjectif "éléctrique" est moins éléctrique que billevesée! Le serpent est moins doué pour la reptation que la billevesée sur ma langue. D'ailleurs, la billevesée ressemble à s'y méprendre à un tétard: bille pour la tête ronde et vesée pour le flagelle frétillant.

  C'est un mot rare et précieux, il n'en existe que très peu d'exemplaire dans la littérature. Certaines expeditions à hauts-risques dans d'obscures bibliothèques n'en ont ramené, qu'une, ou deux, parfois zéro. Victor Hugo lui-même ne l'aurait utilisée qu'une fois: c'est dire.

 Les enfants de moins de trente ans le connaissent grâce au père de Jasmine dans le Aladdin posthume de Walt Disney. Celui-ci assénait un devenu célèbre "Billevesée, Jafar, apprenez à vous amuser" à son sinistre vizir et triste sire. Pourtant, il se passa 17 ans sans que personne, en France, usât du terme billevesée, alors que tant de conneries futiles et inutiles furent dites; quelle injustice: on pense à Molière. Même ce bon professeur Rollin, au coeur grand comme une encyclopédie en vingt-six volumes, n'a pas jugé crucial de lui venir en aide.

  Originellement, billevesée s'employait au pluriel, mais aujourd'hui qu'elle
est délaissée, l'usage au singulier est toléré, la langue étant prête à
toutes les bassesses.

  L'Etymologie est confuse, on ne sait pas trop comment ce mot s'est formé. Le deuxième élément "vesée" serait une vesse, quelque chose de gonflé, mais le premier "bille" perd mon dictionnaire en conjectures: serait-ce bille comme une bille? ou bulle? Ou même belle? Ce qui nous ferait, non pas une belle jambe, mais une "belle vessie", idée contestable en soi. A moins d'être passionné de luminaires et de prendre les vessies pour des lanternes.

  Les billevesées se sont faites voler la vedette par un faux-ami, un de ces quasi-synonymes qui vous eclipsent alors que leurs nombreux points communs auraient dû en faire des proches: cette usurpatrice est la baliverne. Son origine est également confuse, mais la première occurence d'une baliverne remonte à "la farce de Maitre Pathelin", qui aurait inspiré Molière lui-même. J'en recommande la lecture. On y apprend comment retourner une billevesée contre son auteur, ce qui est un exploit sémantique si l'on se souvient qu'elle n'a pas de sens! On y découvre également pourquoi faut-il "en revenir à ses moutons", chose que je vais m'empresser de faire dès à présent.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 11:00

  Il convient ici de faire toute sa place à un mot splendide qui ne s'utilise qu'au beau milieu d'une tragédie:

  -L'épithalame, nm.

  L'épithalame est beau, c'est une chose que l'on ne peut contester sans s'attirer au minimum mon inimitié, et au maximum quelques coups de pied au derche.

  Avant de se faire latiniser, le mot enchantait déjà les mariages grecs. Les amis des convolants y composaient d'émouvants chants nuptiaux en l'honneur des nouveaux mariés.

  D'après mon dico étymologique, le mot est devenu rare à la suite de l'abandon du genre. Je ne sais pas bien si le genre en question est la poésie en particulier ou le mariage en général.

  Toujours est-il que l'épithalame recèle -et en toute légalité- une mélodie interne touchante, une musicalité de miel à mes oreilles et si je ne me retenais, nul doute que j'en chialerais; mais je suis pas une gonzesse.

  Pour ce qui est des cris de joie poussés lors de la promulgation d'un divorce, il s'agit-là d'un cri de joie qui ne porte aucun nom particulier.

  Voilà pour l'épithalame, qu'il s'envole comme s'envolent les belles paroles.

  J'ai beau lire et relire le bon ouvrage de ce cher Professeur Rollin, qui vient au secours des mots en danger (ce qui fait de votre serviteur le plagiaire d'une autre célébrité), et à la stupéfaction de mes yeux estomaqués, je n'y trouve aucune ligne sur "pénultième", ce qui est tellement injuste que je ne saurais trouver de repos sans vous en avoir touché quelques mots.

  -Pénultième: adjectif formé du latin paene: " presque" et ultimus: "dernier", ceci n'importe quel dico le confirmera.

