Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Des pans entiers déroulés
larmoyants
cet espace vague et mal fréquenté
du vide et de la matière
des amours et des misères
effrayantes covalences
rouge sang glace aux soleils de l'automne
les lingots d'or abandonnés
ça mange pas de pain, ça crève de faim
Des poètes maudits, des poètes bénis
des mécaniciens
ami, si t'as froid dans l'dos
rappelle-toi que l'pourri tient chaud
le temps de marcher jusqu'aux dunes si loin
qui en fait, une fois qu'on y est, ne ressemblent à rien
ferme les yeux, oublie les dieux
et flippe en chantant là sous la lune
sous les mers d'amertume
Tu les as vues les épigrammes
du non-sens sur les membranes
quand le ciel descend ses voiles
comme ça frise la démence
les couleurs et l'absence
viens dansons sur les pans entiers déroulés
ici que les sirènes ont séché
maintenant ma lueur, mon héritage
je m'accroche à la toile de ton corps sage