Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Je tue le temps, mes chances, déjà maigres au départ
en flinguant mes journées, suivies de nuits splendides,
à chater sur des sites à des meufs au hasard...
de froids soleils défilent dans mes cieux insipides
Mais pourquoi je fais ça? plutôt que de polir
mes lames pour la bataille et d'armer mes nuées?
quelque chose dans mon sexe impacte mon avenir
je ne suis qu'un esclave et j'entends les huées
Avant j'aimais me battre au nom d'un étendard
comme Achille assuré du plus glorieux suicide
ah crever en hurlant que la vie est un art...
mais la muse qui gouverne est ma queue: dure, flaccide.
Serions-nous des héros sans ce besoin de jouir
et d'infliger au monde une autre âme engluée?
au-dessus de ma tête, un grand astre, un soupir
sur cette toile je vois ma force éjaculée.