  Pénultième signifie donc: avant-dernier. S'il vous vient comme à moi, le désir fréquent d'ésbaudir votre auditoire d'un mot rare, je vous recommande tout spécialement: "antépénultième". Voilà de quoi montrer qu'on est ni le dernier, ni l'avant-dernier, ni même l'avant-avant dernier des crétins.

  Mais ce mot est très très rare. Ainsi, il n'a plus été employé depuis un sms célèbre envoyé d'un président bonsaï à sa pomponette: "Tu es la pénultième des catins, mais si tu reviens, j'annule tout."

 
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 11:37


  Je ne suis pas très fier de moi. Non, pas très fier...

  L'énergumène cycloporté qui distribue le courrier m'a transmis ce matin la lettre de Mlle Fons d'Angers. Et Mlle Fons d'Angers me dit ceci:

  "Cher Monsieur Digitus,
votre blog est génial, c'est le plus génial de tous les blogs. J'oscille fréquemment entre les vertiges que me provoque votre style corrosif mais néanmoins poétique et les rires incoercibles qui me traversent à votre lecture. J'ai eu une fois un orgasme squizzé net par une blague, puis re-un début d'orgasme et encore une gondolade; j'ai cru mourir, mais finalement tout va bien.

  Non, si je suis en colère contre vous, c'est pour une tout autre raison. Voilà plus de quinze jours que vous tenez ce journal. Il me semble juste de tirer là un premier bilan. Qu'en est-il des promesses faites? Ont-elles été tenues? Vous savez, Monsieur, de quoi je veux parler! Il s'agit d'un oubli, d'un tout petit oubli peut-être, mais les toutes petites choses me passionnent et m'inquiètent en même temps.

  Alors, je lis bien des articles gorgés de mépris, de mauvaise foi, de calomnie, de sexe, de tentation poétique, mais rien sur la musique! Et pire encore, car la musique a d'autres défenseurs, rien de rien sur la tapinophobie, si ce n'est la vague promesse de lui faire une (petite) place.

  J'ose croire, Monsieur, que vous n'êtes pas de ces hommes politiques pour qui l'on s'apprête à voter sous peu, et que vous saurez respecter la parole donnée."

  Je passe sur les formules de politesses, surtout qu'elle y glisse son téléphone et ses mensurations (je ne sais d'ailleurs pas dans quel ordre, ce qui prète à confusion).

  Cette charmante demoiselle a parfaitement raison. Et pour pallier cet oubli du mieux possible, je ne vais pas faire le panégyrique d'un seul mot, mais de deux, la tapinophobie et le brimborion (pour le panégyrique, ben vous chercherez tout seuls!).

  -Tapinophobie: nf, crainte exagérée des petits objets.
 
  Ce qui suggère l'existence d'une crainte modérée mais légitime des petits objets. Les psychiatres sont des gens surpenants. Le commun des mortels neurotypiques confond avec la plus grande désinvolture "petit" et "mignon". Et on s'étonne qu'il y ait des accidents!

  Maintenant que je connais la dangerosité de ces modestes amas moléculaires, sournois, perfides et faussement innofensifs, je ne regarde plus le monde de la même façon: un rien m'inquiète. Je me fais des angoisses de conffeti.

  Il me semble soudain que j'oublie un petit truc à ajouter, et ça me torture, ça me mène au supplice de l'esprit! Ah, oui! L'étymologie de la tapinophobie est plutot fantasque, et confère à ce mot une part de mystère que je respecterai en m'arrêtant là.

  J'avais promis un second mot, qui prend tout sa dimension désormais: le brimborion.

  -Brimborion, nm.

  Un brimborion ne vaut rien. C'est une pécadille dont on pourrait éventuellement démontrer l'utilité si on donnait du crédit à une si petite chose.

  Son sens étymologique de "prières bredouillées" a disparu de nos jours au profit du sens commun de "petites choses de peu de valeur".

  Brimborin vient de latin et du coin de mon bureau où je laisse toujours traîner des petites saloperies.

  Il n'a en fait d'autre interêt que celui d'être joli ce brimborion. A moins d'avoir dans ses relations un ami tapinophobique pris de hoquet, auquel cas -notez l'allitération- vous pourriez le lui faire passer en le terrorisant de vos brimborions.
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