Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
J'ai marché sur le cadavre attendrissant de l'amour
depuis l'aube délicate et pure
jusqu'aux horizons broyés:
croyez-moi, j'ai sécrété d'affreuses larmes
je suis bien pire que le simple vacarme
et le long déroulant de l'angoisse
ah ah! comme vous j'ai de la volupté dans le sang
des couleurs artificielles et une tendance abjecte à la bonté
j'ai marché sur le cadavre attendrissant de l'amour
des prés fleuris d'une mémoire
en parfait décalage avec le vécu:
croyez-moi, j'ai sécrété d'affreuses larmes
je suis bien pire que le simple vacarme
qui transforme les enfants
ah ah! comme vous je m'endors dans les voyages
du sexe éternel et je rêve face aux neiges de la nuit
ah mais je ne suis pas si moche
pas si désorienté et quand je deviens efficace et épais
gonflé d'autres mondes et perforant la bidoche
je sais que tout redeviendra dégeulasse et sombre
croyez-moi, comme vous j'ai sécrété d'affreuses larmes
je connais la puissance et la décadence
l'enclenchement subtil des symbioses
la vertu du mensonge et la triste Beauté.