Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Tous les matins
quand mes paupières acceptent
l'ombre éclatante du jour
un cadavre d'enfant jaillit
au pied de mon lit
il règne alors dans l'atmosphère
un parfum d'assassinat
ses yeux figés en pose éternelle
règnent sur les miens
comme l'oeil d'Abel sur le vieux Caïn
Et le soleil trempe indifférement
les tuiles et les volets les vitres et mon bras
le soleil escalade un petit morceau d'infini
salopé d'antennes relais; je prends un Lyzanxia.