Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Dans l'étendue abstraite
qui pourrait nous relier
les abîmes et la fête
au milieu notre vie
et c'est si minuscule
cet immense décalage
des galaxies s'éloignent
sans même avoir la rage
et comme les rues s'ajoutent
en gonflant le ballon
l'horizon se déverse
en lointains intouchables
la marche de l'espace
est une grande blessure
en la parcourant, seule
ma pensée devient givre
et quand elle y arrive
au bout d'un autre monde
elle ne caresse plus rien
et devient inutile
un zero absolu
rayonnement fossile
grâce à Dieu comme on dit
ou à je ne sais quoi
tout de même, oui, elle brille
un peu.